Les régimes théocratiques et totalitaires auraient-ils appris de l'Histoire ?

Les États-Unis, un pouvoir indispensable pour le monde démocratique

Après tant de millions de morts innocents, de ruine et de misère collectives, l'on est au temps des excuses

Tribune libre 2010





Le Japon demande pardon pour la souffrance qu'il a causée lors de la Seconde Guerre mondiale
En commémorant aujourd'hui (15-08-2010) le 65ème anniversaire de sa reddition dans cette Guerre mondiale (1941-1945), le Japon reconnaît publiquement, à travers un message du premier ministre Naoto Kan, qu'il fait des excuses pour la « souffrance » causée par son pays durant son expansion belliciste, spécialement en Asie. L'attaque sur Pearl Harbor n'est pas mentionnée.
Rappelons que l'attaque sur Pearl Harbor, base navale américaine située sur l'île d'Oahu, dans l'archipel d'Hawaï, au cœur de l'océan Pacifique, fut lancée par surprise le matin du dimanche 7 décembre 1941 par le Service aérien de la marine impériale japonaise contre la flotte américaine du Pacifique dans le port et d'autres forces qui stationnaient aux alentours.
« Nous sentons un profond remord », a assuré Naoto Kan dans un discours devant environ 6 000 personnes dans le stade Budokan de Tokyo, durant un acte dans lequel l'on a rappelé les 2,3 millions de soldats et les 800 000 Japonais civils morts dans le conflit.
Le 15 août 1945, quelques jours après que les États-Unis lançaient les bombes atomiques qui ont ravagé les villes d'Hiroshima et de Nagasaki, l'empereur Hirohito annonçait par radio la "reddition inconditionnelle" du Japon aux forces alliées.
Jean-Louis Pérez


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7 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    20 août 2010

    Un mot bien rapide pour vous rappeler que votre gendarme de la démocratie est ce qu'il y a de moins démocratique, tout particulièrement en Amérique Latine. Il a été un adversaire féroce des démocraties émergentes en Bolivie, en Équateur, au Venezuela, au Nicaragua et au Honduras où il s'est fait la main invisible du coup d'État militaire réalisé le 28 juin 2009. Vous vous êtes fait un fervent défenseur de ce Coup d'État militaire sur la base du respect de la Constitution. Je vous ai posé à maintes reprises des questions sur votre argumentaire et votre foi dans le respect de la constitution. Vous savez le nombre de morts a généré ce coup d'États. On vient de découvrir une fausse commune avec des dizaines de cadavres, des journalistes sont assassinés. Ne venez surtout nous dire que les États-Unis n'ont rien à voir dans tout celà, eux qui sont 7 bases militaires en Colombie dont les fausses communes sont de plus en plus nombreuses. La dernière comprenait 2000 cadavres. Je vous repose de nouveau les questions que je vous ai maintes fois posées sur le Honduras
    1. Pourquoi le processus constitutionnel de mise en accusation du Président constitutionnel, Manuel Zelaya, n’a-t-il pas été enclenché permettant de respecter ainsi la Constitution qui assure le droit de chaque accusé de pouvoir se défendre ? Aux États-Unis et dans d’autres pays, comme actuellement en Italie, le tout se passe en respectant les institutions en place pour juger, exonérer ou condamner les personnes mises en accusation.
    2. Pourquoi ne pas avoir remis le pouvoir au vice-président en exercice, le temps de permettre à la justice de suivre son cours ?
    3. Pourquoi l’avoir sorti "manu militari" de son lit et de l’avoir expulsé clandestinement du pays alors qu’il ne présentait aucune disposition à s’enfuir ou à s’extraire des procédures judiciaires ?
    4. Savez-vous si on lui avait remis un « subpena » avec obligation de se présenter devant un Tribunal ?
    5. Pourquoi avoir pris la peine de créer de toute pièce une fausse lettre de démission du Président Zelaya si les motifs réels étaient ses crimes commis contre la nation et le peuple Hondurien ? Cette procédure est propre aux escrocs.
    6. Pourquoi, s’il était coupable d’un crime, avoir tout fait pour l’empêcher d’atterrir à l’aéroport de la capitale nationale où l’occasion leur aurait été donnée de lui présenter les accusations portées contre lui et de permettre au processus judiciaire de suivre son cours ?
    7. Pourquoi avoir réprimé le peuple, d’avoir tué des opposants au coup d’État « militaire », d’avoir torturé, emprisonné des centaines sinon des milliers de personnes sans respecter les droits constitutionnels de ces derniers ?
    8. Les rapports des Commissions des droits de la personne sont éloquents sur ces crimes. N’est-ce pas inquiétant que les auteurs de ces crimes invoquent le respect de la constitution pour mettre hors du pouvoir et du pays par la force des armes un Président constitutionnellement élu et inconstitutionnellement jugé ?
    9. Vous n’avez malheureusement jamais répondu à ces questions comme si ce sujet ne vous intéressait pas alors que vous aviez pris prétexte de la fidélité à la Constitution pour justifier un Coup d’État militaire."
    Au plaisir de vous lire bientôt sur ce sujet spécifique.

  • L'engagé Répondre

    18 août 2010

    @JLP
    Dans un commentaire, vous faites référence à votre propre article sur le déclin de la pensée logique tout en refusant de voir que vous ne la pratiquez pas toujours.
    Je pourfends certaines de vos propositions par le recours à des sources émérites et des théories plébiscités, exposant par là votre vision très fragmentaire. Certains textes sur Vigile sont aveuglément partisans, mais d'autres sont très souvent d'une grande rigueur, votre généralisation ne tient pas.

  • Archives de Vigile Répondre

    18 août 2010

    Moi je crois que c'est la France qui est la gardienne de la démocratie depuis la Révolution Française et instigatrice de la libération des peuples , les USA ont depuis cent ans installés en massacrants les peuples plus d'une centaine de dictature d'extrème droite anti démocratiques .
    Les USA sont une dictature militaire mafieuse et carcérale . Le plus haut taux d'anti démocratique au monde

  • Jean-François-le-Québécois Répondre

    17 août 2010

    @ Jean-Louis Pérez:
    Mais attention, monsieur Pérez... L'Amérique change, démographiquement, politiquement, financièrement et encore d'autres manières...
    Vous voyez, à une époque, ce pays ressemblait beaucoup plus, à ce que les «Founding Fathers», avaient imaginé et souhaité pour leur pays.
    Aujourd'hui, la classe moyenne américaine est en voie de disparition, un fossé se creusant de plus en plus entre richissimes et pauvres; l'armée de l'Oncle Sam sert de bulldog à Israël; le gouvernement fédéral ne fait même plus appliquer les lois en matière d'immigration... Certains états, comme l'Arizona, ont décidé de prendre les choses en mains (et Washington les poursuit!).
    Nous pourrions continuer cette liste...
    Ça va mal, au pays de l'Oncle Sam, aujourd'hui. Et l'une des choses faisant que ça va de plus en plus mal, est le fait que ce pays, autrefois un phare pour l'Occident moderne, est en train de devenir méconnaissable... Et cela, est une immense perte, pour nous tous!

  • Jean-Louis Pérez-Martel Répondre

    17 août 2010

    Monsieur Thompson,
    En écrivant mon article « Le déclin de la pensée logique et ses conséquences. Le raisonnement structuré contre le sectarisme politique », je croyais avoir donné une réflexion pour éviter l’information tendancieuse et la connaissance superficielle des faits, tels qu’ils sont dans leurs contextes historiques. Ici à Vigile, le débat, nécessaire et clarificateur, a dégénéré en confusion, des fois ‘’passionnelle’’, en d’autres, outrancière ou sectaire, où l’on confond tout : la légalité internationale et la légitimité politique et morale; la guerre justifiée ou injustifiée, la préventive ou la dissuasive; la guérilla et le terrorisme; le fondamentalisme, la politique et le commerce. Il est naturel qu’une question si délicate suscite tant de passions rencontrées. Mais le sectarisme de quelques-uns arrive même à culpabiliser les États-Unis de l’attaque terroriste des Tours Jumelles*. Comme l’a déjà démontré Régis Debray ―grand ami des frères Castro et des dictateurs communistes dans le monde―, quand il avait déclaré, en datte aussi avancée que 1979, que le goulag soviétique était un mot imposé par l’empire américain. Autre preuve très claire du déclin de la pensée logique conduisant au sectarisme politique.
    JLP
    -..-..-..-..-..-..-..-
    *. Mon article « Barack Hussein Obama appuie la construction de la mosquée dans la Zone Zéro. Ainsi on trahit la mémoire des victimes du 11-S », envoyé hier (16-08-2010) à Tribune libre de Vigile, est une information destinée à démasquer ce sectarisme antiaméricain.

  • Archives de Vigile Répondre

    17 août 2010

    C’est incroyable cette américanophilie de M. Pérez. Aveuglé à ce point est abyssal. Les USA sont parmi les pays les moins démocratiques sur cette planète. Tout est basé sur le gros capital, sur l’oligarchie dominante et ça n’a absolument rien à voir avec la démocratie. Bien sûr, les citoyens américains vont voter mais vous ne vous êtes pas aperçu que c’est celui qui peut aligner le plus de millions de dollars qui l’emporte ? Vous appelez ça de la démocratie ?
    Allende au Chili avait été élu démocratiquement, ITT (International Telephone and Telegraph) par la voie de l’organisation criminelle américaine la plus connue, la CIA, ont fait abattre ce même Allende parce qu’il refusait la mainmise de ITT sur tout le réseau téléphonique du Chili. Vous appelez ça de la démocratie ?
    Au ViêtNam, le président du sud ViêtNam, Ngô Dinh Diêm, a voulu tenter un accord avec Hô Chi Minh du nord dans le but d’arrêter la guerre fratricide et le bain de sang. La même chose lui est arrivé qu’à Allende, la CIA l’a fait assassiner. Pourquoi ? C’est payant une guerre. Le complexe militaro-industriel américain ont empoché des sommes fabuleuses. Il na fallait pas tarir la source des dollars même si ceux-ci étaient tachés du sang de millions d’innocents. Vous appelez ça de la démocratie ?
    Depuis la deuxième guerre mondiale les USA ont semé la mort et la misère partout sur le globe pour enrichir leur oligarchie, leurs multinationales. Ce n’est pas moi qui l’invente. M. Pérez sortez de votre bulle et avant de faire la leçon aux autres en disant des énormités, renseignez-vous. Des exemples d’horreurs, on pourrait en écrire des pages et des pages. Vous appelez ça de la démocratie ?
    L’hégémonie américaine achève. Rien sur cette terre n’est éternel. Un jour, une autre civilisation deviendra pléthorique, prendra la relève dans le massacre et la tuerie. Une guerre est toujours sale. Elle est toujours causée par l’argent et prend la forme de conquête de territoire, de religion ou plus ridiculement récent, la défense des femmes afghanes. Tous les prétextes sont bons, les sources sont toujours les mêmes.
    Je ne suis pas prophète mais je vous prédit que dans peu de temps, une catastrophe provoquée va se passer aux USA parce que les USA s’enlisent, perçoivent leur baisse de prestige et ne le supporte pas. La population en a marre de voir ses enfants se faire tuer inutilement autrefois en Iraq et maintenant en Afghanistan et voudrait que cette guerre s’arrête. Ce sera probablement l’Iran qui servira de faire valoir aux oligarques va-t-en-guerre. La catastrophe servira à motiver la population ignorante américaine à se venger de la même façon que le torpillage du paquebot Lusitania,pour la guerre 14-18, Pearl Harbor, pour la guerre 39-45, le scandale du golfe du Tonquin pour la guerre du ViêtNam, le 11 septembre pour la guerre en Iraq. Ce sont toutes de catastrophes programmées, nous le savons maintenant sauf pour les quelques crédules qui croient toujours les versions officielles. Réveillez-vous M. Pérez, il est grand temps, vous n’êtes plus un enfant à ce que je sache.
    Ivan Parent

  • Claude G. Thompson Répondre

    17 août 2010

    Monsieur Perez.
    Excusez-moi de vous le dire, mais vous souffrez d’aveuglement spécifique. Venir nous dire que les États-Unis sont un pouvoir indispensable pour le monde démocratique me laisse pantois. Nulle nation n’a aussi hypocritement semé la terreur dans le monde en infiltrant les régimes politiques de pays étrangers pour y commettre meurtres, attentats, assassinats et délits en tout genre par l’emploi de la corruption, du chantage et de menaces de représailles économiques.
    Ce bon peuple dont le gouvernement a expressément évité de bombarder Hiroshima et Nagasaki afin de pouvoir vérifier quels genres de dégâts provoqueraient leurs derniers joujoux de destruction alors que le Japon était au bord d’une inévitable défaite. Quelle hypocrisie.
    Et que dire des survols des camps de concentration dont on connaissait l’existence depuis 1941
    et qui ne furent jamais bombardés sous le fallacieux prétexte qu’on ne pouvait pas être certains des quartiers où étaient retenus les prisonniers juifs. En réalité, on a plutôt profité du scandale incommensurable que provoquerait la révélation de leur existence à la fin des hostilités. Les bons Américains avaient mis fin aux horreurs nazies et la démocratie avait triomphé.
    Ne parlons pas non plus du Vietnam, ni de l’Irak, ni de l’Afghanistan et des bonnes intentions capitalistes immorales et mercantiles des grands démocrates venus d’Amérique pour faire régner la paix et la démocratie chez les barbares du Moyen-Orient.
    Et que dire de la démocratie et des hautes valeurs morales de l’intelligentsia américaine envers son propre peuple où règnent illettrisme, violence, disparité économique, chômage, pauvreté endémique et misère sociale.
    Non monsieur, les États-Unis ne sont pas un pouvoir indispensable pour le monde démocratique. Les États-Unis sont devenus un pouvoir indispensable au service d’une oligarchie qui n’a de vues que pour ses intérêts propres et qui se fout du tiers comme du quart.
    Claude G. Thompson