Des mots vides de sens
25 janvier 2013
L'enjeur c'est l'État.
M. Sauvé, vous dites : "... sur le plan statutaire, nous avons construit les assises de notre propre État". J'ajoute, sur les assises duquel reposent nos chances d'exister dans la perenité comme nation francaise en Amérique. L'État est donc l'enjeu ; et il importe de comprendre que cet enjeu est existentiel.
" Nation : un peuple en possession d'un État" (Karl Deutsch)
Notre problème tient au fait que notre État a été annexé (1760) et réduit dans ses capacités d'agir à celui d'un demi-État. Il ne s'agit donc pas de sortir le Québec du Canada mais, bien de sortir le Canada du Québec (par "osmose" ou autrement)
" L'action de l'État est une conquête sans cesse renouvelée de sa compétence sur son territoire." ( Charles Chaumont)
M. Pierre Cloutier vous demande, que feriez vous si vous étiez premier ministre.
La réponse est dans votre texte : revenir à l'État national qui est le vecteur de la souveraineté. Et agir avec ce levier d'envergure pour bâtir le rapport de force favorable, qui seul garanti le changement de statut d'un État.
La Révolution tranquille se résume à ceci " l'État devenait ce qu'il faisait" (G. Bergeron). Et, "L'État était notre seul levier" ; "C'était le meilleur d'entre nous". (R. Lévesques). C'est à partir de cette monté en puissance que l'État s'est dressé contre l'État fédéral. Mais le rapport de force n'était pas encore favorable pour obtenir un changement de statut.
Plutôt que de pousuivre la consolidation de notre État, on a plutôt parti en quête d'un pays imaginaire. Ce faisant on a lâcher la proie pour l'ombre.D'autant plus que le fédéral se refusait de jouer le jeu démocratique et reconnaitre une victoire du OUI. Un jeux de dupe : face on perdait, pile on ne gaganait pas. S'en suit un long déclin du Québec, auquel il urge de mettre un terme.
Et le contexte historique nous présente une occasion de renverser cette dynamqiue politique.
La fédération canadienne est entré dans un processus irréversible de dislocation (*) au moment où l'Alberta a pris le contrôle du gouvernement central, pour le mettre au service de ses intérêts. Or cet État pétrolier a besoin de Québec pour faire avancer ses intérêts énergétiques. D'où la perspective d'un dialogue : Alberta-Québec.
Les termes de cette négociation entre les deux États sont connus : le gouvernement central est exclu de la table de négociation ("Désormais c'est entre nous et l'Alberta" : Mme Marois). L'objectif aussi est connu. l'Alberta veut mettre fin à la péréquation et en contre partie est prêt à un transfert de juridictions et de point d'impôts ou et de taxation vers le Québec. Le tout s'en ouvrir la Constitution de 1982 (désuete de facto).
Dans ce contexte, à condition de bien jouer ses cartes, le Québec a l'occasion de faire un gain politique majeur, renverser la dynamqiue et faire un gain de potentialité déterminant pour la suite des choises. Le " désormais" de Mme Marois pourrait avoir autant de porter que le "déormais" qui a enclenché la Révolution tranquille.
JCPomerleau
(*) Un dislocation survient, quand un État membre de la fédération fait primer ses intérêts au détriment de l'unité de l'ensemble; et que le rapport de force lui est favorable. Ce fut le cas quand l'Alberta et la Saskatchewan ont fait une menace de séparation lors de l'élection de 2008 ; et qu'aucun parti fédéral n'a lever le gang !
