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Pouvoir attribuer son nom à l'un des millions de lacs québécois

Nommer chaque lac du nom d'un Québécois de souche

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Tribune libre

Voici une idée stimulante: que chaque Québécois de souche puisse donner son propre nom à l'un des millions de lacs québécois répertoriés, moyennant une somme versée au gouvernement.


Il en deviendra le "parrain" officiel.



À l'aide d'outils informatiques puissants comme Google Maps, il sera facile à chacun de repérer "son" lac et d'en faire son fond d'écran, ou bien encore un aggrandissement, une affiche à accrocher au mur.



Chacun rêvera d'aller visiter "son" lac, de s'y baigner une fois dans sa vie, comme un baptème symbolique de sa nation, et en s'y rendant en hélicoptère s'il le faut! D'autres se plairont à s'y réfugier en pensée, comme dans une bulle.



C'est seulement au Québec qu'un tel projet d'envergure est réalisable, grâce à notre trésor collectif de plus de 400 000 de lacs pour un total de 3 600 000 plans d'eau douce incluant étangs et marais. Cela en fera ainsi une autre particularité de notre société distincte de toutes les autres à travers le monde: le Québec, le seul pays au monde où des millions de lacs portent le nom de ses habitants.



Le territoire tout entier reflètera sa population native. N'est-pas poétique même?



On sait qu'il est déjà possible de faire nommer une étoile à son nom, et de le faire enregistrer l'appellation dans le grand registre universel. Il existe même suffisamment d'étoiles apparentes pour qu'il soit possible d'observer la nôtre à partir de la Terre.



L'attribution de chaque lac pourrait se faire de façon aléatoire, dans le but d'éviter toute chicane ou convoitise pour les plus beaux, plus gros ou plus rapprochés.



Comme le nombre de lacs reste toute de même limité, il conviendrait qu'une telle opportunité soit réservée aux Québécois de souche d'abord et avant tout. Il faut voir cela comme un projet nationaliste qui viendrait souder tous les nombreux descendants des familles-souches.



Autrement, n'importe qui de n'importe où voudra en avoir un à son nom, un peu comme les cadenas d'amour posés pêle-mêle par les touristes étrangers sur le Pont des arts à Paris.



Non, ce privilège sera réservé à nous seuls, telle une prérogative royale.



Outre son propre nom, on pourrait également attribuer à un lac celui du premier ancêtre de notre lignée généalogique établi ici.



Et pourquoi ne pas offrir le nom d'un lac à sa fiancée en guise d'engagement romantique, à l'épouse tant aimée, à chacun de nos enfants, au nouveau-né lors de son baptême par l'eau bénite puisée dans son lac, à ses parents défunts, les possibilités sont multiples.



Chaque détenteur pourra consulter le registre officiel où son nom sera enregistré avec la localisation du lac en latitude et longitude, plus quelques renseignements complémentaires qu'il jugera utiles.



Dans ce registre officiel accessible en ligne au grand public, on pourra donner des détails sur la dédicace.


En voici des exemples:


"Ce lac porte le nom de Suzanne Saint-Gelais, la mère de mes 3 enfants et épouse adorée, la femme de ma vie qui m'a comblé de bonheur."



"Ce lac porte le nom de Mathieu de Longpré, le premier d'une longue lignée rendue à la 12ème génération, établi sous le régime français dans l'Ange-gardien depuis 1662."



Une plaque ou une pancarte sur pieu au nom du détenteur pourra être placée devant chaque lac aux frais du détenteur s'il le désire.



Quelle belle idée aussi de pouvoir se dire que notre nom restera inscrit quelque part sur notre terre natale une fois que nous ne serons plus de ce monde, ailleurs que sur une pierre tombale, et qu'il servira à identifier et nommer le pays, comme l'a si bien exprimé maintes et maintes fois notre grand poète national Gilles Vigneault:


"J'ai pour toi un lac


quelque part au monde


un beau lac tout bleu"



Cette attribution de noms d'ici contribuera au noble culte des ancêtres, elle sera un hommage à nos valeureux prédécesseurs, un honneur à la mémoire des humbles habitants de chez nous qui ont bâti le pays et qui nous l'ont transmis en héritage de génération en génération.



Et c'est sans parler que ce projet représentera une source de revenus substantiels pour l'État québécois qui pourront être alloués directement à la protection de la nature et de l'environnement.


Supposons que le tarif exigé soit de 100$ par attribution nominale,


3 600 000 lacs x 100$ = 360 millions de dollars de revenus potentiels pour l'État.



De plus, une exemption d'impôt pourra être accordée à chacun pour toute somme versée annuellement afin de contribuer à l'inspection et l'entretien de "son" lac, ce qui financera les politiques écologiques de préservation de nos ressources naturelles et territoires.



Posséder un lac à son nom fera augmenter la fierté nationale d'être né Québécois et de vouloir y habiter pour toujours.



Et plus on aimera le Québec et ses habitants, plus on voudra qu'il devienne un jour libre et indépendant, et plus on désirera ardemment qu'il soit l'unique pays de nos amours et de notre allégeance première.



Un pays auquel nous aurons donné notre nom.



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Réjean Labrie549 articles

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Réjean Labrie, né en 1954, est originaire de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale.

Sa plus grande fierté est d’être un enraciné de la 10ème génération en sol natal. Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'auteur se donne pour mission de pourfendre les tenants de la pensée unique, du politiquement correct, de la bien-pensance, toutes ces petites cliques et élites qui méprisent le peuple.

L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.

Ses quelque 545 articles publiés en ligne ont été lus plus d'un million de fois par tous ceux qui ont voulu partagé sa réflexion s'étendant sur une période de plus de 10 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





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