Pour une participation d'acteurs non gouvernementaux du Canada français
25 février 2024
"Les rapports de domination sont devenus plus sophistiqués. … cyniques, mais pas moins injustes."
Gilles Verrier,
Vigile-Québec dans
«Pour une participation d’acteurs non gouvernementaux du Canada français», 17 février 2024
L’hypocrisie continue de croître au sein des rapports entre les nations; ce n’est pas ainsi entre les humains de conditions terre-à-terre. Du moins, elle est moins destructive.
Avec mes voisins, ce qui fait que la vie est belle (comprendre la paix), c’est notre respect mutuel et notre entraide ponctuelle et permanente au-delà des vicissitudes de la vie. Bien souvent, le silence aide à nous apprécier… Comme quoi, «toute vérité n’est pas à dire».
Les rapports de force ou de domination entre gens de conditions terre-à-terre (comprendre humaine ordinaire ou la vie est condamnée à la mort) n’existent pas; ce sont les autorités qui viennent briser l’harmonie au nom de la paix; résultat : les désaccords, l’antipathie, l’inharmonie, la discorde, les antagonismes, le chaos, le désordre, finalement les guerres. Comme l’a dit Saint-Paul : «On veut faire le bien, mais l’on fait le mal.»
Quand le respect de l’autre, différend de soi, ne reçoit plus l’effort nécessaire à sa fin, les moyens prennent des chemins qui biaisent infiniment et irrémédiablement les rapports humains. Les humains deviennent alors le pire animal de la planète et le plus dangereux.
Merci, M. Verrier, de votre analyse et de votre réflexion sur la reconnaissance des peuples. Il y a cependant un critère en croissance inquiétante à ne pas négliger : sur un lac, après des semaines de croissance des magnifiques nénuphars, lorsque ceux-ci couvrent la moitié de l’étendue d’eau, la prochaine étape qui le couvrira entièrement se fera dès le lendemain! Où donc se situe la planète dans sa croissance démographique?
Vivre en paix sur ce lac terrestre nous obligera de plus en plus à freiner nos élans de justice nationale, nos élans de reconnaissance des nations «premières» «souveraines» au bénéfice de nos besoins de rapports de vie belle. La part des choses ne sera pas facile à déterminer ni à faire, mais elle se devra; elle se fera encore jusqu’à la préservation de la paix au lieu de l’enfer de la guerre des nations dites «souveraines», ces plaies des peuples qui eux, aspirent à vivre, à vivre, à vivre simplement et dignement.
Le «nous» doit devenir cosmopolite; n’est-ce pas là notre principale fierté humaine qui devrait tous nous animer? Sinon, ne lâchons pas l’affrontement et que le plus fort gagne et que le plus faible perde.
François Champoux, Trois-Rivières