ÉNERGIE EST

Les risques pour les cours d’eau sont minimes, dit TransCanada

Une étude de Polytechnique conclut pourtant que le pipeline pourrait avoir des impacts sur plusieurs rivières

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Des impacts environnementaux majeurs et durables

Même si une étude de Polytechnique a déjà fait état des risques que représenterait le pipeline Énergie Est pour des rivières importantes au Québec, TransCanada estime que son projet ne posera pas de menaces majeures pour les 860 cours d’eau qui seront traversés. Aucune étude d’impact formelle ne permet toutefois de corroborer les affirmations de l’entreprise.

Dans le cadre de la quatrième séance de présentation du projet de pipeline d’exportation tenue à Lévis mercredi soir, TransCanada a précisé qu’un total de 860 cours d’eau seraient franchis, dont 417 sont considérés comme « permanents ». De ce nombre, 117 rivières mesurent plus de cinq mètres de largeur.

Une représentante de la pétrolière, Nadia McCarthy, a expliqué que les différentes techniques employées pour traverser les cours d’eau ont été déterminées après des « études » sur les risques, de façon à « assurer la sécurité du pipeline ». La profondeur d’enfouissement du tuyau d’un mètre de diamètre devrait ainsi varier d’une rivière à l’autre.

Les promoteurs du projet de pipeline se sont d’ailleurs montrés rassurants quant aux risques de déversements dans les rivières traversées, dont plusieurs servent de source d’eau potable pour des régions entières.

Rivières à risque

Selon ce qu’a dit le vice-président d’Énergie Est pour le Québec, Louis Bergeron, TransCanada a aussi tenu compte des conclusions d’une étude récente de Polytechnique, transmise au ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, et qui conclut que ce pipeline ne traverserait pas moins d’une trentaine de rivières qui « présentent des risques de glissement de terrain en raison de l’instabilité des berges ». Une situation qui « pourrait toucher directement l’intégrité du pipeline », qui transportera chaque jour 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux.

Selon l’analyse des chercheurs de Polytechnique, « la majorité des traverses à risque se situe sur la rive nord du Saint-Laurent, entre Montréal et Saint-Augustin-de-Desmaures ». Ils établissent ainsi un risque lié au passage du tuyau d’un mètre de diamètre pour la rivière des Outaouais, mais aussi pour celle des Mille Îles. Même chose pour la rivière Saint-Maurice. Quant à la rivière Sainte-Anne, elle présente un « haut risque de glissements ». Le risque est tout aussi « élevé » pour la rivière Jacques-Cartier, mais également pour la rivière Batiscan, la Chacoura, la Petite rivière Yamachiche et la rivière Champlain, entre autres.

Le rapport insiste d’ailleurs sur la vulnérabilité du fleuve Saint-Laurent, que le pipeline de TransCanada doit traverser de la rive nord à la rive sud, à partir de Saint-Augustin-de-Desmaures, en amont de Québec.
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