Les jeunes athlètes québécois qui représentent le Canada dans les compétitions internationales comme les Jeux olympiques subissent-ils un lavage de cerveau visant à les rendre fédéralistes, canadiens? Tout porte à le croire, malheureusement.

Ci-dessus: Mikaël Kingsbury et Marie-Philip Poulin
On se peut se poser la question, car il est toujours étonnant de voir pratiquement tous les jeunes athlètes québécois devenir soudainement de fiers représentants du Canada, sans la moindre voix discordante pour revendiquer son appartenance au Québec et non au Canada. Ça ne se peut tout simplement pas qu'ils soient tous fédéralistes à ce point. Qu'on pense simplement à l'engouement actuel qui soulève la jeunesse en faveur de la souveraineté du Québec. Comment ces athlètes pourraient-ils tous y échapper à 100% ? On comprend qu'on s'arrange pour faire taire les dissidents...
Dans le genre: tu te la fermes, ou on te coupe les vivres.
Comme c'est le gouvernement canadien qui les subventionne à fond, qui leur permet de voyager à travers le monde, qui leur procure gloire et honneur, il est facile de comprendre l'effet psychologique que cela peut avoir sur leur mental.
Le gouvernement représente l'autorité, la figure classique du bon père généreux dont on ne pourrait se passer, qui veille sur soi et répond à tous les besoins. Ce serait honteux de se montrer ingrat envers un tel bienfaiteur. On ne mord pas la main qui nous nourrit.
Et voilà qu'imperceptiblement le jeune athlète se met à pencher du bord des Canadiens, ceux qui lui donnent tout, le prenne sous leur aile. Et lui, tout ce qu'il demande, c'est de faire partie de la bande (une envie encore plus forte chez les sportifs). Et c'est comme ça que l'endoctrinement, la prise de possession mentale, s'effectue peu à peu. C’est ainsi qu’on devient un cerveau lavé, soumis.

Ci-dessus: Quelle paradoxe frisant l'absurdité, tout un contingent de Québécois devant porter les couleurs d'un autre drapeau que le leur
Consultez la liste des valeureux athlètes québécois présents à Milan-Cortina: Liste
Le genre de message subliminal qu'on passe à l'athlète:
"Vois comme tu pourras aller loin en étant de notre bord, en faisant partie de la Grande Équipe canadienne".
"C'est avec nous que tu vas remporter des médailles".
"On a pour toi tout ce que ça prend pour te faire gagner" (entraîneurs figures d'autorité, installations et appareillage, moyens financiers).
"Nous possédons l'expertise pour faire de toi un meilleur athlète, un champion".
"Réalise que tu ne représentes pas qu'une petite province dans un coin perdu, mais tout un grand pays de millions de citoyens qui t'applaudissent et dont tu es devenu le héros national".
De petit Québécois issu d'une région pauvre et éloignée à athlète internationalement connu et applaudi, il se voit appuyé par le vaste pays du Canada qui le propulse sur tous les podiums. Avouez que cela suffirait à ébranler les convictions les plus fortes et déstabiliser le sentiment d'appartenance d'un jeune au cerveau encore malléable.
Athlètes, militaires et astronautes et syndrome de Stockholm
On pourrait sans doute observer un tel phénomène psychologique similaire de changement d'allégeance chez les Québécois engagés dans les Forces armées canadiennes, et les Québécois qui deviennent astronautes qui ont toujours le drapeau canadien bien en vue à l’épaule de leur combinaison spatiale.
Ce phénomène de changement d'allégeance est à rapprocher du syndrome de Stockholm, ce phénomène psychologique qui fait que les prisonniers torturés finissent par tomber du bord du tortionnaire, pour qu'il ne soit plus fâché contre eux et redevienne gentil.

Ci-dessus: Laurie Blouin
Forcés de parler en tant que Canadiens
Il ne fait pas de doute que tous ces jeunes athlètes doivent se faire briefer pour parler toujours au nom de tous les Canadiens. Il y a fort à parier que cela doit même faire partie de leurs engagements dans les papiers officiels qu'ils signent.
Sans doute qu'une émission-reportage de J.E. ou d'Enquête nous en apprendrait gros sur les obligations, engagements secrets et clauses de non-divulgation auxquels les athlètes sont tenus.

Ci-dessus: Laurent Dubreuil
La résistance individuelle est-elle possible?
On peut se demander combien de nos jeunes athlètes québécois au sentiment nationaliste plus affirmé se voient tout de même dans l'obligation de céder aux pressions, de jouer le jeu, au risque de passer pour fédéraliste, vire-capot opportuniste, ou encore être obligés de se présenter comme Canadien d'abord avant de s’affirmer Québécois. C'est de ce dilemme moral qui doit les miner et dont ils tenteront de s'extirper.
Est-ce qu'en échange d'argent, de miroitement de reconnaissance, de trophées et de gloriole éphémère, ils se voient obligés de vendre leur âme au diable (canadien)? Le jeu (olympique?) en vaut-il la chandelle, euh, la médaille?

Ci-dessus: Kim Boutin Des tas de commanditaires apparaissent sur les uniformes, mais pas la moindre petite place pour le drapeau du Québec?
Une loi québécoise comme solution
Une solution que pourrait entériner tout gouvernement québécois nationaliste ferait en sorte de permettre de par la loi d'apposer le drapeau québécois côte à côte avec le drapeau canadien sur les maillots, bonnets, uniformes et vêtements des athlètes québécois se présentant à l'international. Si on ne peut enlever le drapeau canadien, qu'on puisse à tout le moins y ajouter le drapeau québécois juste à côté pour définir notre spécificité.
Cela signifierait: un athlète québécois peut représenter techniquement le Canada tout entier, mais il représente également son peuple, les Québécois.

Ci-dessus: Jeux du Canada 2025 – 32 médailles pour la délégation québécoise en athlétisme, un record ! Le drapeau québécois devrait pouvoir flotter à l'international
Conclusion
Il faut mettre fin à cette imposition de l'identité canadienne aux athlètes québécois qui se sentent québécois d'abord et avant tout, en leur permettant d'afficher leurs couleurs, pour refléter ce qu'ils seront toujours au plus profond de leur cœur. Et aussi pour que les Québécois qui les voient à l'œuvre, les admirent et les encouragent s'y identifient pleinement.

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1 commentaire
Réjean Labrie Répondre
4 février 2026Le grand footballeur québécois Marc-Antoine Dequoy des Alouettes de Montréal n'hésite pas à affirmer son identité québécoise et ce, sur toutes les tribunes. Il est un ardent défenseur de la langue française.
Qu'il serve d'exemple, de modèle, à tous les athlètes québécois.
Venant tout juste de prendre sa retraite, on entend parler que le Parti québécois songerait à le recruter comme futur député cet automne.
Visionnez son discours patriotique bien senti:
Le discours de Marc-Antoine Dequoy après avoir remporté la Coupe Grey!