De tout temps a existé un décalage marqué entre le langage parlé et le langage écrit. Or avec l’avènement des médias sociaux, les frontières entre les deux formes langagières sont littéralement tombées sans coup férir si bien que le langage écrit s’est métamorphosé en borborygmes souvent carrément indécryptables. Le dialogue de rue est devenu la norme si bien que le commun des mortels [dont je fais partie] a renoncé depuis des lunes à tenter de communiquer avec ceux qui ont choisi d’ériger en credo la popularisation du langage écrit qui se retrouve complètement dépouillé de toute uniformité de structure essentielle à la compréhension du message du locuteur.
S’ajoute à ce phénomène irrespectueux à l’encontre de la structure de la langue celui du contenu des messages qui agit tel un projectile de défoulement systémique à l’égard de certaines personnalités médiatiques. À preuve le récent épisode disgracieux et éhonté de certains internautes envers la personne d’animatrices couvrant les prévisions météorologiques, des attaques virulentes sur leur physique ou sur leur habillement ad nauseam et, bien sûr, sous lecouvert ignoble de l’anonymat.
Les réseaux sociaux sont gangrenés de toutes parts. et par la piètre condition du contenant et par les vicieuses attaques du contenu. Ils sont soumis au climat de bar ouvert où tout est permis de la forme au fond du message. Ils nous plongent sans scrupule en plein farwest où la loi du plus fort fait office de tribune libertaire sur laquelle trône l’omnipotence du message et du messager. C’est le triomphe de la libre expression à tout vent propulsée sans ménagement tel un obus aux conséquences dévastatrices.
Quel gâchis!
Je rêve depuis plus de cinquante ans…
Je rêve depuis plus de cinquante ans
D’un pays en terre d’Amérique
Qui se libère des sorts maléfiques
Qui le harcèlent depuis tant de temps
Je rêve depuis plus de cinquante ans
D’un peuple qui ose s’affirmer
Et clamer sa soif de liberté
Par delà les carcans étouffants
Je rêve depuis plus de cinquante ans
D’une voix qui proclame ses convictions
Au-delà des stériles ambitions
D’un pouvoir bêtement avilissant
Je rêve depuis plus de cinquante ans
D’une nation québécoise française
Qui arrête de filer à l’anglaise
Devant un adversaire dénigrant
Je rêve depuis plus de cinquante ans
De reprendre fièrement mes cours d’eau
Mes forêts, mes mines, mes animaux
Et d’en disposer comme je l’entends
Je rêve depuis plus de cinquante ans
D’un Québec libre et souverain
Qui aspire à se prendre en main
Et à s’assumer toutes voiles au vent
Henri Marineau, Québec













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