Depuis la rupture des négociations canado-américaines sur le traité de libre échange (ACEUM), c’est le calme plat, plus rien ne bouge, Mark Carney plaidant la patience tout en arguant qu’il ne faut pas bousculer l’agenda du grand Orange. Même attitude en lien avec la capture du président du Venezuela, Mark Carney s’étant bien gardé de lancer quelque critique envers le non-respect du droit international de la part de Donald Trump alléguant qu’il ne fallait pas le contrarier.]
L’année 2025 a marqué les débuts de la carrière politique du nouveau premier ministre du Canada. De ce fait, il était sous le projecteur des Canadiens portant leur regard sur les décisions stratégiques de Mark Carney sur la scène internationale, particulièrement avec les Américains. Pendant des mois, le ministre du Commerce international et des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, ressortait des rencontres avec les négociateurs américains en affirmant que la rencontre avait été « constructive ». Or force est d’admettre que les négociations sont au point mort et, pire encore, que Donald Trump envisagerait même de jeter à la poubelle le traité de libre échange.
La fin de l’année 2025 a vu le premier ministre présenter la liste des projets d’intérêt national considérés comme des investissements et qu’il compte mettre de l’avant en 2026. Parmi ceux-ci se trouve la construction d’un oléoduc reliant l’Alberta à la côte du Pacifique, un projet qui marque une rupture profonde avec les objectifs de lutte aux changements climatiques pilotée par l’ex-ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Steven Guilbeault.
En revanche, les mesures visant à supporter les Canadiens dans un contexte d’inflation et de hausses vertigineuses des prix du panier d’épicerie se comptent à la graine dans le dernier budget Carney. La lune de miel avec la population semble d’ores et déjà bel et bien terminée. Mark Carney doit maintenant se tourner vers son électorat à défaut de quoi il risque de tomber précipitamment de son nuage et d’atterrir avec fracas sur la terre ferme face à face avec le « vrai monde »… un choc qui pourrait être brutal, voire fatidique.
Henri Marineau, Québec










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