On apprend dans l’édition du 27 janvier du Devoir que les sessions d’examens « maison » tendent à disparaître dans plusieurs centres de services scolaire, lesquels alléguant, en guise de justification, le temps supplémentaire accordé ainsi à l’apprentissage des élèves, seules les sessions d’examens ministériels de fin d’année demeurant obligatoires.
À mon sens, un tel scénario comporte des dangers pouvant nuire concrètement à l’évaluation des apprentissages des élèves, un vecteur primordial contribuant à permettre aux enseignants de disposer des données essentielles pour ajuster leur enseignement au niveau d’apprentissage de leurs élèves.
Dans cette foulée, le temps « sauvé » en lien avec l’abolition des sessions d’examens m’apparaît purement mathématique et déconnecté de la réalité attribuable à la valeur pédagogique véhiculée par les évaluations. En somme, il est utopique d’imaginer que l’ajout de contenus fera des élèves mieux instruits s’il n’est pas appuyé de périodes d’évaluations sommatives ponctuelles au cours de l’année scolaire.
Par ailleurs, d’autres écoles ont adopté une stratégie mitoyenne en plaçant à l’horaire des examens en matinée et la prestation de cours réguliers en après-midi faisant fi de la sorte du stress des élèves causé par l’examen en soi et, du même coup, de leur degré d’attention diminué eu égard à l’ajout de nouveaux contenus liés aux cours réguliers de l’après-midi.
Autre impact de la disparition des sessions d’examens, les évaluations qui durent l’équivalent de deux périodes de cours qui prêtent flanc aux possibles tricheries de la part des élèves pendant le laps de temps où ils se retrouvent en pause entre les temps d’arrêt imposés par les horaires des élèves.
Enfin un dernier danger et non le moindre, le retrait des sessions d’examens échelonnées sur toute l’année scolaire affectera inévitablement leur capacité d’adaptation aux examens ministériels, lesquels comportent, pour la plupart, un temps d’études considérable auquel les élèves n’auront pas été soumis au cours de l’année scolaire et, par conséquent, seront confrontés à des problèmes d’assimilation de contenus difficiles, voire impossibles, pour certains élèves, à maîtriser.
https://www.ledevoir.com/actualites/education/951087/exit-sessions-examens-fin-annee-nombre-croissant-ecoles
Henri Marineau, Québec














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