À force de vouloir plaire à tous, le PQ pourrait finir par ne plaire à personne
Le politicologue Jean-Herman Guay avait bien mis au jour, voici près de 20 ans, deux « moteurs » qui risquaient de tomber en panne afin de promouvoir l’indépendance du Québec : le premier avait trait à l’essor économique des « Canadiens français » obtenu par l’utilisation de l’État québécois depuis 1960 qui aura permis de combler en grande partie le retard économique de ceux-ci ; le deuxième était directement lié à l’adoption de la Charte du français qui, bien qu’elle ait été charcutée par la Cour suprême du Canada, a donné un sentiment de sécurité linguistique à une majorité de francophones.