François, un rebelle emballant
31 juillet 2013
Sans l'Église de Rome et ses institutions nous n'existerions tout simplement pas comme nation francise en Amérique. Un groupe folklorique, oui mais, pas une nation.
(La Naissance de la race , Lienoel Groulx) :
" Chacun connaît la belle page
de Parkman qui est de la fin de The Old regime:
« Une grande institution se détache en plein relief sur
le tableau de l'histoire du Canada, c'est l'Eglise de
Rome. Plus encore que la puissance royale, elle a
modelé le caractère et préparé les destinées de cette
colonie. Elle a été sa nourrice et pour tout dire sa
mère (p.7 ) .
Moment béni et décisif en notre histoire que celui
où l'Eglise s'appropria la veillée de notre berceau."
...
De 1608 à 1759 l’État est en croissance organique. Grâce au rôle d’appoint de l’Église, il atteint une masse critique qui lui a permit de ne pas être anéanti par la victoire britannique contre la France sur notre territoire. Cette contribution fut donc essentielle. Durant ces 150 premières années....
La victoire britannique viendra tout changer.
La première conséquence est celle de voir les institutions politiques et l’appareil d’État (Nouvelle France) démantelés. Et le lien avec la France rompu. (Ce que consacre le Traité de Paris, 1763). Que reste-t-il comme assise alors pour conserver notre cohésion nationale (nation française) face à un Empire qui veut nous assimiler : L’Église de Rome.
Elle fut la contrepartie de la couronne britannique dans l’Acte de Québec de 1774 (consentie parce que les anglais n’étaient pas dans un rapport de force si favorable face à un peuple qui avait atteint une masse critique et qui pouvait se joindre à la révolution qui menaçait au Sud).
C’est cette institution millénaire dans ses capacités de structurer les sociétés (2) , laquelle avait joué un rôle d’appoint nécessaire dans les premiers élans de notre État, qui va venir jouer un rôle "cardinal" pour la suite de l’histoire : L’Église va se substituer à notre État démantelé pour en assumer elle-même les missions essentielles : Peupler et mettre en valeur le territoire !
L'enseignement de notre histoire fut glorieuse quand sa narration fut celle des institutions de l'Église de Rome. Elle est devenu honteuse suite à la Révolution tranquille (laïc).
Comment imaginer qu'une nation puisse se projeter avec puissance dans l'avenir à partir d'une culture du ressentiment (terreau fertile de toutes pathologies) auto-entretenue sur sa propre histoire.
Il faut refaire corps avec notre histoire. Et quoi de mieux pour y parvenir de revoir le rôle déterminant qu'à joué l'Église de Rome dans notre existence comme nation :
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(1) Histoire de l'Église catholique au Québec de 1608 à 1970 (éd. fides)
"l'union organique entre l'Église et l'État...(p.15) l'Église le corps social le mieux constitué (p.17).
(2) Petit traité de l'État . Gérard Bergeron (gratis en ligne) :
classiques.uqac.ca/contemporains/bergeron_gerard/petit..
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JCPomerleau
