Constitution

La Charte des droits et libertés doit pouvoir être amendée au besoin

Pour contrer les minorités qui en abusent en en détournant le sens premier

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Tribune libre

La Charte des droits et libertés doit pouvoir être amendée facilement dès que le besoin s'en fait sentir dans le but de contrer les tentatives des diverses minorités qui en abusent en en détournant le sens premier à leur avantage.



Il importe que la Charte reflète les désirs de la majorité de la population, qu'elle respecte les choix qu'elle a faits pour donner un sens et une direction à sa société. N'est-ce pas sa raison d'être foncière?


Ces choix répondent au grand principe de la démocratie: les gens peuvent déterminer eux-mêmes comment ils veulent vivre dans leur pays.


Ces choix doivent être respectés même s'ils déplaisent à certaines minorités revendicatrices qui cherchent à s'y soustraire pour quelque raison que ce soit.


Ce peuvent être des minorités ethniques, religieuses, raciales, qui toutes se doivent de respecter les orientations de la majorité qui décide d'un commun accord du mode de vie existant sur son territoire. Cela fait partie du contrat social que les minorités et immigrants s'engagent à accepter et mettre en pratique dès leur arrivée. Malgré une telle évidence, plusieurs d'entre elles ne semblent pas comprendre le sens de cet engagement auquel elles sont tenues et tentent de s'y soustraire.


S'opposer et contester judiciairement nos règles du bien-vivre ensemble comme certaines minorités s'acharnent à le faire sont un signe de mauvaise foi et de résistance au changement positif, un refus d'évoluer et de se hausser à notre niveau de société plus civilisé. De tels actes, de telles réactions devraient être sujettes à expulsion immédiate.



La Charte est au service de la population native, pas l'inverse. Elle n'est pas là pour être instrumentalisée par des minorités aux priorités divergentes et contestables. Elle ne doit pas leur servir à aller contre nous, à créer une société parrallèle, elle n'est pas faite pour ça, au contraire. Elle sert précisément à leur indiquer comment nous voulons qu'ils agissent une fois établis ici.


C'est une erreur de croire qu'il soit possible de formuler une Charte qui engloberait toutes les situations, tous les aspects imaginables de la vie en société en quelques phrases et quelques beaux grands principes abstraits. C'est un exercice futile.


La vie est composée de milliers de cas particuliers, de situations qui parfois sont jugées bonnes, parfois mauvaises selon le contexte. On ne peut tout rapporter à un seul principe directeur infaillible dont la formulation tiendrait compte de toutes les possibilités en quelques belles phrases. Une telle entreprise est vouée à l'échec dès le départ..


En d'autres mots, on ne peut réduire toute la conduite humaine à l'obéissance aveugle et servile à un ou deux principes idéaux d'application universelle, si beaux et parfaits soient-ils en apparence.


Car si on le fait, on laisse alors tout le champ libre aux avocats et juges qui s'ingénient à compliquer les choses pour semer la confusion, à se perdre dans un dédale d'arguties, à fendre les cheveux en 4, à s'appuyer lourdement sur des points de détail pour tout faire dérailler en prétextant une virgule mal placée, en faisant échouer la poursuite pour une technicalité quelconque.


Et c'est ce qui entraîne la judiciarisation des droits du peuple par des juges qui outrepassent leurs qualifications pour ce faire. Au nom de quoi une poignée d'humains faillibles s'arrogeraient le droit de décider pour l'ensemble de ce qui est bon pour eux?


Pour étayer mon propos, il suffit de penser au résultat décevant, pour ne pas dire pitoyable, des méga-procès contre les motards criminalisés qui ont accouché d'une souris, à l'échec relatif de la commission Charbonneau sur la collusion dans la construction et les déboires de l'UPAC, à l'issue des récents procès Rozon/Salvail, sans oublier la cause Normandeau qui illustre bien l'abus du recours à l'arrêt Jordan qui vient tout jeter à terre. Compte tenu de tout ce qui précède, il faut faire en sorte que les minorités ne puissent obtenir gain de cause dans leurs revendications retorses en faisant appel au même type de prodédures louvoyantes à notre détriment.


C'est pourquoi la Charte des droits et libertés doit pouvoir être amendée au besoin sur une base hebdomadaire ou mensuelle pour tenir compte de toutes les situations possibles qui surgissent et des exceptions rendues nécessaires pour empêcher qu'on y ait recours à mauvais escient comme on ne le déplore que trop déjà. Elle pourra être corrigée de manière expéditive dès qu'un nouveau besoin se fait sentir et justifie un ajustement rapide pour clarifier les choses et empêcher les détournements de son sens premier.


Voici 5 cas explicatifs:


1- L'exemple le plus récent du mauvais usage du recours à la Charte pour mal faire a trait à la pandémie. En décembre 2020, des centaines de citoyens étourdis (incluant des députés), inconséquents et irresponsables ont décidé d'aller se prélasser au soleil dans le sud en se fichant éperdument des règles sanitaires et en courant le risque de revenir contaminés, de répandre encore plus le coronavirus, d'engorger le système de santé qui approche de ses limites, prenant même la place de nos malades légitimes, tout en sachant de surcroît qu'un certain nombre d'entre eux ne s'astreindront pas la quarantaine.


Lorsqu'on a demandé au gouvernement de les en empêcher, il a répondu piteusement qu'il avait les bras liés parce que la Charte des droits ne pouvait empêcher la libre circulation des citoyens. Quel ridicule! En temps normal, cela vaut, mais en temps de pandémie, cela ne vaut plus. Lorsqu'on a rédigé cet article de la Charte, on ne pouvait envisager une situation aussi inusitée qu'une pandémie mondiale. Maintenant qu'elle apparaît, on doit pouvoir amender la Charte dans la semaine même et inclure une clause interdisant le comportement irresponsable d'aller dans les pays à risque.


2- Un second exemple: pour contrer l'opposition de minorités religieuses intégristes à la Loi 21 sur la laïcité de l'État québécois, il suffit d'ajouter à la Charte la semaine même la mention: "la Loi 21 a été approuvée par la majorité de la population québécoise et de ce fait, ne peut être contestée par aucune minorité religieuse. La volonté de la population majoritaire native primera toujours démocratiquement sur le désaccord et l'opposition des minorités".


3- Troisième exemple: on modifiera la Charte d'une autre façon au besoin: "La loi 101 sur la langue française est nécessaire à la sauvegarde du fait français au Québec et a préséance sur toutes les autres. Elle peut s'appliquer dans tous les domaines requis".


4- Et chaque semaine, on y ajoutera au besoin un élément à la liste comme par exemple: les allophones n'ont pas le droit d'aller au CEGEP anglais et à l'université anglaise au Québec. Si telle est leur intention, leur obstination, qu'ils déménagent ailleurs au Canada et ne reviennent pas.


5- Ou bien encore: au Québec, un employeur doit justifier selon des critères précis la nécessité de parler anglais au travail (pour éviter l'abus de cette exigence qui règne actuellement).



Au Québec, chaque fois qu'on s'apercevra que des groupes revendicateurs comme les anglo-montréalais, les immigrés, les minorités, les religions étrangères tentent de se soustraire à nos lois en prenant des détours malvenus, en cherchant des échappatoires, on va les rattraper au détour en modifiant la Charte pour les pincer et les mater. Chaque fois qu'ils essaieront de nous jouer dans le dos, on va les attendre de pied ferme. À chaque tentative, ils se feront remettre à leur place.


Au lieu d'être vague et statique, la Charte deviendra un outil de précision qui s'attaquera à chaque cas particulier, chaque situation problématique, possédant 1000 clauses. Bref, la Charte sera évolutive, malléable, aisément modifiable, ce qui lui permettra de s'adapter instantanément à chaque nouvelle réalité.


Certains frileux prétendront que cette idée va peut-être à l'encontre de la conception classique d'une Charte, mais ils seront forcés d'admettre qu'elle sera plus utile et efficace ainsi. N'hésitons jamais à changer tout ce qu'il y a à changer. Rien ne doit être considéré comme à jamais immuable. Changeons le paradigme, la définition même d'une Charte des droits s'il le faut.



En passant, lorsqu'on entend des constitutionnalistes se prononcer, je reste toujours étonné de voir à quel point aucun d'eux n'envisage même la possibilité que la Charte soit modifiée d'une virgule. Tout ce qui semble les préoccuper, c'est de déterminer si une situation donnée se plie à ses principes directeurs et de soutenir qu'elle le doit, sans s'interroger sur la validité de l'argumentation. Ils semblent tous si soumis et obéissants au statu quo.


Ce que le peuple majoritaire veut, les lois et la Charte doivent le refléter. Protégeons la société que nous avons bâtie et qui nous appartient contre les attaques et revendications des minorités ethniques et religieuses irrespectueuses qui osent effrontément s'en prendre à nos institutions et à notre notion du bien-vivre ensemble. Les minorités ont le devoir et l'obligation de se plier de bon gré à toutes nos règles et usages, ou devraient alors être priées de quitter.



En raison de sa formulation qui laisse trop de place à de l'interprétation incorrecte, la Charte des droits et libertés dans son état actuel sert surtout ceux qui ne veulent pas en respecter l'esprit, rien de moins! C'est du contre-emploi dans pratiquement 100% des cas. C'est ce qui rend la nécessité de pouvoir la modifier rapidement, dès que le besoin s'en fait sentir, d'autant plus urgente, pour éviter les abus qu'on cherce à en faire.


Peu importe la façon de s'y prendre, il faut que cesse la paralysie, l'immobilisme engendrés par une Charte des droits considérée comme invariable, figée et gravée dans la pierre comme les Tables de la loi remises à Moïse par Dieu le père, une Charte qui finit par se retourner contre nous, et contre le désir initial de sa rédaction et de ses intentions premières, lorsqu'utilisée à mauvais escient par des minorités étrangères.



La Charte des droits doit devenir un outil expéditif et efficace pour contrer les étrangers qui veulent s'en servir pour brimer nos droits et libertés de vivre comme nous l'avons convenu, afin d'imposer leurs façons à eux de vivre, jugées irrecevables ici.


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Réjean Labrie565 articles

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Réjean Labrie, né en 1954, est originaire de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale.

Il tire une grande fierté d’être un enraciné de la 10ème génération en sol natal. Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'auteur se donne pour mission de pourfendre les tenants de la pensée unique, du politiquement correct, de la bien-pensance, toutes ces petites cliques élitistes qui méprisent le peuple.

L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.

Ses quelque 555 articles publiés en ligne ont été lus plus d'un million de fois par tous ceux qui ont voulu partagé sa réflexion s'étendant sur une période de plus de 10 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





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1 commentaire

  • Réjean Labrie Répondre

    21 janvier 2021

    Un article récent du Devoir abonde dans le même sens que mon propos:


    Le Québec peut librement modifier la Constitution canadienne


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