Si on y réfléchit bien, le chef des libéraux fédéraux, Mark Carney, et le futur chef pressenti des libéraux provinciaux, Charles Milliard, présentent un profil possédant des caractéristiques similaires. Et de un, tous les deux n’avaient aucune expérience en politique lorsqu’ils se sont présentés à la chefferie de leur parti respectif, et de deux, ils sont des chefs non-élus, et de trois, les deux hommes sont issus de la sphère économique, Carney en tant qu’ex-gouverneur des banques d’Angleterre et du Canada, Milliard en tant qu’ex-président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec. Enfin et de quatre, si on pousse un peu plus loin la réflexion sur les similitudes liées aux circonstances entourant leur arrivée en politique, force est d’admettre qu’ils arrivent tous les deux à la tête de leur parti respectif pour répondre à un besoin pressant de changement des Libéraux sur les deux scènes politiques à la suite des démissions en catastrophe de Justin Trudeau et de Pablo Rodriguez.
À ce jour, les comparaisons s’arrêtent là. En effet, pour que les similitudes puissent s’ajouter au profil des deux chefs politiques, il faudrait que le nouveau chef du PLQ puisse combler l’écart qui le sépare du PQ et obtienne le pouvoir en octobre 2026, un scénario qui fait encore partie du monde de la pure spéculation. Toutefois, le cas échéant, il faudra ajouter une cinquième comparaison entre le profil des deux chefs libéraux. À cet effet, rappelons que le plus récent sondage Léger, paru le 17 décembre, jour de la démission de Pablo Rodriguez, prévoyait que le Parti libéral terminerait deuxième derrière le Parti québécois à 35 %, avec 20 % du vote populaire.
Enfin si Charles Milliard parvient à tenir dans l’ombre les scandales qui hantent le PLQ depuis des décennies, qu’il incarne, à l’image de Mark Carney, le sauveur attendu et qu’il remporte le prochain scrutin, le tableau des comparatifs entre les deux chefs libéraux atteindra le chiffre six, certainement une primeur sur la scène politique fédérale-provinciale. Entre temps, Charles Milliard ne dispose que de 6 ou 7 mois [ s’il y a course au leadership ] pour mobiliser ses troupes et regagner la confiance des Québécois, particulièrement dans les régions.
Chantage puéril de Trump
Remettant en cause la souveraineté du Danemark sur le Groenland, dans un message adressé à son président, Jonas Gahr Store, Donald Trump y va d’une déclaration dont voici le début : « Étant donné que votre pays a décidé de ne pas m'attribuer le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin à huit guerres, je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la paix ». (…) Un peu comme la mère qui apostrophe son enfant en ces termes : « Si tu ne manges pas ta viande, tu n’auras pas de dessert! ». Un chantage puéril qui illustre encore une fois toute la dynamique qui incarne l’éternel enfant qui survit dans l’inconscient de Donald Trump. Et dire que cet olibrius aspire se hisser parmi les grands de ce monde aux côtés de Vladimir Poutine et de Xi Jingping. De quoi craindre le pire pour la survie de l’ordre mondial sur notre planète.
Henri Marineau, Québec
Politique fédérale-provinciale
Deux chefs libéraux, un profil similaire
Chantage puéril de Trump










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