L'état actuel des infrastructures fait peur à voir: tout s'écroule, tout est à réparer mais il faut se résoudre à l'évidence qu'on en n'a tout simplement plus les moyens.

Si on ajoute les dépassements de coût qui font doubler ou tripler la facture de ces travaux, il faut comprendre que ça ne servira à rien de donner de l'argent à la graine à tel hôpital (300 hôpitaux au Québec) ou telle école (2370 écoles au Québec), car toutes les autres en ont autant besoin et on n'aura jamais assez d'argent pour les rénover toutes, alors arrêtons tout de suite les folles dépenses et assumons le fait de devoir vivre selon nos moyens avec les installations qu'on a.

Ci-dessus: Carte futuriste du métro de Montréal
On ne peut pas se permettre d'envisager 100 hôpitaux neufs, 350 écoles neuves, de remettre à neuf toutes les rues, routes et ponts, d’entreprendre la construction de nouveaux ponts (qui a dit 3è lien?), de remplacer toutes les conduites sous la rue remplacées (égouts et aqueducs), doubler la longueur des lignes de métro à Montréal, de construire des tramways, etc.

Ci-dessus: Construction du nouveau pont de l'Île-d'Orléans à Québec devant la Chute Montmorency
Tout ce qu'on peut encore faire, c'est tenter d'entretenir les installations existantes du mieux qu'on peut. C'est ce qu'on appelle l'approche de la broche et du "duct tape".

Il faut entrer en mode rafistolage. C'est tout ce qu'on peut se permettre.
L'ère où on croyait pouvoir tout se payer est bel et bien révolue et ne reviendra sans doute jamais.

Cela prendrait des milliards et des milliards de dollars qui ne seront plus jamais disponibles pour tout remplacer, mettre aux normes, remettre à neuf, bâtir du nouveau.
Ce qu'on avait les moyens de bâtir pour 5 millions il y a 50 ans, cela en prend 50 aujourd'hui. On ne pourra plus jamais bâtir sur la même grande échelle qu'à cette époque révolue. Tout est rendu hors de prix et rien n'indique que cela pourra s'arrêter un jour.

On n'a plus guère le choix: il faut désormais se contenter de faire un peu de rapiéçage par-ci, par-là, mettre un grillage sur un mur de briques chambranlant, mais pas le refaire au complet, mettre un seau par terre sous le plafond qui dégoutte dans le corridor d'hôpital. Et c'est la même situation qui se répète à la grandeur de la province, du pays, de l'Occident, du monde entier. On n'est pas les seuls, on n'est pas les pires.

Les gouvernements n'ont plus d'argent et sont endettés jusqu'au cou. Le déficit (Déficit 2025-2026 : Le budget de mars 2025 prévoyait un déficit comptable de 11,4 milliards), le remboursement de la dette (Dette nette : Elle est projetée à 254,5 milliards de dollars pour 2025-2026) et les intérêts sur la dette continuent de monter.

Il faut se résigner à devoir apprendre à vivre selon ses moyens, modestement, pauvrement. On s'est cru plus riches qu'on ne l'était vraiment en s'endettant et repoussant tout en avant. Dur retour à la réalité.

Des mesures d'austérités à tous les niveaux s'imposent, si impopulaires soient-elles. On ne peut plus vivre à crédit et dépenser sans limites; toutes les cartes et leurs marges de crédit sont pleines et étirées au maximum.

Tiens, ça tombe bien, il y a un bon spécial sur le "duct tape" à la quincaillerie cette semaine. Il faut bien commencer quelque part si on veut économiser sur les rénos.

Note 1: cliquez sur les termes surlignés en bleu pour approfondir davantage votre réflexion sur le sujet
Note 2: Pour avoir le détail de la somme de 500 milliards de dollars requises pour réparer les infrastructures, lire le commentaire plus bas.














Laissez un commentaire Votre adresse courriel ne sera pas publiée.
Veuillez vous connecter afin de laisser un commentaire.
3 commentaires
Réjean Labrie Répondre
26 février 2026Consultez le compteur de la dette québécoise en vertigineuse augmentation pour comprendre à quel point les gros projets coûteux sont devenus au-dessus de nos moyens collectifs.
Cela inclue d'autres calculs de montants que cela représente pour chaque citoyen et sa famille.
Cliquez ici: Compteur de la dette québécoise – IEDM/MEI
On vous propose de faire parvenir ce message au ministre des Finances:
Veuillez copier/coller ce message dans le corps de votre courriel et l’envoyer à: ministre@finances.gouv.qc.ca
Monsieur le ministre des Finances,
Je souhaite vous faire part de ma profonde inquiétude quant à l’état des finances publiques du Québec. Comme vous le savez, la dette du secteur public québécois dépasse maintenant les 349 milliards $. C’est l’équivalent d’un endettement de 154 501 $ pour une famille de quatre personnes ou de 49 168 $ par contribuable imposable.
Le gouvernement du Québec doit cesser de constamment gonfler la dette. Puisque le fardeau fiscal est déjà assez élevé, la solution passe par une réduction des dépenses publiques afin que nous puissions éliminer les déficits, pour ensuite commencer à réduire la dette.
Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ce message.
Veuillez accepter, Monsieur le ministre, mes salutations distinguées.
VOTRE NOM
Réjean Labrie Répondre
22 février 2026Lorsqu'on parle que cela va prendre des milliards de dollars pour réparer les infrastructures chancelantes, voyons ce que cela pourrait représenter pour une petite famille moyenne.
500 milliards divisé par 8 millions de citoyens = soixante-deux mille cinq cents dollars 62 500$
à débourser par chaque Québécois.
Si on fait un calcul rapide, pour une famille de 4, cela fait 4 x 62 500$ = 250 000 dollars que chaque famille devra fournir de sa poche au gouvernement pour qu'il réalise tous ces projets.
Chaque famille devra un quart de million de dollars au gouvernement.
On n'a plus le choix de se montrer réaliste et faire avec ce qu'on a, cesser de rêver en couleur, et ne plus entretenir de rêves de grandeur dont nous n'avons plus les moyens.
Réjean Labrie Répondre
21 février 2026Ce serait intéressant d'établir un tableau des prévisions des réparations et constructions à venir au Québec avec le coût anticipé.
Considérons quelques chiffres de divers projets déjà annoncés juste pour donner une idée de ce qui nous pend au bout du nez:
Transformation numérique de la SAAQ = 1,1 milliard
Transformation numérique du réseau hospitalier = 3 milliards
Coût grandissant du 3è lien = 11 milliards
Coût du tramway de Québec = 7,6 milliards
Coût anticipé du TGV Montréal-Toronto = 120 milliards
Réparation du système routier municipal et provincial = 40 milliards
Réfection des hôpitaux qui prennent l'eau = 9 milliards
Construction de nouveaux hôpitaux = 10 milliards
Réfection des écoles vétustes = 24 milliards
Construction de nouvelles écoles = 1,2 milliard
Construction de logements sociaux = 5 milliards
Allongement prévu du métro de Montréal = 10 milliards
Réfection sous les rues = 250 milliards
Jeux olympiques d'hiver à Québec = 7 milliards
Mettre aux normes l'approvisionnement en eaux potable des villes = 5 milliards
Estimé total des dépenses à venir, sans tenir compte des dépassements de coûts garantis:
500 gros milliards de dollars que nous n'aurons jamais pour financer le tout. Les coffres sont vides. On est à sec.
500 milliards, ça s'écrit aussi 500 000 000 000 de dollars.
Et ça se dit: un demi billion de dollars.
Un reportage portant sur le sujet serait utile pour démontrer qu'il faut se montrer réaliste et faire avec ce qu'on a, cesser de rêver en couleur, et ne plus entretenir de rêves de grandeur dont nous n'avons plus les moyens.