Justin Trudeau s’est planté

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Pee Wee Trudeau a prouvé toute son insignifiance



Le premier ministre du Canada a réussi un véritable tour de force hier. Mais pas celui qu’on attendait.




Si ses troupes espéraient voir leur chef amorcer une certaine réhabilitation aux yeux de l’électorat canadien, ce fut tout le contraire.




Occasion ratée




Ce qui frappe le plus, c’est que son meilleur ami Gerald Butts avait réussi à offrir un témoignage crédible et pertinent mercredi devant le comité de la Justice. Il avait démontré qu’il pouvait y avoir une autre façon d’analyser les événements des derniers mois en lien avec SNC-Lavalin.




Butts avait littéralement mis la table pour Justin Trudeau. Ce dernier devait donc s’adresser aux citoyens avec aplomb pour expliquer SA version des faits. Évidemment, il ne pouvait pas reconnaître des torts dans la gestion du dossier SNC, cela aurait été à l’encontre de tout ce que lui et son fidèle acolyte ont affirmé. Mais il était impératif pour lui d’admettre qu’il a géré cette crise de la pire des manières.




Qu’il a erré dans ses communications depuis l’éclatement de l’affaire. Qu’il a manqué de transparence. Qu’il aurait dû montrer davantage d’empressement à se faire entendre. En clair, concéder qu’il avait contribué à entretenir le flou et ainsi permettre à la crise de perdurer.




Il n’en fut rien.




Loin de s’excuser, il a au mieux reconnu qu’il aurait été souhaitable qu’il sache que le lien de confiance entre Jody Wilson-Raybould et son équipe s’était effrité. Ce faisant, il a pratiquement jeté Gerald Butts sous le bus. C’était sa responsabilité de prendre le pouls du Conseil des ministres.




Leadership ?




Bien des questions demeurent à la suite de la piètre performance théâtrale de Justin Trudeau. Loin d’avoir calmé la crise, il a donné davantage de munitions aux oppositions. Et pendant ce temps, ses députés se demandent de plus en plus s’ils ont un véritable leader à la tête de leur formation.