Vous avez dit: "traduction simultanée"?

Chronique de Thérèse-Isabelle Saulnier

Dans son article "Méchante langue", (Le Devoir, 2 oct. 09), Christian Rioux mentionne la traduction simultanée comme solution linguistique lors de conférences de presse ou de débats. Avouons qu'il est quand même étrange et surprenant, surtout, que, lors de tout le grand barda qui s'est fait autour de l'anglais de Louise Harel, candidate à la mairie de Montréal, et même de celui de Pauline Marois, cheffe du PQ, personne n'ait envisagé une solution SI SIMPLE et SI ÉVIDENTE! Meu non! Nos deux bonnes femmes devaient aller, de toute urgence, suivre des cours d'anglais au plus sacrant et, en attendant, montrer patte blanche, en public, en insérant volontiers quelques phrases dans la langue de Shakespire, le sourire narquois - ou fier - au coin des lèvres! Non mais! Laissez-moi shak-respirer!
Je me rappelle que lors de ce grand barda, j'ai pensé, dans ma cuisine, à la traduction simultanée et, en écoutant la radio ou en lisant Vigile, source de mes lectures journalistiques, j'attendais que quelqu'un en parle. - Même pas... Jamais entendu, jusqu'à aujourd'hui, jusqu'à l'article de Rioux.
Des Christian Rioux devraient pleuvoir et pousser comme des champignons, particulièrement dans les officines de nos partis politiques, tant fédéraux que provincial. Arrêtons de niaiser et d'auto-dévaloriser notre langue de la sorte, langue qui, à ce que nous sachions, est toujours la langue officielle du Québec.
Debout! Politiciens et politiciennes! Trouvez votre traducteur ou traductrice perso, et GO!
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1 commentaire

  • Archives de Vigile Répondre

    4 octobre 2009

    Déja, le 24 septembre, Jean-René Dufort faisait cette suggestion à l'émission télévisée de M.-F. Bazzo.
    Assez ahurissant, en effet, qu'on ne l'entende pas plus souvent.
    Probablement que même une réflexion aussi simple peut être court-circuitée par nos complexes devant cette langue anglaise qui, comme on le sait, est parlée de Mercure à Pluton, et probablement dans plusieurs autres galaxies, en passant par le fond des océans où mollusques, crustacés et autres créatures des abysses conversent sans doute aussi dans la langue de Shakespeare.