Traversiers de la STQ: jusqu’à 250 mises à pied à la Davie

Le conflit opposant la compagnie à la Société des traversier en cause

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Une entreprise qu'il est nécessaire de mettre au pas





Près de 200 travailleurs seront mis à pied temporairement par la Davie dans le cadre d’un conflit l’opposant à la Société des traversiers du Québec, qui refuse de payer pour des modifications majeures au système électrique de deux navires.


Le Journal a révélé la semaine dernière que la construction de deux traversiers commandés par la STQ au chantier maritime Davies coûterait 20 M$ de plus. Le contrat initial ne prévoyait que 1000 points de connexions de lecture et de commande pour le «système intégré d’automatisation» et pour les «équipements et systèmes de navire». Or les bâtiments en nécessiteront huit fois plus.


Davie réclame ainsi la somme de 20 M$ à la STQ, qui rejette cette demande. En entrevue, le président de la STQ Jocelyn Fortier a affirmé que la compagnie était responsable de cette erreur, car elle avait fait une bévue en traduisant le contrat du français à l’anglais.


Pas d’argent pour continuer


Du côté de Davie, on affirme ne pas avoir les fonds pour continuer les travaux sans une compensation additionnelle de la STQ.


«Nous ne pouvons plus continuer à financer ces changements. Le refus de la STQ de négocier et de reconnaître ces demandes nous a contraints à la position très difficile où nous sommes aujourd’hui», a écrit Alan Bowen, chef de la direction du chantier maritime, dans un courriel envoyé aux employés et obtenu par Le Journal. Le syndicat des travailleurs est aussi informé de la situation et aura une rencontre avec la direction vendredi.


Dans son courriel, M. Bowen affirme que «si la STQ maintient sa position actuelle», l’entreprise n’aura pas «d’autre alternative que de procéder à de nouvelles mises à pied la semaine prochaine». Il pourrait y avoir jusqu’à 250 mises à pied «d’ici à ce que la médiation permette à Davie d’obtenir les sommes nécessaires aux modifications demandées par la STQ et à la livraison de traversiers fonctionnels».


« Pas une façon de négocier »


Le ministre des Transports Jacques Daoust, responsable de la STQ, ne digère pas les façons de faire de Davie. «Ce n’est pas une façon de négocier avec le gouvernement», a-t-il déploré lors d’un entretien avec Le Journal. Mardi, il avait demandé à la STQ et à Davie de participer à un processus de médiation. Il avait affirmé qu’il serait «sur le téléphone» toute la soirée à ce sujet.


Le chantier maritime assure que les employés qui travaillent sur les autres projets ne sont pas touchés. Cela inclut un contrat de 700 M$ pour la conversion d’un porte-conteneurs en navire de ravitaillement pour la défense nationale.




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