Un peuple à la reconquête de sa démocratie
13 avril 2012
Pour cadrer la réflexion sur ce thème des oligarques contre la souveraineté du peuple :
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Pour un « discours de la méthode » souverainiste
1ere partie
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Vers une méthodologie souverainiste
En résumé, la méthodologie du Pouvoir consiste à défaire la souveraineté populaire, dans tous les sens du terme, politique, économique, énergétique, alimentaire, cognitif… Il nous faut donc élaborer un nouveau « discours de la méthode », qui répondra à la question « Comment refaire de la souveraineté ? », dans tous les sens du terme également. Ce discours de la méthode souverainiste sera fondé comme le prônait Descartes sur des « idées claires et distinctes », et s’opposera ainsi à la confusion des émotions, des sentiments et des affects, typique de l’hystérie collective dans laquelle le Pouvoir oligarchique veut nous plonger pour nous aliéner. À travers la construction de ce discours, il s’agira d’annuler la façon dont l’oligarchie règne sur nous, en nous formant à ses propres méthodes de gouvernance.
En effet, pour s’exercer efficacement, le Pouvoir s’appuie sur une sorte de « technologie organisationnelle », une doctrine managériale étendue aux sociétés entières, qui fournit les clés, quand on la maîtrise, de son côté obscur, à savoir une « technologie désorganisationnelle », ou encore « management négatif ».
Nous devons arriver collectivement à la conscience lucide que des techniques de désorganisation nous sont appliquées. Comment nous sont-elles appliquées ? Essentiellement au travers de deux stratégies combinées : une « stratégie du choc » libérale, consistant à créer de manière complètement artificielle des crises économiques, associée à une « stratégie de la tension » identitaire, consistant à créer de manière complètement artificielle des tensions identitaires (ethnico-culturelles et de genre).
Gouverner par le chaos, comme nous l’avons écrit ailleurs. La conscience collective de ce management négatif qui nous est appliqué permet de ne plus en être la victime aveugle et le simple jouet, puis de commencer à reconstruire et « re-tricoter » ensemble le tissu psycho-socio-économique populaire et national que le Pouvoir passe son temps à détruire et détricoter.
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Il est compréhensible que cette phraséologie un peu technicienne en rebute plus d’un, mais nous n’avons pas d’autre choix aujourd’hui que de l’adopter, si nous voulons nous mettre à niveau et rattraper notre retard. Le Pouvoir a quelques décennies d’avance sur le peuple pour ce qui concerne le niveau de conscience et de précision de son mode opératoire. Or, la force, c’est la précision. Si nous voulons être forts, nous devons être précis. Le Pouvoir le sait, raison pour laquelle il essaye par tous les moyens de nous rendre imprécis.
Postures et impostures
Globalement, le dévoilement en cours concerne donc la vraie nature du Pouvoir en Occident : quelles sont ses méthodes, comment procède-t-il ? Le terme générique que nous employons pour qualifier le travail de désorganisation du peuple par le Pouvoir est celui d’« ingénierie sociale ». Certes, il existe une ingénierie sociale positive et constructive, mais la négative est tellement majoritaire et écrasante que le rappel systématique du distinguo nous paraît superflu dans l’usage. Ce dévoilement des méthodes du Pouvoir représente le danger maximum pour le Pouvoir, lequel tire sa substance du fait qu’il est caché, inconnu.
La spécificité du Pouvoir actuel, sa constante, aux antipodes de l’ostentation du Pouvoir traditionnaliste, est d’avancer masqué, donc de truquer la réalité, de « faire croire » qu’il n’existe pas ou qu’il n’est pour rien dans la situation actuelle. C’est le processus de « naturalisation », élément clé du management des perceptions : faire passer pour naturel ou involontaire ce qui a été en fait conçu et installé de manière parfaitement intentionnelle et réfléchie.
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http://www.egaliteetreconciliation.fr/Pour-un-discours-de-la-methode-souverainiste-11327.html
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JCPomerleau
