Sortir du désamour
17 janvier 2019
La Suède, un modèle pour le Québec ?
17 janvier 2019
7 janvier 2019
M Éric F. Bouchard
Je pars d'une question que peux d'historien se pose et qui fonde ma démarche :Qu'est-ce qui fut nécessaire pour qu'apparaisse, se développe et existe encore une nation française en Amérique ?
Ma méthode est géopolitique (discipline qui fait de l'État l'objet premier de ses études). D'où la réponse : les assises d'un État.
« Nation : un peuple en possession d'un État » - Karl. Deutsch
« L’histoire mondiale ne retient que les Nations qui se sont constituées en États » - F.W. Hegel
« Le peuple, conçu comme communauté politique, n’a pas d’existence en dehors de l’État et de la Nation » - Jacques Sapir
Extraits du livre, Égalité ou indépendance, de Daniel Johnson, le dernier premier ministre qui avait une doctrine d'État. Sur la nation et l'État :
Il y a derrière cette différence d’interprétation du même mot une importante distinction philologique. Une nation peut se définir de deux façons suivant le degré d’évolution qu’elle a atteint. Elle peut être un phénomène sociologique avant d’être un phénomène politique et sa définition peut s’inspirer autant du contenu sociologique que de la réalité politique.
Il est à noter que l’élément fondamental de la nation n’est pas la race, mais bien la culture. Peu importe son nom, son origine ethnique, on est de l’une ou l’autre nation suivant que par son enracinement, sa formation, son choix, son style de vie, son mode de pensée et d’expression, on appartient, on s’identifie à l’une ou l’autre communauté culturelle. Je pense entre autres à tous les Néo-Canadiens qui ont joint, volontairement, par goût, par choix la culture canadienne-française et qui participent à son épanouissement et à son enrichissement.
Il arrivera cependant, et c’est là un aboutissement normal, que la communauté culturelle, une fois parvenue à une certaine étape de son développement, surtout si elle possède des droits historiques incontestables, cherche à s’identifier avec un État. Car pour s’épanouir dans le sens de son génie propre, cette communauté culturelle a besoin des cadres, des institutions, des leviers de commande que seul peut lui procurer un État dont elle ait la maîtrise.
Ainsi, la nation, phénomène sociologique, tend à coïncider avec l’État, phénomène politique. Dans la mesure où elle atteint à cette identification, elle devient la nation-État. C’est le fait de la plupart des nations parvenues au terme de leur évolution.
Mais la nation canadienne-française tend, de toutes ses forces, de toutes ses fibres, à se réaliser sur le plan de l’État et ses aspirations sont strictement normales et légitimes. Je démontrerai plus loin pourquoi et comment les Canadiens français cherchent à s’identifier à l’État du Québec, le seul où ils puissent prétendre être maîtres de leur destin et le seul qu’ils puissent utiliser à l’épanouissement complet de leur communauté, tandis que la nation canadienne-anglaise tend de son côté à faire d’Ottawa le centre de sa vie communautaire.
L'État est d'abord territorial. Et ce territoire inclu d'autres entités politiques qui ne s'identifient pas à la nation française que nous sommes. Ce constat pose un problème, à moins de renoncer à notre base territorial pour le résoudre, il faut donc préciser les liens statutaires entre nous et les premières nation et les anglophones ayant des droits historiques sur cette base territoriale.
La réponse à ce problème se trouve dans la Loi 99 (an 2000) qui précise les liens statutaires entre ces entités politiques. En fait, le principe de l'unité politique de l'État du Québec.
Jacques Parizeau en commission parlementaire : "le projet de loi n° 99 mérite un meilleur traitement que cela. C'est, à ma connaissance, la première fois que l'on codifie dans un document juridique les droits et prérogatives de l'État québécois. Jusqu'à récemment, ces droits et prérogatives étaient invariablement définis dans le cadre de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique et reflétaient le partage des compétences entre le pouvoir central et les provinces. Pour la première fois, je pense, un texte législatif cherche à définir non pas les attributions des provinces, mais celles du Québec, non pas celles du Québec par rapport à celles du Canada, mais à celles du Québec lui-même. Certains des droits exprimés ont un sens absolu. Ainsi peut-on lire à l'article 2: «Seul le peuple québécois a le droit de choisir le régime politique et le statut juridique du Québec.»
La loi 99 (2000), la plus importante de notre histoire. Loi par laquelle le Québec se reconnaît comme un État de jure après 400 ans de peuplement et de mise en valeur du territoire.Il s'agit d'une étape fondamentale dans l'édification de l'État du Québec et qui pose les bases d'une constitution d'État : un État français en Amérique.
JCPomerleau
25 décembre 2018
par Corbo, Claude
L’élite le laisse songeur; selon lui dans les « classes éclairées », la tentation de l’assimilation aux Anglais est déjà présente : « beaucoup […] ne nous ont pas paru animés au degré que nous croyions, du désir de conserver intacte la trace de leur origine, et de devenir un peuple entièrement à part. Plusieurs ne nous ont pas paru éloignés de se fondre avec les Anglais (NOTE 5) ».(...)
Très certainement, Tocqueville est profondément ému et heureux de retrouver au Bas-Canada une population française de langue, de tradition et de culture, qui apparaît profondément attachée à son identité, qui est portée par une démographie généreuse et qui semble résolue, malgré une conscience politique qui ne s’affirme pas toujours très explicitement, à demeurer elle-même.(...)
Au sortir de sa visite au tribunal de Québec, le 26 août 1831, Tocqueville formule, en contrepoint à toute la joie qu’a pu lui procurer la découverte du Bas-Canada, un propos qu’il ne désavouera pas par la suite et dont plusieurs nations, dont celle du Québec, ont pu apprécier la portée : « Je n’ai jamais été plus convaincu qu’en sortant [de ce tribunal] que le plus grand et le plus irrémédiable malheur pour un peuple c’est d’être conquis(NOTE 10). » Le 29 août, il croit possible un « réveil » de ce peuple; cependant, tout sera perdu si les classes supérieures ne jouent pas leur rôle et s’abandonnent au « mouvement anglais ». Trois mois plus tard, le 26 novembre, son inquiétude pour l’avenir de la francophonie nord-américaine et du Bas-Canada se réaffirme : « Je viens de voir dans le Canada un million de Français braves, intelligents, faits pour former un jour une grande nation française en Amérique, qui vivent en quelque sorte en étrangers dans leur pays. Le peuple conquérant tient le commerce, les emplois, la richesse, le pouvoir. Il forme les hautes classes et domine la société entière. Le peuple conquis, partout où il n’a pas l’immense supériorité numérique, perd peu à peu ses mœurs, sa langue et son caractère national(NOTE 11). »
http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-2/Alexis_de_Tocqueville_et_le_Bas-Canada_en_1831.html
23 décembre 2018
La crise constitutionnelle qui vient, sera majeure, inévitable, et initiée par l'Alberta.
Ménageons cet éventuel partenaire qui va créer le contexte pour faire sauter la cage à castors constitutionnelle de 1982 !
La géographie parle et parle fort et pour longtemps : énergie sale contre énergie propre
Géopolitique des pipelines.....
Les intérêts en jeux sont majeurs: L'Alberta a la deuxième réserve de pétrole non conventionnel au monde. Malheureusement enclavée (géographie). D'où la nécessité vitale de trouver des voies de sorties pour augmenter la production et atteindre le niveaux de la mer afin d' obtenir le prix international ( présentement l'escompte sur le baril albertain mène à un manque à gagner de 80 millions par jours). D'autant plus grave que les effets sont dévastateurs sur l'économie qui tient à un one poney company
... replace le Québec au centre du jeux
Soudainement, avec la déclaration de Legault, (énergie sale énergie propre) le Québec apparait comme un empêcheur de pipeliner en rond. D'où la réaction à chaque fois que le Québec va défendre ses intérêts : la péréquation. Et la volonté déterminé (un euphémiste) de l'Alberta d'y mettre fin.
Enfin un référendum.... qu'on pourrait gagner !
La Parti conservateur uni de l'Alberta va prendre le pouvoir au printemps de 2019, avec un engagagement : un référendum pour mettre en cause : la péréquation. Cette engagement est appuyé par l'Ontario, la Saskatchewan et d'autre à suivre... Et possiblement le Québec, s'il comprend bien la game (*)....c'est pourquoi il faut ménager d'éventuels allliés de circonstances.
En vertu de la décision de la Cour Suprême ce contexte force la négociation de nature constitutionnelle à laquelle Ottawa ne pourra se soustraire !
Bienvenue en 2019, année de la grande crise constitutionnelle.
JCPomerleau
(*) Dans ce contexte, Québec ne peut faire l'économie d'une réflexion de fond sur un retour sur le programme de péréquation : joindre le camps du OUI en Alberta pour y renoncer, et à quelles conditions (contre partie). La porté stratégique de cette décision pourrait faire sauter la cage à castors constitutionnel de 1982.
29 novembre 2018
L'identité d'une nation, une affaire d'État.
L'appel aux Canadiens français, la base de l'argumentaire de Jean Chrétien repris lors des référendums. Une stratégie qui se fonde sur la négation de l'existence de notre nation ; laquelle repose sur des assises d'un État, celui du Québec. D'où le nom québécois.
(Radio-Canada)
21 novembre 2018
7 novembre 2018
15 octobre 2018
Pour en finir avec la logique référendaire
Nous n'avons aucune indication à l'effet qu'elle aurait proposé une autre voie d'accession à la souveraineté.
Même l'élection référendaire ne change rien à la proposition.
Ce cadre stratégique repose sur le postulat que le Canada est un État démocratique exemplaire et qu'il va accepter de jouer le jeux démocratique . Or les faits de l'histoire nous rappellent le exactement le contraire, comme il est démontré ici - https://www.youtube.com/watch?v=KjJge4-zBao
Le défi du mouvement souverainiste est celui du RÉEL.
La souveraineté n'est pas un souhait mais une somme (bâtir les rapports de forces favorables à la rupture).
La nation historique a depuis longtemps congédié le référendum. Et, avec le résultat de la dernière élection, cette nation nous ramène exactement là où les rapports de force favorables sont jouables : la charte des valeurs qui est une collision frontale avec le coeur de la doctrine d'État du Canada, le multiculturalisme.
Nous avons là un déclencheur d'une dynamique politique bien plus porteuse pour la rupture que les concours d'art oratoires que suppose la logique référendaire.
JCPomerleau
28 septembre 2018
Complément d'information . Le Devoir en 2012 :
Quand La Presse lui a demandé comment il se fait que 46 avocats de BCF ont donné près de 20 000 $ à la CAQ, le patron, Me Mario Charpentier, a répondu: «C'est le fun de voir qu'il y a autant d'enthousiasme dans mon cabinet pour la Coalition pour l'avenir du Québec.» L'esprit démocratique serait-il donc devenu contagieux dans la Belle Province? Ou s'agit-il plutôt, comme La Presse le soupçonne, d'un autre cas de civisme à forte teneur lucrative? L'explication, peut-on croire, exige davantage de recherche.
25 septembre 2018
Radio Canada a censuré mon commentaire :
Contenu désactivé
Legault a attaqué Couillard sur son placement dans un paradis fiscal.
Or, selon le témoignage d'un ex employé d'une banque d'un paradis fiscale, Legault aurait été lié a de tel stratagème :
https://vigile.quebec/articles/les-grosses-cachotteries-de-francois-legault
20 septembre 2018
(...)
Le 22 août dernier, à la veille du déclenchement de la campagne électorale en cours, Hydro-Québec a annoncé qu’une entente de principe était conclue pour l’achat de la production d’Apuiat.
Demeurée secrète jusqu’ici, notre Bureau d’enquête a toutefois pu la consulter. Sa page frontispice indique une date, 20 août 2018, et la mention «forme finale convenue entre les parties».
Le projet de contrat de gré à gré, qui n’a pas encore été soumis à l’approbation du conseil d’administration d’Hydro-Québec, ne prévoit aucune obligation, pour la communauté innue et son associé, l’entreprise Boralex, d’acheter des composantes d’éoliennes au Québec.
https://www.journaldemontreal.com/2018/09/20/aucune-exigence-de-contenu-dici
7 septembre 2018
Le gouvernement libéral, le « parti de l'économie » a forcé Hydro-Québec à acheter au privé à plus de 11 cents le KWH, ce qui l'oblige à renoncer à sa propre production (barrages) qui lui couterait moins de 3 cents ! C'est ce qu'on apprends aujourd'hui dans le JdeM :
(...)
Mauvaise gestion»
En octobre dernier, Hydro-Québec disait avoir accumulé 139 térawattheures de stocks d’eau dans ses 27 immenses réservoirs situés dans le nord du Québec.
«L’eau coule en pure perte chez Hydro-Québec. Cela témoigne d’une très mauvaise gestion des stocks d’énergie au cours des dernières années», souligne l’analyste indépendant en énergie, Jean-François Blain.
Selon ce dernier, la capacité excédentaire de production de la société d’État liée à l’achat d’énergie éolienne ne lui permet plus de gérer efficacement ses stocks d’eau derrière ses barrages.
«Hydro-Québec a trop acheté d’électricité de producteurs privés au cours des dernières années. Et là, on le voit, ça se traduit par des déversements. Cela lui fait perdre des millions $ chaque jour», a-t-il souligné.
Cette année, Hydro-Québec achètera pour 11 térawattheures d’énergie éolienne à des producteurs privés pour un montant de 1,1 milliard $.
Un térawattheure peut alimenter en électricité 50 000 maisons.
