Coalition avenir Québec

Le projet de Constitution de Jolin-Barrette va-t-il avorter?

Jean-François Roberge, le fossoyeur

Tribune libre

Dans un récent sondage Léger publié en octobre 2025, 77 % de la population québécoise se disait en faveur de la protection de l’avortement par le biais d’une loi. C’est d’ailleurs ce que propose le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette en incluant, dans le projet de loi 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, l’article 29 qui prévoit que l’État protège la liberté des femmes d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse.

Or l’article 29 du projet du ministre, quoique positif au premier abord, comporte des risques. En vertu de quelle prémisse l‘inscription du droit à l’avortement dans un projet de Constitution québécoise pourrait-il amenuiser ce droit au lieu de le renforcer? Depuis l’annonce de cette mesure, de nombreux groupes féministes pro-choix, le Barreau du Québec et le Collège des médecins se sont levés pour demander le retrait de cet article et exhorter le gouvernement à ne pas légiférer sur l’avortement. Pourquoi? Parce qu’au Canada, nous avons le privilège de vivre dans un pays où l’avortement a été décriminalisé. Cela signifie qu’aucune loi n’encadre actuellement le droit à l’avortement. Les tenants du retrait du droit à l’avortement de la Constitution jugent que la démarche du ministre va fragiliser « un droit actuellement bien protégé » et offrir « un levier aux mouvements anti-choix ».

Une crainte légitime? Je me réserve le droit d’entendre les commentaires qui seront émis lors de la période des consultations sur le projet de loi 1 avant de prendre position sur la question. Entre temps, j’ose croire que le ministre Jolin-Barrette a retourné la problématique sur toutes ses coutures avant d’inscrire le droit à l’avortement dans son projet de Constitution. Enfin dans le cas d’une séparation avec Ottawa, il faudrrait que  le droit à l’avortement soit intégré à la Constitution du Québec pour qu'il soit légitime.

Jean-François Roberge, le fossoyeur

En abolissant le Programme de l'expérience québécoise (PEQ) en cours de route, le gouvernement Legault, via son ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, crée une déstabilisation et une incertitude chroniques auprès de milliers de travailleurs temporaires et d'étudiants étrangers, entraînant des craintes de départs forcés vers leur pays d’origine. Et cela après que, pour la plupart d’entre eux, le ministre ait entrepris des démarches pour les inviter au Québec.

Or c’est un ministre au visage stoïque de marbre que j’ai vu et entendu sur mon petit écran sur les ondes de RDI le 28 janvier dans le cadre d’une entrevue accordée à Patrice Roy, esquissant même parfois un petit sourire narquois au moment où l’animateur insistait sur le désarroi vécu par ces immigrants floués sans réserve par le ministre.

Et pourtant, la solution à ce bouleversement éhonté de la vie de ces laissés- pour- compte de la part de Jean-François Roberge est à sa portée, à savoir leur octroyer une clause grand-père leur permettant d’obtenir leur statut de résident permanent.

Allez, M. Roberge, il est temps que le fossoyeur fasse émerger un peu d’humanité et permette à ces travailleurs qualifiés et étudiants parlant français d’apporter leur contribution à la société québécoise dans un contexte de pénurie de main d’oeuvre, particulièrement dans le domaine de la santé. Il en est de votre crédibilité et de votre imputabilité ministérielle.



Henri Marineau, Québec



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