La surpopulation et l’immigration
11 mai 2023
Bonjour M. Bélair,
Merci de votre réflexion sur la surpopulation. Je la partage presque entièrement.
Je l’avais soumise à Mme Louise Vandelac lors d’un colloque de philosophie il y a une vingtaine d’années : Mme Vandelac n’avait trouvé mieux comme réponse que de me demander si je concevais ma personne de trop sur la planète!
Depuis, je pense qu’il y a des problèmes insolubles que l’humain n’arrivera pas à résoudre malgré le génie de son cerveau. Il faut se conscientiser que la médecine a fait les progrès qui nous causent aujourd’hui ce problème de surpopulation insoupçonné au départ, mais qui nous rattrape maintenant de plus en plus sous bien des aspects.
C’est plutôt la fatalité qui nous rejoindra malgré nous : l’humain attend toujours trop avant de se retrouver au bord du gouffre; le déséquilibre vient d’une petite brise et il chute invariablement dans le vide.
Comme je le précisais à M. Henri Marineau (et sa récente réflexion contre le projet de 100 millions d’habitants au Canada en 2100), Jean Rostand, biologiste, nous avait aussi prévenus par sa juste réflexion : «Dans toute solution à un problème, il y a le germe du futur problème à résoudre!» On n’en sort pas. C’est l’absurdité de la vie (et du génie humain), nous dirait Camus. Autrement dit, la vie doit mourir pour permettre la vie. Entre-temps, la misère prendra de l’expansion et les victimes croîtront.
Je pense bien modestement que seule l’éducation pourrait limiter les dégâts, encore faut-il rejoindre tout le monde; et là nous frappons encore notre Waterloo. Le problème démographique humain est comme une épidémie de pissenlits sur notre belle pelouse : insoluble, sinon à moins de…
François Champoux, Trois-Rivières