Haro sur la pétrodépendance

Un nouveau site Web présente des projets développés au Québec pour réduire notre consommation d’or noir

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Vivre sans pétrole

Au lieu de répéter qu’il a l’intention de favoriser l’exploitation pétrolière au Québec, le gouvernement Marois devrait dès maintenant investir dans les technologies qui permettraient de réduire notre dépendance aux hydrocarbures. C’est ce que soutient le porte-parole d’Équiterre, Steven Guilbeault.
« Soit on réduit notre dépendance au pétrole en investissant dans une panoplie de mesures, soit on investit dans de nouvelles infrastructures pour favoriser le développement de l’industrie pétrolière au Québec », a-t-il affirmé lundi, au moment où le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) lançait un site Web présentant des projets développés pour réduire notre consommation de pétrole.
M. Guilbeault se dit en effet convaincu que l’État devra injecter des fonds publics afin de favoriser l’implantation des pétrolières. Il pourrait par exemple s’agir de construire des infrastructures portuaires, des routes ou encore des installations de traitement des eaux usées. « C’est de l’argent qui ne sera pas disponible pour développer des projets » qui permettraient de réduire notre dépendance à l’or noir.
Au Canada, a-t-il rappelé, les gouvernements octroient plus de deux milliards de dollars chaque année aux compagnies pétrolières, surtout pour l’exploitation des sables bitumineux.
Une vitrine sans pétrole
Pour le directeur général du RNCREQ, Philippe Bourke, le fait d’exploiter le pétrole québécois ne concorde par ailleurs pas avec la volonté du Parti québécois de réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Or, il importe selon lui plus que jamais de prendre progressivement le virage vers un Québec « sans pétrole ».
« Le pétrole est une énergie non renouvelable, polluante et de plus en plus chère, a-t-il fait valoir. Le Québec en est dépendant à 38 % dans sa consommation d’énergie primaire. Pourtant, nous avons la chance de posséder des sources d’énergie propres et renouvelables pour le remplacer, ainsi que des technologies et un savoir-faire considérables en matière d’économie d’énergie, d’efficacité et de substitution énergétiques. »
L’organisme a d’ailleurs lancé lundi le site La vitrine du Québec sans pétrole, qui présente divers projets développés un peu partout dans la province pour réduire la consommation d’or noir.
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Consultez les données du ministère des Ressources naturelles concernant la provenance des importations pétrolières au Québec


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