Les médias sociaux et le milieu familial
4 janvier 2025
Bonjour M. Marineau,
Je me souviens de cela, il y a plus de 30 ans, nous avions arrêté de regarder la télévision durant les heures de repas, afin de favoriser les échanges avec nos ados. Je n’oserais dire que nous avons changé le monde.
Il m’est toujours surprenant de constater que l’éducation vient plus souvent de l’extérieure de la famille que des parents directement. Comme parents, nous ne pouvons que garder une ligne de conduite directrice, et le dialogue ouvert afin que les ados puissent faire référence à quelque chose et à des adultes qui ont une signification juste quand vient le temps de décider s’ils diront OUI ou NON devant des choix à exécuter. On ne tient plus la main de nos enfants, et ce, très tôt dans leur vie d'ado.
Oui, c’est très tôt dans la vie que nous sommes tous confrontés à faire des choix. Et ça, nos sociétés de consommation n’ont pas encore su remettre cette responsabilité entière aux futurs adultes de demain. C’est la consommation sans retenue. Nous voulons vivre «LIBRE», mais sans vraiment saisir les conséquences réelles à cette liberté. Celle-ci demeure une illusion, mais il faut l’apprendre sans trop de conséquences sur les jours à venir. L’équilibre ou la modération deviennent alors des mots à méditer par chacune et chacun, et ceux-ci ne sont pas tous égaux pour toutes et tous.
La Dre Marie-Ève Morin a fait un travail immense et remarquable en écrivant son livre «Dose ta vie; pour en connaître davantage sur les dépendances et les drogues» Les Éditions La Presse, 2024. La lecture de ce livre est à recommander à toutes et à tous, les adultes comme les adolescents.
Ici à Trois-Rivières, il y aura un Festi-Philo au printemps 2025 : c’est un événement qui se veut «grand-public»; j’ai recommandé pour cette prochaine rencontre que l’organisation retienne le thème «la Philo et les Ados», et qu’elle invite la Dre Morin comme principale conférencière. Je ne sais pas encore ce que les décideurs feront, mais personnellement, plus que jamais depuis que le monde est monde, les adolescentes et adolescents sont à privilégier par les éducateurs et parents en ce XXIe siècle naissant. Ce n’est pas encore le cas…
François Champoux, Trois-Rivières
