Commentaires publiés dans les dernières 24h

  • Squared

    Si ce que vous dites est vrai, alors pourquoi inclure Daniel Johnson? C'est bien lui qui a dit Egalité ou indépendance. Il n'a pas dit Égalité et nouvelle nation au Canada! Johnson parlait bien du QUÉBEC dans son propos, jamais du p'tit French-Canadian. On a pas besoin du Canadian pour faire du Québec Bashing, il y en a parmi qui le font très bien monsieur Bouchard. Incroyable haïr sa nation tant que ça.

  • Squared

    Daniel Johnson est le dernier à incarner la pensée politique de Groulx car il est le dernier à avoir servi la nation canadienne-française. En effet, Jean-Jacques Bertrand considère que l’État du Québec doit servir également les anglophones et les francophones québécois, prémisse du concept le « peuple québécois », multiculturel et bilingue, qui sera officialisé par le préambule de la loi 101(1977). Si Bourassa, Lévesque, Charest, Parizeau, Bouchard ou Landry sont ignorés dans ce texte, c’est qu’ils servent une doctrine d’État opposée à celle de Groulx. Groulx visait la reconnaissance d’un État français pour la nation canadienne-française, les Anglo-Québécois et leurs institutions appartenant à la nation canadienne-anglaise. La « communauté québécoise d’expression anglaise » constituante du peuple québécois, aurait dû être considérée comme une minorité nationale étrangère. La québécitude inclusive a ainsi ruiné la réalisation d’un État canadien-français au profit du Québec pluraliste que nous connaissons. Plus encore, les tenants de la québécitude ont ruiné les ambitions politiques de la nation canadienne-française en détournant l’affrontement décisif entre le colonisé et son colonisateur, l'affrontement direct et ouvert avec la nation canadienne-anglaise qui devenait inévitable, au profit d’un affrontement interne et classique, un affrontement fédéral-provincial où le Québec se trouve d'emblée lourdement désavantagé.

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    En revanche, je ne vous féliciterai pas pour votre argument reductio ad Hitlerum.




  • Squared

    √ Bravo pour votre texte sur la pensée de Lionel Groulx. Une bonne compréhension de sa pensée sur l’avenir d’une nation. Mais encore une fois, la où tout se gâche, c’est le pseudo historique que vous faites pour la suite. Toujours la même lubie de terminer l’histoire dans les années ’60 et en conséquence donne un devoir incomplet. Vraiment triste, voir exaspérant de vous voir tenter d’écrire l’histoire dans un prisme aussi hermétique. Regardez ce que vous osez affirmer : « Ces politiques vont appliquer la doctrine de Groulx pour l’édification d’un État français viable : Maurice Duplessis, Georges-Émile Lapalme, Daniel Johnson.» et « Daniel Johnson fut le dernier premier ministre du Québec à maîtriser la doctrine d’État de Groulx.»   Incroyable! Pas un mot sur Jean-Jacques Bertrand le père de la loi 63, pourtant issu de la pensée de Duplessis! Pas un mot pour parler du grand chef de droit, qui était trop lâche pour se présenter comme un vrai conservateur a osé se présenter comme un Libéral, le cher Jean Charest. Encore plus incroyable! Pas un mot sur René Lévesque ni sur Jacques Parizeau!   Vous ne faites pas dans la dentelle! Incroyable effacer 60 ans d’histoire juste pour venir soutenir votre thèse de départ. La nation ne s’est pas arrêtée dans les années 60! Elle continue, avec les acteurs contemporains. Tout ce que vous dites sur Groulx, et bien excusez de vous décevoir, mais Lévesque incarnait la même chose! Il n’a pas sorti sa pensée de souveraineté d’un chapeau. L’inspiration du projet souverainiste vient directement de là. Non, vous dites? Alors expliquez-nous comment VOUS auriez faites différent. D’ailleurs vous critiquez en masse le mouvement souverainiste, qui est passé à un cheveu de faire la souveraineté, sans apporter aucune, mais aucune solution différente. Rien.   Tout le bien que vous faites en parlant de la pensée de Groulx et bien vous perdez toute crédibilité pour tenter de réécrire l’histoire des 60 dernières années car incomplet et trop parti pris. Dommage.   Vous citez Groulx : « Essentiellement dynamique, elle ne saurait se passer d’inspirer, sinon de formuler, des disciplines d’action. »   Sinon d’action, comment qualifiez-vous les gestes de René Lévesque et de Jacques Parizeau? Hmmm? D’inactions peut-être? Inconcevable de pouvoir parler de nationalisme sans parler positivement de René Lévesque et de Jacques Parizeau.   Vous poursuivez : Nous sommes passés d’élites formées et liées à la loyauté aux intérêts du Québec, à des réseaux affairistes qui contrôlent notre État au profit d’intérêts contraires aux nôtres.   Bienvenu dans le vrai monde. Dans le vrai monde de la politique comme elle a toujours été pratiqué depuis le début des temps. Rien de nouveau. C’est ça la politique, des forces qui s’affrontent et le plus fort gagne.   Si vous voulez faire un compte-rendu, une synthèse, un condensé ou un résumé de la pensée de Lionel Groulx bien à vous. Mais vous ne pouvez pas extrapoler de ces écrits et pensées dans le but d’éliminer plus de la moitié des acteurs politiques des 60 dernières années.    

  • Squared

    Merci et bravo pour votre précision de l'article 33 de la Charte canadienne. Évidemment que c'est permis puisque le gouvernement du Québec l'a utilisé et que François Legault implore les fédéralistes de ne pas débouter la Loi 21 par la Charte canadienne. Je parlais plus de la Charte du Québec dans le respect des citoyennes et citoyens qui cherche à faire vivre et naître cette notion de liberté, laquelle notion est comme la justice: toujours à faire. Si on exprime sa liberté en excluant l'autre, on fait exactement ce qu'on tenté de faire des dictatures (nazisme d'Hitler, communisme de Staline, apartheid en Afrique du Sud...); Camus nous a bien enseigné que la fin ne justifiait pas les moyens: si on souhaite être libre, c'est avec l'autre que nous devons l'être, avec tout autre.

  • Squared

    Je partage votre point de vue sur la démocratie; j'y ajouterais ceci: je pense que la démocratie est une forme de loi du plus fort; c'est la loi du nombre: les plus nombreux remportent la victoire sur les minorités. C'est là que les Chartes viennent faire une importante différence contre les abus des plus nombreux, particulièrement celle du Québec où il est mentionné en clair que notre province est laïque. Nous sommes par la Charte de 1975 un État laïc. Ce n'est pas parce que tout le monde le fait ou le dit que c'est vrai; la vérité est toujours à chercher, jamais acquise. C'est pour cela que je pense que la Loi 21 qui exclue des gens de façon arbitraire abuse de son pouvoir sous le sceau démocratique, et cela en ignorant sa propre charte de la liberté.

  • Squared

      La démocratie, ce n’est pas l’affaire de quelques-uns qui décident pour tous mais l’affaire de chacun décidant de son destin avec tous. La charte canadienne et la constitution canadienne nous ont été tous les deux imposées. Malgré notre volonté. Ce fut un recours à la violence. Un recours qui persiste puisque nous refusons toujours de signer. Pourquoi devrait-on sacraliser une domination illégitime?

  • Featured 2706cabd406f1f4d2565c11b24a56570

      La disposition de dérogation fait partie de la Constitution canadienne (article 33 de la Charte canadienne des droits et libertés) ; le gouvernement du Québec est donc libre d’y recourir dans le régime actuel.