L'importance donnée à celui qui dirige n'est pas nécessairement un bon signe

Tribune libre

Une réflexion lue sur Vigile donne justement à réfléchir. Cette réflexion est la suivante:
"L’américanisation de la politique québécoise se laisse voir dans l’excès de l’image et la centralité de la personnalité dominante. JJC a fait ceci, JJC a fait cela, JJC les pieds dans l’eau, Harper-le-petit-roquet, dans une cage afghane..., etc. En un mot : la parole se perd dans la manipulation, l’émotion remplace les idées, le superficiel la profondeur, la direction de l’opinion se substitue au dur labeur du sens. - Vigile"
L'importance et la visiblité exagérée que donnent les médias à celui qui représente la direction politique est un signe qui ne trompe pas.
Où et quand a-t-on vu autant d'importance donnée à l'image du dirigeant? Certainement pas dans les véritables démocraties dignes de ce nom. Parce qu'en démocratie, ne dit-on pas que les élus sont au service du peuple et qu'ils sont remplaçables aux élections s'ils n'ont pas été à la hauteur de la tâche?
Le phénomène de l'omniprésence du grand chef dans les médias ne se limite pas qu'au Québec. C'est présentement une bonne partie des pays occidentaux qui connaît ce phénomène. On le voit aux États-Unis avec Obama, en France avec Sarkozy.
Ce que je perçois ici, c'est l'importance pour les médias de donner toujours davantage de légitimité au chef de l'État en lui donnant autant de visibilité que possible afin de minimiser l'opposition à ses politiques.
Les Romains vouaient jadis un culte à l'empereur. Il ne faudrait pas retourner à cette époque.


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