Des publicités indépendantistes en Alberta

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Les séparatistes albertains sont les alliés objectifs du Québec dans le combat contre Ottawa


La colère contre les politiques du gouvernement Trudeau se fait sentir sur des panneaux publicitaires d'Edmonton et de Calgary. L'Albertain à l'origine de ces publicités est le fondateur d'un nouveau comité d'action politique qui réclame l'indépendance de l'Alberta.




Sur le panneau publicitaire situé à l’angle de la 99e rue et de la 63e avenue à Edmonton, il est inscrit « L’Alberta devrait-elle abandonner le Canada? »


« L’Alberta en a marre d’être maltraitée par le reste du pays », affirme le fondateur du comité Alberta fights back (L'Alberta se défend), Peter Downing.


Il y a 34 circonscriptions fédérales au total dans la province, alors qu’il en a 24 à Toronto et 18 à Montréal. « L’Alberta n’est pas la priorité d’Ottawa », déplore-t-il.



« Les politiciens peuvent sympathiser avec l'Alberta autant qu'ils le souhaitent, mais la réalité électorale demeure la même : ils doivent séduire l'Ontario et le Québec et c'est contraire aux intérêts de la province », soutient Peter Downing.


Il demande un référendum pour l’indépendance de sa province. « Nous avons l'habileté de nous séparer », dit-il.


Peter Downing a jusqu’à maintenant accumuler 2800 $ depuis la création de son comité d’action en janvier. Il paie environ 225 $ par panneau publicitaire.


« Ça ne coûte pas cher et ça aura un impact majeur pour convaincre d’autres Albertains à rejoindre la cause », croit-il.


Face à ce type de mobilisations, comme celles des gilets jaunes ou des convois de camionneurs, le politologue Frédéric Boily se demande si les grands partis seront en mesure de répondre à toutes ces frustrations ou si cela deviendra la cause de partis marginaux comme celui de Derek Fildebrandt en Alberta et celui de Maxime Bernier au fédéral.


« Les partis politiques verront certainement de potentiels effets négatifs de cette colère. C'est quand même un avertissement qu'il pourrait y avoir des débordements et donc il faut que l'on calibre le discours », explique Frédéric Boily, qui suggère que le gouvernement devrait prêter une oreille attentive à ces mouvements de contestation.


Les affiches publicitaires de Peter Downing resteront jusqu'au 25 février.




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