Un bilan révélateur

Le Québec, manufacture d'anglophones

800 000 en 40 ans

Tribune libre

Dans la myriade d’articles de magazines, de revues, de journaux, papier ou en ligne, qui nous passent sous les yeux, il y en a un de temps à autre qui nous frappe par son acuité et sa fulgurance. C’est le cas d’un article de Pierre Serré paru dans L’Action nationale de novembre dernier et intitulé Une minorité factice.

Comment se fait-il qu’après plus de 35 ans de loi 101, qu’après le départ de centaines de milliers d’anglophones depuis 50 ans, la minorité anglophone du Québec, non seulement n’a pas rétréci, mais qu’elle est en expansion continue? Et que le français, malgré ces puissants facteurs, perd du terrain?

Pierre Serré (qui n’est pas le candidat à la chefferie du Parti québécois) est implacable. Après avoir démontré, chiffres à l’appui, que la minorité anglophone s’est enrichie de beaucoup plus de locuteurs qu’elle n’en a perdu depuis les années 60, il nous lance en pleine figure que notre supposée défense du français n’est que de la frime et que le recul de notre langue est dû avant tout à notre propre incurie et à notre indécision.

Le bloc anglophone original, soit celui de la minorité britannique qui s’était constituée de 1760 jusqu’aux années 1960, s’est mis à s’effriter à partir des années 1970. Il est passé de 650 000 personnes en 1971 à seulement 251 000 en 2011. Mais le total des anglophones du Québec atteignait malgré tout plus d’un million de personnes en 2011. C’est donc dire que 800 000 néo-anglophones sont venus s’ajouter à cette minorité historique anglo-britannique.

Si la « clause Canada », qui nous a été imposée par la Cour suprême, explique une partie de ces néo-anglophones (environ 16%), le reste ne s’explique pas autrement que par un laisser-aller, une négligence de notre part, se traduisant par le libre choix linguistique généralisé à l’exception de l’école primaire et secondaire. L’obligation de fréquenter l’école française pour les enfants d’immigrants nous a donné l’impression que le travail était fait et qu’on n’avait qu’à attendre les résultats salutaires. Mais ce n’était qu’une amorce qui s’est révélée un leurre.

Car l’immigration au Québec a continué d’alimenter généreusement la minorité anglophone, qui n’a aucunement souffert de la « francisation » puisque ses effectifs ont augmenté. 800 000 personnes en 40 ans, ce n’est pas rien! Mais ce n’était pas une fatalité. Plus des trois quarts de ce groupe auraient dû joindre les francophones.

S’ils ne l’ont pas fait, c’est que la société québécoise, et singulièrement nos gouvernements successifs, s’est montrée ambivalente. D’un côté, on affirmait sa volonté de promouvoir le français, mais de l’autre, on laissait toute liberté aux institutions anglophones de maintenir et même d’augmenter leur taille en dépit de l’amenuisement du bloc anglo-britannique « aux droits protégés ».

Pourquoi a-t-on conservé le statut bilingue de dizaines de municipalités alors que le nombre d’anglophones le justifiant n’était plus suffisant? Et surtout, dans le domaine collégial et universitaire ainsi que dans le secteur de la santé, pourquoi avoir laissé les établissements anglophones remplacer au moyen de francophones et d’allophones les anglo-britanniques qui n’étaient plus là? McGill et Concordia comptent actuellement 85 000 étudiants, dont 7 000 seulement d’anglophones historiques. « Dans le cas des hôpitaux , seuls un ou deux devraient être administrés en anglais. Partout la surfréquentation du réseau anglais se fait au détriment du réseau français. »

Que dire aussi du comportement général de l’État québécois vis-à-vis de ses administrés? « L’offre de services dans les deux langues à chaque citoyen et non-citoyen, aux municipalités, (…) aux entreprises et autres personnes morales, a massivement soutenu le libre choix de chacun pour tous les services publics. » C’est comme si l’État refusait de s’assumer comme francophone, souvent même contre la loi 101.

De par leur situation en Amérique du Nord, les Québécois doivent se montrer particulièrement vigilants à l’égard du français. Cette vigilance, l’État québécois l’a exercée de façon fort laxiste. À cause de son laisser-faire, cet État « s’est avéré la plus grave menace contre la pérennité du français », de conclure impitoyablement Pierre Serré.

Un coup de barre s’impose. Pierre Duchesne proposait il y a peu un régime différencié de subventions aux universités pour tenir compte des étudiants de première génération. Cette mesure aurait corrigé, quoique très partiellement, le déséquilibre entre institutions francophones et anglophones. On n’en entend plus du tout parler.

Ce silence est peu surprenant de la part du triste gouvernement Couillard. Mais pourrions-nous demander aux aspirants-chefs du Parti québécois de se pencher sur cette question du surfinancement des institutions anglophones et du laxisme de l’État en matière linguistique et de proposer une action adéquate et soutenue?

Car ne nous faisons pas d’illusions. Au Québec, le vote suit la langue. Si c’est vrai en bonne partie pour les francophones, ce l’est presque à 100% pour les anglophones. Si la minorité anglophone avait rétréci comme il aurait été normal avec des francophones qui se seraient tenus debout après 1977, le vote fédéraliste aurait rétréci et le référendum de 1995 aurait été gagné selon toute probabilité. Si cette minorité continue de grossir en conséquence de notre passivité et de notre angélisme, le vote fédéraliste va grossir. Les indépendantistes-souverainistes ont-ils le choix de se préoccuper de la langue ou pas?


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16 commentaires

  • Marcel Haché Répondre

    30 décembre 2014

    « Quand les Québécois vont-ils cesser de se cacher la vérité ? » Claude Richard.
    Non, non. Jusqu’à quand les indépendantistes vont-ils continuer de se cacher la vérité, puis Nous la cacher… et pour absolument rien en retour ! Wake up !
    L’électorat soupçonne bien mieux la réalité que les indépendantistes…C’est précisément ce feeling qui est le fondement de la percée caquiste dans le 450. Comme les indépendantistes n’arrivent plus à s’imposer à Montréal, si bientôt le 450 s’échappe…
    Si P.K.P. ne s’arrime pas à ce feeling, il deviendra simplement la plus grosse étoile filante du mouvement indépendantiste.

  • Claude Richard Répondre

    29 décembre 2014

    À Siméon.
    Ce chiffre de 599 000 anglophones ne tient pas compte des allophones qui, dans les faits, sont anglophones. Je cite un extrait de tableau de Pierre Serré: "Recensement de 2011 - 1 058 250: Total communauté anglophone 2011 - locuteurs première langue officielle parlée anglaise". Cela dit tout.
    Cette statistique de Wikipedia est jovialiste. Il suffit de se promener dans les rues de Montréal ou de prendre le métro pour se rendre compte que l'anglais est présent partout dans les conversations et beaucoup de ces conversations sont tenues par des "allophones officiels".
    Quand les Québécois vont-ils cesser de se cacher la vérité?

  • Chrystian Lauzon Répondre

    27 décembre 2014

    @Philippe Delage
    Merci M. Delage pour votre réponse précise. Il y a de quoi être méfiant. Cette sollicitation ne vient pas directement du gouvernement canadien et semble plutôt être une arnaque afin de voler l’argent des citoyens potentiellement "voyageurs".
    Après une brève recherche sur l’entreprise, j’ai retenu un commentaire relevé sur un réseau social internet, qui montre sa fiabilité en nombreuses références, y compris au site officiel du Gouvernement canadien; il s’agit d'un site d’échanges PTV (Programme Vacances-Travail) et suite à l’interrogation d’une personne, sollicitée comme vous par cette même entreprise, la réponse suivante lui fut donnée, à bonne hauteur de neutralité juridique, malgré les fautes d’orthographes : « La personne qui t'as démarché n'a même peut être aucun rapport avec ce site. Si tu veux des conseil en immigration, le mieux que tu puisse trouver ce sont les sites officiels d'immigration du canada ou du Quebec. Mais si tu veux des conseil d'un avocat, adresse toi à un avocat spécialisé en droit international enregistrer auprès d'un barreau (provincial au Canada, ou en France), et ils ne te demanderont jamais ton numéro de CB au téléphone. »
    (Source :http://pvtistes.net/forum/lexpatriation/105115-le-site-canadian-visa-expert-arnaque-ou-bon-plan.html)
    Il serait pertinent par conséquent de s'informer sur cette pratique ou de la dénoncer à l’Office de la protection du consommateur du Québec : www.opc.gouv.qc.ca (c'est possible de le faire par formulaire sur le site)
    Les pratiques apparemment douteuses de sollicitation à l’immigration semblent suivre les tendances mafieuses de nos actuelles gouvernances fédéralistes canado/québécoise complices, multiculturalistes et assimilatrices, au pas et à la lettre… Et que cela se produise uniquement en anglais, reflète bien le néocolonialisme internationalisé et effréné que nous subissons ici comme ailleurs sur le mode de la marchandisation néolibérale des cultures et nations.
    Un Vigile et une vigilance de niveau international sont à promouvoir pour exprimer solidairement nos micro-pouvoirs d'internautes contre cette déshumanisation croissante, l'irrespect frauduleux envers les langues nationales et la destruction systématique, par violence migratoire interposée et religieuse, des nations et de leurs valeurs propres.
    Chrystian Lauzon


  • Archives de Vigile Répondre

    27 décembre 2014

    Le nombre des anglophones au Québec en 2011 n'est que 599.000, pas 1 million.
    http://en.wikipedia.org/wiki/Language_demographics_of_Quebec

  • Archives de Vigile Répondre

    25 décembre 2014

    A M. Lauzon
    En réponse à votre interpellation, je vous transmets le lien ci-dessous :
    http://click1.canadianvisaexpert.net/ViewMessage.do?m=hmssmmvvs&r=vpkhvmpvvjgf&s=phldwgvymmmmrymyqyhwyrshhfqsjqsmwjg&a=view
    Cordialement

  • Yvon Lagacé Répondre

    25 décembre 2014

    Bien en accord avec les propos de Mme. Danièle Fortin.
    Si nous souhaitons l'Indépendance, ne serait-ce pas pour revenir à ce que nous étions Avant la conquête Britannique ?
    Si cette conquête n'avait jamais eue lieu, Nous serait-il venu à l'esprit de protéger une langue seconde, étrangère, même si notre voisin parlait cette langue ?
    Je crois que jamais l'anglais n'aurait eu la vie aussi facile dans Notre Pays.
    Joyeuse période des Fêtes à Toutes et à Tous!!

  • Chrystian Lauzon Répondre

    24 décembre 2014

    Chrystian Lauzon
    M. Delage Philippe (je reprends votre manière de vous identifier, Philippe étant sans doute votre prénom ? Identité réelle ou pas, peu importe),
    Je cite votre commentaire : « J’habite en France et je suis Français, mais je vous écris car je ne cesse de trouver dans ma boite courriel des publicités, non sollicitées, pour migrer au Canada. »
    Puisqu’il s’agit de « publicité », les humains n’étant plus qu’une marchandise parmi d’autres asservissable à toutes les fins, des plus utilitaristes aux plus morbides, il serait pertinent que vous donniez les détails de ces sollicitations, que vous nous disiez précisément ce qui est écrit sur ces "pièces à conviction" et d’où émane cette collecte de votes assimilateurs anti-Québec français. Bref, nommez l’organisme, d’origine fédéral canadian ou provincial fédéraliste et ses représentants-vendeurs-acheteurs si possible. Faites-nous remonter à l’argent sale derrière tout ça.
    Rappelons aussi que les étudiants Français ne seront plus privilégiés pour venir au Québec, grâce à la Couillarde austérité patentée.
    Merci à l’avance, M. Delage, de faire la lumière concrètement sur la propagande stratégique du fédéralisme canadian en Europe, poursuivez ! et Joyeuses Fêtes à nos cousins et aux Vigiliens d’ici comme d’ailleurs tel que vous. Que les peuples de la terre se donnent un sens médiatique par eux-mêmes en 2015, montrant les traîtres désinformateurs dénoncés sur leurs propres réseaux. L’intelligence humaine s’élèvera ainsi pour vrai et pour le Vrai, ce libérateur laïque.

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre Répondre

    24 décembre 2014

    @ A. D. "on y respectait les liaisons d’orthographe ou d’euphonie."
    En effet: depuis quand doit-on dire "kan on" au lieu de "quan-t-on"?
    ...et tous ses semblables...

  • Michel Beaumont Répondre

    24 décembre 2014

    Tout ce qui concerne la cause du français me touche profondément.
    Puis-je rectifier tout ce qui précède en disant que le problème décrit en est un Montréalais ( et sa région ). Les anglophones, de plus en plus forts démographiquement, bafouent tout ce qui est respect du français.
    Un des nombreux problèmes parmi tant d'autres demeure et demeurera la mollesse et l'indifférence des jeunes Québécois face à la qualité du français écrit et parlé. À mes yeux, c'est une tristesse immense et désolante.
    Le problème énoncé relate une gangrène bien en oeuvre. QUEL DOMMAGE.
    Les jeunes entrent à l'université avec un niveau de français écrit digne de la 4è année au primaire. Pis encore!
    Le francophone est de plus tassé et ignoré. Air Canada engage des anglophones unilingues à tour de bras alors que le francophone doit être bilingue. Mais cela n'est qu'une goutte dans la piscine. ( C'est l'image en général dans le monde de l'emploi ).
    Ici, à Québec, si une personne parle anglais elle est touriste. Nous sommes loin de la réalité Montréalaise.
    Nos amis de Montréal sont face à un défi colossal que même des lois ne parviennent pas à freiner. C'est vous dire...! L'ampleur augmente à vue d'oeil.
    Les jeunes Québécois à la vision internationale possèdent-ils l'amour de notre pays ( le Québec ) au point de combattre avec nous?

  • Archives de Vigile Répondre

    24 décembre 2014

    La volonté délibéré de nos gouvernement actuel est systématiquement orientés vers une destruction totale du fait français, parce que depuis la défaite des plaines d’Abraham, nous représentons la rébellion. A preuve, nous n'avons cessé de revendiqué dans tout les domaines mais sans infiltré tout les palliés décisionnels pour une efficacitée maximale.

  • Danièle Fortin Répondre

    23 décembre 2014

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    La défense de la puissante minorité coloniale anglo-saxonne au Québec a été, dès la fondation du parti de René Lévesque, la grande affaire du péquisme.
    Ce principe est même l'un des trois piliers du parti incluant l'accession à l'indépendance par référendum et, devant une victoire du Oui, une association politique et économique négociée avec le dominion canadian.
    Même au congrès de fondation du MSA, le noyau des débats se sont fait sur la nécessité d'une reconnaissance des « droits historiques de la "minorité" anglaise ». Il n'était pas question de "minorité britannique'" mais des anglais.
    À l'époque, l'adversaire de Lévesque à la chefferie du MSA était Me François Aquin, ex-député libéral qui, au lendemain du « Vive le Québec libre ! » de De Gaulle, avait démissionné du caucus de son parti afin de siéger comme député indépendant devenant ainsi le premier représentant élu indépendantiste à l'Assemblée nationale ( pour ne pas dire coloniale mais ça c'est un autre débat ). Quatre mois après la célèbre formule du général, en novembre 1967, avait lieu ledit congrès du MSA qui se solda par une première crise de Prima donna servie par Lévesque. Ô malheur ! François Aquin refusait toute reconnaissance de la communauté coloniale.
    Ce qui était d'une logique inattaquable. En effet, la minorité anglo-saxonne, sur le territoire québécois, ne saurait être comparée à une minorité autochtone comme, par exemple, celle des Premières nations. Nous parlons ici d'une minorité coloniale et hégémonique qui en est une puissante non seulement au plan continental mais mondial. Donc même ignorée des institutions nationales, cette collectivité ne s'éteindrait probablement jamais au Québec.
    Dans le cas qui nous occupe et relié à l'excellent résumé de Claude Richard concernant la non moins excellente étude de Pierre Serré, la question fondamentale reste : est-ce que la langue de la majorité autochtone, descendante des pionniers fondateurs de la Nouvelle-France, pourrait espérer s'émanciper convenablement à l'intérieur de deux systèmes scolaires parallèles basés sur la langue dont l'une, je le répète, est hégémonique ? La réponse est NON ! D'autant plus que dès les CPE jusqu'aux études supérieures, les anglophones et les anglicisés sont assurés de services de l'administration gouvernementale, médicaux et bien sûr commerciaux. Dans toutes les ex-colonies britanniques en Occident l'anglais a toujours réussi à s'imposer sur la langue autochtone et ce jusqu'à l'assimilation complète. En bref, les deux populations linguistiques ne peuvent cohabiter sur un même territoire national sans que la plus puissante s'impose sur celle encore parlée par une majorité de locuteurs. Ce sera l'une OU l'autre. Aussi l'une des deux doit disparaître. Pour ma part, après la lecture de nombreuses études sur le sujet, j'ai choisi mon camp : militer pour l'émancipation de la langue nationale donc pour l'abrogation des lois protégeant la langue hégémonique anglaise. Il s'en trouvera évidemment pour objecter qu'il faut se garder de faire subir aux anglais ce qu'eux-mêmes nous font ou nous ont fait subir. Je leur répondrais qu'il n'est en aucun cas question d'incendier leur maison, de faire violer leur femme, de les égorger ou de les pendre. Il s'agit seulement de leur faire comprendre intelligemment et fraternellement l'importance de la sauvegarde d'une langue, de sa culture et de ses traditions uniques dans les trois Amériques. Surtout des conséquences humanitaires si rien de cela n'est fait. Dans cette lutte qui a pour finalité l'ethnocide d'un peuple, le Parti québécois a lamentablement échoué. Pourtant il avait, dès le départ, avec le MSA, bien montré ses couleurs et depuis, toujours persisté sur la même voie.
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  • Archives de Vigile Répondre

    23 décembre 2014

    Un superbe texte sur l'anglais...et le francais.
    Un extrait.
    Ou lorsque dans leurs entretiens radiophoniques, Jean Amrouche pouvait demander « Etait-ce pour cette raison que vous quittâtes la campagne ? » à André Gide qui lui répondait : « Il était naturel que je le pensasse ». C’était en 1949. En ce temps-là, la diction radiophonique était toute autre : on y respectait les liaisons d’orthographe ou d’euphonie.
    http://larepubliquedeslivres.com/borer-triomphe-de-langlobal/

  • Archives de Vigile Répondre

    23 décembre 2014

    Monsieur Richard
    La loi 101 ne fut qu'un cataplasme sur une jambe de bois, du bon colmatage ("patchage" comme on dit en québécois). Il y aura une complète intégration des néo québécois et des anglos du West Island seulement le jour lorsque le Québec sera un pays INDÉPENDANT et que le français sera LA SEULE LANGUE OFFICIELLE sur le territoire. En plus, avec le contrôle total de notre immigration, nous pourrons sélectionner à 100% les immigrants plus facilement intégrables à nous ce qui n'est pas le cas actuellement. Nous n'aurons plus Ottawa pour nous mettre des bâtons dans les roues.
    Le biculturalisme, le bilinguisme et maintenant le multiculturalisme "canadian" ont semé en nous une grande confusion identitaire que nous avons beaucoup de misère à nous départir. Tant que l'identité québécoise ne sera pas assise sur des fondements clairs et solides dans le pays du Québec avec le français comme étant la seule langue officielle, nous continuerons à souffrir de dédoublement de personnalité comme c'est le cas, présentement, de la vraie schizophrénie collective quoi!. Tant que nous allons hésiter à nous prendre en main et hésiter à nous créer un pays, nous continuerons à dépendre du système fédéraliste actuel qui fait de nous des gens dépendants à tout vent, colonisés et aliénés.
    Et en n'ayant aucun contrôle sur notre immigration, nous vivrons toujours sur la corde raide avec la peur d'être assimilé et de disparaître. Il va falloir que le nouveau chef du PQ mettre rapidement carte sur table avec la question de l'indépendance qui est urgente. Le Québec est à la croisée des chemins; IL QUITTE OU IL DOUBLE comme le disait si bien Pierre Bourgault dans l'un de ses derniers livres. Joyeuses Fêtes!
    André Gignac 23/12/14

  • François A. Lachapelle Répondre

    23 décembre 2014

    Merci à Claude Richard pour ce "bilan révélateur": 800 000 nouveaux anglophones au Québec, chiffre de 2011. Et combien de nouveaux anglophones au Québec depuis 2011 ?
    Le travail de "fierté nationale" à construire est immense. Le Canada le fait pour son pays incluant l'engagement clair comme celui de Philippe Couillard de consolider la partie faible de la fondation du Canada, "d'une mer à l'autre".
    Le rôle de Philippe Couillard est symbolique et puissant contre le projet d'indépendance du Pays du Québec et c'est lui notre Premier ministre. Pour nommer Yves Bolduc à la tête de notre MEQ, Ministère de l'éducation du Québec, on comprend que les faiblesses du français au Québec ne préoccupent pas ces médecins fédéralistes.
    Pour l'autre médecin à la Santé, Gaétan Barrette, sa vision du monde est à géométrie variable et l'héritage de la social-démocratie propre au Québec pèse peu dans sa balance. Au contraire de la nomination du Dr Barrette, c'est un médecin de l'âme et du corps comme le pédiatre social Dr Gilles Julien qui aurait dû être nommé, ou quelqu'un qu'il aurait "choisi".
    Résumons: le chiffre de 800 000 néo-anglophones au Québec est un "révélateur" de plusieurs maux. Le Québec est comme un corps malade, infecté: si nos anti-corps sont submergés par les attaquants, à défaut de traitements pertinents, la mort est la seule issue. Et notre propre PM, Philippe Couillard, fait partie des bactéries de type "e-coli". La situation est tragique surtout que des Dr Gilles Julien sont en nombre très limité sans vouloir généraliser.

  • Marcel Haché Répondre

    23 décembre 2014

    Évidemment, à Montréal du moins, si vous laissez toutes grandes ouvertes les portes de la Manufacture… si c’est la Cité elle-même, avec la Gôôche et avec la Drette, toutes les deux la bouche en cœur, et qui susurrent tous ensemble aussi bien welcome que bienvenue, faut pas se surprendre ensuite si des Raouf et des Rohan, des Peter et des Pietro aussi, viennent occuper le « territoire » que nous nous étions imaginé qu’il était à Nous.
    Nous-mêmes d’ailleurs, Nous fournissons allègrement notre propre contingent à la Manufacture… Nous, nos Raoul et nos Pierre….
    Lorsque Nous aurons pris la bonne mesure du « territoire » qui Nous appartient parce que Nous l’occupons, Nous serons en mesure de lire sans lunette le mot Indépendance, qui n’est pas du tout, mais pas du tout écrit à l’horizon de l’immense « territoire » de cette maudite Province de Québec mais à celui de notre fidélité. À cet égard, et la gôôche et la drette sont des culs-de-jatte.

  • Archives de Vigile Répondre

    22 décembre 2014


    J'habite en France et je suis français, mais je vous écris car je ne cesse de trouver dans ma boite courriel des publicités, non sollicitées, pour migrer au Canada.
    Problème sur lequel vous devriez vous pencher : elles sont toutes en anglais.
    On voudrait envoyer, même aux francophones, un message comme quoi, par chez vous, hors l'anglais point de salut, on ne s'y prendrait pas autrement.
    Cordialement