Stoppé à un barrage routier, ce père a été empêché de voir ses deux enfants

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Les dérives du communisme sanitaire se font de plus en plus inquiétantes


Malgré un jugement de cour prouvant ses droits de visite familiale et le décret ministériel confirmant le droit d’accès, un père de famille de Québec s’est fait refuser l’accès à ses enfants au barrage routier de La Pocatière.  


«Un père a le droit de visiter ses enfants», clame Carl Bélanger. Le père de deux adolescents a encore du mal à se remettre de ses émotions plusieurs jours après les faits : «Mon seul crime, c’est d’être divorcé», dit-il.  


Vendredi dernier, M. Bélanger a entrepris d’aller visiter ses deux enfants pour la première fois depuis le début de la pandémie. «Je tentais une surprise», dit le père, dont les enfants habitent Notre-Dame-du-Portage, près de Rivière-du-Loup.  


Sachant qu’un barrage policier est toujours érigé à La Pocatière pour éviter les voyages entre régions, le père de famille s’est assuré d’être en règle.  


«J’avais mon jugement de cour pour mes droits de visite et j’ai appelé le service--conseil du ministère de la Santé et des Services sociaux», relate le père.  


Anniversaire 


Selon le point 6 du décret ministériel 2020-13 du ministère de la Santé, M. Bélanger avait donc tous les arguments pour aller voir ses enfants : les personnes «qui doivent s’y rendre pour [...] permettre l’exercice des droits de garde ou d’accès parentaux contenus dans une entente», est-il écrit dans le décret ministériel.  


Fort de ces informations, M. Bélanger a même loué une suite dans un hôtel où il pensait profiter d’un après-midi avec ses deux enfants.  


«J’avais pris toutes mes dispositions», fait valoir le père dont le plus jeune fêtait, le jour même, son 13e anniversaire.  



Carl Bélanger s’est fait refuser un droit de visite au barrage routier de La Pocatière.

PHOTO JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS




Or, une fois au barrage routier de La Pocatière, les gens sur place ne l’ont pas laissé passer. M. Bélanger fait valoir que ce ne sont pas les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) qui ont pris la décision, mais que ceux-ci se sont rabattus sur deux infirmières de la santé publique qui étaient sur place. 


«Personne n’a voulu voir mon jugement», ajoute l’homme, qui avoue que la pression a monté. «Il a fallu que je me parle», confie celui qui est retourné à Québec sans voir ses enfants.  


Fiché 


M. Bélanger a tenu à partager son histoire pour sensibiliser les gens. Le père se demande aussi quand il pourra revoir ses enfants puisque la pression des élus est forte dans cette partie du Québec pour poursuivre les barrages au-delà du 18 mai.  



Carl Bélanger s’est fait refuser un droit de visite au barrage routier de La Pocatière.

PHOTO JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS




«Si je me représente à un point de contrôle, je risque une contravention puisque je suis fiché, explique-t-il. J’ai attendu, respecté les consignes, mais un père a le droit de voir ses enfants!»  


La SQ a fait valoir qu’elle était en assistance aux gens de la santé publique qui prennent les décisions. Quant au ministère de la Santé, il a répondu que «normalement, ce type de déplacement est autorisé».




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