Canada : une tribu amérindienne refuse un milliard de dollars pour la construction d’un pipeline sur ses terres

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Un exemple à suivre M. Couillard

La tribu amérindienne Lax Kw’ alaams, vivant au nord-ouest de la Colombie-Britannique, vient de prendre une mesure forte afin de protéger ses terres. En effet, les membres ont refusé la construction d’un terminal maritime et d’une usine de gaz naturel liquéfié (GNL) ainsi qu’un chèque de près d’un milliard de dollars.
Un groupe dirigé par la société malaisienne spécialisée dans l’énergie Petronas avait proposé une énorme somme d’argent à la tribu Lax Kw’ alaams afin d’obtenir la permission de construire un terminal maritime et une usine de gaz naturel liquéfié à proximité de leur communauté éloignée.
La communauté des Lax Kw’ alaams, qui compte environ 3600 membres, a toujours rejeté le plan et n’est pas intéressée par l’offre de la multinationale. Dans une déclaration, l’un des membres s’est exprimé sur cette décision : « Ce n’est pas une question d’argent. L’enjeu est environnemental et culturel. » Le projet Petronas aurait en effet un impact certain sur les poissons et la faune dans la région et pourrait également causer de plus larges dégradations des terres sacrées des Lax Kw’ alaams.
Au Canada, la Cour suprême a statué l’an dernier en faveur des groupes autochtones afin qu’ils aient plus de contrôles sur leurs propres ressources naturelles. Ils ont plus de chance que des dizaines de tribus à travers le monde qui ont été déplacées pour laisser place à l’exploitation des sols.
Les études environnementales commandées par la Pacific NorthWest sont parvenues à des conclusions opposées sur l’impact des constructions sur l’environnement. Les résultats d’un examen par l’Agence canadienne d’évaluation environnementale ne sont pas attendus avant l’automne.


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