Ruba Ghazal, bougie d’allumage de la ferveur souverainiste de QS?
23 octobre 2024
Bonjour M. Marineau,
Avec l’avènement de la gratuité des soins de santé, on a cru que la vie nous était dorénavant garantie, peu importe nos moyens financiers. De plus, on a tellement sacralisé la vie et la médecine, qu’on a oublié la réalité : la vie et la mort sont étroitement liées dans cette sacralité.
Il faut marcher en forêt pour réaliser tout à coup ce mariage : la vie et la mort se croisent en harmonie permanente dans ce mystère éternel et cosmique. Il faut s’abandonner à cette réalité.
Quant à la souffrance, elle est une sorte de plaie qui nous fait accepter notre disparition. Jusqu’où devons-nous souffrir pour accepter notre retour au néant et à l’humus nourricier?
Personnellement, je n’en sais pas encore jusqu’où, mais par chance, l’humain sait maintenant que les lois du Québec ne le rendront pas coupable, ni ne le condamneront pas à l’enfer éternel si par lui-même (et non par le système de santé) on l’endort pour qu’il ne souffre pas, sinon le moins possible pour trépasser et en finir avec la souffrance et les plaisirs de ce mystère.
François Champoux, Trois-Rivières
