L'anglais intensif. Le français intensif.

Le P.Q. et les démissionnaires

Beaucoup d'intensité sans radicalisme

Tribune libre

Le gouvernement du Québec est le premier et dernier, l’incontournable, le seul et unique gouvernement des Tremblay d’Amérique.
C’est ce gouvernement qui est présentement sous l’emprise de l’électorat du West Island, lui-même totalement indifférent au sort de notre nation, quand il ne lui est pas hostile.
La seule chance qu’il Nous reste, dans un avenir rapproché, c’est que le P.Q. accède au Pouvoir et se montre à la hauteur de celle qu’exige la situation : un Redressement National est devenu nécessaire.
Ce ne sont pas les têtes molles, adeptes du nationalisme civique, ceux de Radio Tralala et de Gesca, ceux de Q.S. et des Chambres de Commerce ensemble, des planqués des universités, planqués dans la lâcheté et les commissions du type B-T, et de tous les ti-counes fédéralistes qui, en guise d’arguments suprêmes, invectivent les indépendantistes depuis 40 ans avec notre supposé désir de repli sur soi, notre peur de la concurrence et de l’excellence, enfin notre peuuur d’affronter la moooondialisation et l’ouvertuuuuure au monde, ce n’est pas avec ces leaders-là qui se pointent à répétition depuis 3 générations que quelque chose sera fait qui changera la vie d’un peuple. Avec ces gens là… monsieur, madame, qui se disent souverainistes et amis des fédéralistes, le P.Q. n’a aucune chance. Le Québec non plus.
Avant même que le P.Q. puisse simplement penser à un Redressement National, il y aurait nécessité que le P.Q. se redresse lui-même un peu, prenne de la voix plutôt que de joindre la sienne à tous ces démissionnaires, qui sont prêts à croire et à se faire aller le clapet à l’effet que l’avenir du français passerait ici par une meilleure maîtrise de l’anglais, comme s’il fallait ajouter encore une autre de ces pénuries, totalement fabriquées, dont Nous serions supposément affligés : maintenant une pénurie d’individus bilingues.
Mais pour qui Nous prend-on ?


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6 commentaires

  • Marcel Haché Répondre

    11 mars 2011

    @ Sylvain Tremblay
    Je ne suppose pas, je sais qu’il est exigé très souvent aux jeunes de 20 ans et qui arrivent sur le marché du travail, je sais que dans la région de Montréal plusieurs employeurs exigent d’eux qu’ils soient bilingues, à défaut de quoi ils ne sont pas choisis pour occuper l’emploi.
    Le bilinguisme n’est pas requis pour tous les emplois, mais il est très souvent exigé de la façon la plus discriminatoire qui soit.
    Au moment où les Tremblay d’Amérique acceptent de plus en plus d’institutionnaliser le bilinguisme, au moment où Emploi-Québec finance et encourage systématiquement les programmes en faveur de la diversité, nos jeunes Tremblay d’Amérique sont SYSTÉMATIQUEMENT DISCRIMINÉS dès leur entrée sur le marché du travail.
    Nos élites politiques sont complètement DÉCONECTÉS de la réalité des jeunes. Et rien ne serait plus contre-productif que d’envoyer aux plus jeunes le message de la nécessité du bilinguisme.
    Ce n’est pas sur la gauche-droite, entre fédé et indep., que le Québec serait divisé. La division du Québec en résultant serait autrement plus dangereuse : ce serait une division des générations elles-mêmes.


  • Marcel Haché Répondre

    10 mars 2011

    @ O, A. Gignac, j. R. Villemaire, les plus fidèles et les plus durs.
    Il arrive au vieux séparatiste que je suis de douter. Est-ce que les indépendantistes vaincront ? Est-ce que Nous sortirons bientôt, un jour, de la mauvaise spirale dans laquelle tout le peuple québécois se laisse aller ? Je crois que Oui. Je crois que les indépendantistes vaincront. Ce n’est pas de cela que je doute.
    Mais la destination vers l’indépendance est soumise à bien des vents. Il ne manque pas de grands capitaines, de grands souverainistes ni de grands indépendantistes. Et parmi eux, il ne manque pas ni d’intelligence, ni de conviction, ni même de détermination. Si ça se trouve, la génération actuelle vaut mieux que celles du passé. Je ne doute pas de cela non plus.
    Mes doutes viennent de ceux qui, parmi les souverainistes et les indépendantistes, croient et font croire que l’Indépendance pourrait se faire de façon consensuel. Que le « bien bon monde » que Nous sommes, allons finir par Nous tanner et Nous unir. J’ai à cet égard les plus grands doutes.
    Pour le reste, le P.Q. le P.I, le R.R.Q. ?
    J’aime le vent. Je crois que les plus grands navires ont parfois besoin de remorqueurs...

  • Tremblay Sylvain Répondre

    10 mars 2011

    M. Villemaire a raison, un cegep français pour tous, suivant la politique du PQ, impliquerait une session complètement en anglais, je pense que c'est la première. Ce qui est un recul, évidemment, pour les cegeps normaux actuels, malgré une avancée sur les autres présentement anglophones. Dans l'ensemble, c'est un recul complètement inacceptable.
    Avancer à reculons, voilà la politique du Parti québecois en matière de langue de l'éducation, à l'image du parti actuellement au pouvoir et des autres qui font actuellement de la figuration à l'Aassemblée nationale. Donc, rien à gagner avec eux, et la position de m. Gignac reste la meilleure dans l'avenir.
    Dire que cette 6e année intensive en anglais pour une session était déjà pratiquée sur une base volontaire depuis environ 10 ans, d'après ce que j'en ai entendu parler avec l'expérience d'Alma! C'était donc, même si on ne nous l'avait jamais dit, une expérience pilote. Où sont les résultats de celà? Y a t-il un rapport quelconque? Mais non! Moi je n'en ai pas vu ni jamais entendu parler. Alors il faut se fier, semble t-il, sur les dires des enfants eux-mêmes, de l'opinion du professeur et de la satisfaction apparente des parents; ça n'a aucun bon sens!
    Et même si c'était probant, n'importe quelle école de langues pourrait nous sortir des résultats aussi convaincants, ce n'est pas là la question. L'affaire est qu'il se passe des affaires sur la question de la langue, au Québec, dont on n'est même pas au courant, et sur quoi on ne nous a jamais demandé notre opinion. Un beau jour, on nous annonce une nouvelle politique sortie de nulle part, et on doit faire avec ça.
    Dans une démocratie, on dit ce qu'on veut faire et on demande ce que les citoyens en pensent, pour voir si ça a du bon sens et dans quel sens on peut le faire comme du monde, si ça l'est. Sinon, on met ça de côté et on propose d'autres choses. Avec m. Charest comme Premier ministre, ce n'est jamais comme ça que ça se passe: il dit ce qu'il va faire, un point c'est tout. César faisait comme ça aussi.
    Un très bel article, m. Haché, qui exprime bien les derniers sursauts d'espoirs, malheureusement déçus, des inconditionnels du Parti québecois, comme j'ai pu en lire quelques autres dans le même genre. C'est malheureux mais c'est comme ça, ce parti a fait son temps, il nous a donné plein de bonnes choses, mais c'est fini, maintenant, il ne peut plus rien nous donner. Au contraire, il ne peut que nous prendre des choses, nous faire reculer ... jusqu'au bord de la falaise.
    Le Québec est la France de l'Amérique du nord. C'est un pays français, de langue française. La lanque anglaise est une affaire individuelle, pas une affaire d'État. C'est seulement le fait qu'il nous est toujours demandé si on parle l'anglais lorsqu'on applique pour un emploi, qui fait que les parents sont en faveur de l'apprentissage intensif de l'anglais à l'école publique, ce qui est compréhensible. Il y a aussi le fait que, comme on vit au Canada, les jeunes veulent pouvoir aller travailler dans une autre province au gré des opportunités, au même titre que les anglophones et les autres qui choississent d'aller au cegep et à l'université anglophones. Il n'y a rien de plus compréhensible aussi, le travail, c'est la première chose à laquelle on pense lorsqu'on est jeune.
    Cependant, dans cette lancée, on se tire littéralement dans le mur, le Canada est totalement anglophone dans son ensemble, c'est un pays anglais. Nous ne sommes plus dans l'ancien temps, du temps de la Nouvelle-France, où toute l'Amérique du nord nous était ouverte, à part les colonies anglaises. Les anglophones ont pris position tout autour de nous, nous ne contrôlons plus le Canada comme nous le faisions avec la Nouvelle-France. Nos ancêtres d'après la Conquête ont vu venir ça, et ils ont sauvé le plus de meubles possibles afin que nous puissions surmonter ce raz-de-marée inéluctable. Nous en sommes là, avec ces quelques lambeaux qu'il nous reste, le Québec avec la langue française: c'est notre héritage.
    Le Canada, c'est fini. Il faut faire une croix là-dessus. Pensons à nous, à notre pays, le Québec, et à notre langue, le français. Ainsi, nous penserons aux jeunes en même temps, leur donner ce qui leur faut dans notre langue, sur tout notre territoire. Il y a du travail là-dedans!

  • Jean-Roch Villemaire Répondre

    10 mars 2011

    @ Marcel Haché :
    Le Parti Québécois a abandonné et démissionné du combat pour un Québec libre et français il y a de cela plus de 15 ans. Vous errez si vous croyez que le PQ peut oeuvrer au redressement national.
    @ O :
    En tant que porte-parole de Pauline Marois en matière de langue, Pierre Curzi se fait le perroquet des positions antinationales de sa chef. Le 21 février dernier, Curzi écrivait dans La Presse que si le PQ s'était engagé à «étendre l'application de la Charte de la langue française au collégial, celle-ci devra s'accompagner d'un apprentissage intensif de l'anglais pour tous les élèves du Québec».

  • Archives de Vigile Répondre

    10 mars 2011

    Il y a Curzi, qui semble ruer dans les brancards. Je publiais ce commentaire au Devoir, sous le titre : 101 au Cegep, Curzi veut convaincre
    Curzi seul dans son parti? Ça confirmerait que ce parti aurait aussi baissé les bras, pour une autonomie à la Catalane... Madrid se fait une fière Ottawa pour ce peuple en lutte. Pouvons-nous encore lutter, au Québec? Tant d'assimilés fait peur. Mais nous aurons la chance, l'été prochain, de démontrer au visiteur officiel de la monarchie britannique, mère de notre chère Cour suprême anti loi 101, que la langue française est encore bien vivante au Québec!
    S'il reste encore assez de goût de liberté pour se faire un pays, accueillant mais maître du jeu, comme pour les richesses naturelles.
    http://www.ledevoir.com/societe/education/318301/loi-101-au-cegep-curzi-veut-convaincre

  • Archives de Vigile Répondre

    10 mars 2011

    Monsieur Haché
    Les dirigeants du PLQ et du PQ n'ont pas de couilles!!! Je n'arrête pas de répéter "ad nauseam" que ces 2 partis sont vendus à l'establishment économique "CANADIAN" fédéraliste dont le siège social est situé sur Bay Street à Toronto. La seule solution, à la prochaine élection, c'est de voter pour le PI (Parti indépendantiste) qui est un parti voué strictement aux intérêts québécois. Il est plus que temps qu'on se réveille ici avant que nous devenions une seconde Louisiane. INDÉPENDANCE OU ASSIMILATION!
    André Gignac pour un Québec indépendant et libre!