Loi 78 ou Loi de la Terreur

Tribune libre 21 mai 2012


Je suis indépendant. Tout ce que je dis je le dis par conviction, un libre penseur qui n’a pas de patron et dont le seul salaire est celui de pouvoir s’exprimer librement. Quand je pense à l’adoption d’un projet de loi aussi abjecte que cette loi 78 je me dis au-diable la loi 78 et vive la "nouvelle démocratie!"..
En tant que citoyen libre pourquoi devrai-je me soumettre au dictat d’un gouvernement hors-la-loi ? Je me pose aussi la question suivante comment une loi créée et adoptée par un gouvernement qui fraye avec les milieux de la criminalité, peut-elle être considérer comme étant une loi ? La loi d’un gouvernement faux, misérable et démissionnaire sur toute la ligne.
Une loi adopter en fin de mandat par un gouvernement qui s’évertue à détruire tout mouvement de contestation, toutes oppositions et toute forme de libre association. La loi bâillon d’un gouvernement qui s’accroche désespérément au pouvoir comme un incendie s’accroche aux poutres d’un bâtiment fait de pâte et papiers, un château de cartes conçu pour mettre le feu aux poudres. Après l’escouade marteau et deux petites arrestations voici la loi matraque, la loi de la terreur, avec ses milliers d’arrestation arbitraires, douteuses et ses amendes salés aux odeurs de violence économiques. Et tout ça parce qu’un premier ministre rompu et corrompus aux milieux affairistes refuse d’écouter et de s’assoir à la table d’un moratoire. On voit bien où est et où va l’allégeance de ce monstre d’orgueil qu’est John James Charest.
Plus que jamais, aux yeux de l’intelligence collective voir aux yeux des institutions du savoir, ce gouvernement est une aberration sociale. On est loin des lieux d’une quelconque démocratie. Nous sommes plutôt dans le lieu privé et privilégié d’une richissime minorité, le gotha d’une bande de hors-la-loi qui font la loi au nom d’une économie absolue et totalitaire. Pour quelque centimes de leur précieuse bourse, ces "élus-minés en puissance" vous diraient en parlant de la lutte étudiante : plus corrompu et antidémocratique que ça tu meurs fusillé, les yeux bandés, le dos au mur, en criant justice et liberté !
Qu’on le veuille ou non l’adoption de cette loi fantoche ne survivra pas au tsunami des revendications étudiantes voir aussi les revendications du peuple. Les temps changent, le vent tourne. Personne n’est dupe. Cette loi confirme les craintes, chatouille les esprits, éveille les consciences, et souligne le grand malaise du capitalisme sauvage. Ce projet de loi, non moins sauvage, contient les spores des révoltes à venir. Ceux qui disent il faut que cela cesse, c'est ridicule, en parlant des mouvements de contestation étudiante ne savent pas faire la différence entre un état totalitaire et un droit fondamental. Et on ne peut ni parler, ni discuter, ni négocier avec un état totalitaire au pouvoir. Dans le long terme ce projet de loi signifie l’assassinat et l’empoisonnement de tout ce qui était beau, bien et bon au sein de notre société. Ceux qui disent que le gouvernement a mit ses culottes en adoptant ce projet de loi vont très vite s’apercevoir qu'il les a brûlé au lieu de les mettre
À nous de dénoncé cette loi marchande avec toutes les forces de l’intelligence. Les forces du savoir et de la liberté l’emporteront. Les journalistes et les médias à la solde de cet état d’imposture, les jaseurs et jacasseurs boréals ne réussiront pas à coups de sondage frauduleux à saboter les fondements même de ce qu’ils prétendent défendre: la démocratie…
Le but de la loi 78 est claire; elle est faite sur mesure pour détruire la venue d’un nouveau joueur : la démocratie directe. Ce nouveau joueur est en train de tout bousculer et elle fait peur aux gros joueurs de l'industrie. Elle fait peur aussi aux pantins qui nous gouvernent et qui n'hésite plus à trahir leur anciennes accointances. L'adoption de cette loi n'arrêtera pas le peuple de se doter d'une forme de démocratie beaucoup plus proche de lui et de ses intérêts. C'est inévitable. La machine est désormais en marche et rien ne l'arrêtera et cela grâce à la magie des nouvelles technologies, des réseaux sociaux et de l’internet. L'adoption de cette loi totalitaire sonne le glas des vieilles formes de démocratie dite « représentatives ». Le temps des « élus-minés » tire à sa fin et le gouvernement Charest malgré toutes les lois fascisantes de ce monde et la création d’escadrons de la mort ne réussira pas à arrêter le peuple, le progrès et l’avènement de la démocratie directe.
Nicodème Camarda
19 mai 2012


Laissez un commentaire



Aucun commentaire trouvé