Tramway de Québec

L’acceptabilité sociale selon Legault

Le Conseil de sécurité de l'ONU au banc des accusés

Tribune libre

 


Les politiciens font parfois preuve d’aberrations surprenantes, voire contradictoires. Ainsi en est-il du premier ministre François Legault dans deux dossiers fort d’actualité, à savoir le tramway dans la Capitale nationale et l’allègement de la norme sur la nickel dans l’air.

Alors que le premier ministre utilisait très rarement les termes «acceptabilité sociale» auparavant, voilà qu’il en fait son cheval de bataille pour marquer sa réserve eu égard au tramway. Par contre, dans le dossier sur le nickel, François Legault reste complètement muet sur l’acceptabilité sociale alors que, dans les faits, le rehaussement de la concentration de nickel tolérée dans l’air par le ministère de l’Environnement, a été dénoncé par la Ville de Québec et de nombreux regroupements citoyens de la capitale.

Inutile de vous dire que les députés de l’opposition s’en sont donné à coeur sur l’attitude pour le moins paradoxale du premier ministre dans ces deux dossiers, notamment le député solidaire de Jean-Lesage, Sol Zanetti, qui a lancé, avec un brin d’ironie que «Les gens de Limoilou, les gens de Beauport, les gens de Québec sont en furie. L’acceptabilité sociale, ça ne compte plus quand il s’agit de satisfaire une multinationale, c’est juste bon pour retarder le transport collectif».

Dans ces deux dossiers, je suis porté à croire que le politique joue un grand rôle. En effet, dans le dossier du tramway, le rétrécissement d’une partie du boulevard René-Lévesque va ralentir la circulation des automobilistes des régions environnantes de la capitale, des électeurs potentiels pour la CAQ. Quant à l’allègement de la norme sur le nickel dans l’air, il m’apparaît qu’on sacrifie l'air des gens de Québec pour sauver des jobs à Bécancour.

Quoi qu’il en soit, l’acceptabilité sociale telle que perçue par François Legault joue dans un scénario du deux poids, deux mesures. En bref, de la petite politique de bas étage qui risque de rebondir avec fracas au visage du premier ministre lors de la campagne électorale.

Le Conseil de sécurité de l'ONU au banc des accusés

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, n’a pas été tendre envers le Conseil de sécurité de l'ONU alors qu’Il s’adressait aux membres pour la première fois depuis le début de l'invasion de son pays par la Russie.

«Le Conseil de sécurité existe pour maintenir la sécurité et la paix. Mais où est la paix aujourd’hui? Où sont les garanties que les Nations unies sont censées apporter?» a demandé Volodymyr Zelensky aux membres du Conseil réunis d'urgence, incluant la Russie, pour se pencher sur les exactions qui ont été commises à Boutcha, en banlieue de Kiev, par l'armée russe.

Dans une allocution vidéo, le président ukrainien a dénoncé la paralysie du Conseil de sécurité eu égard à une guerre qui viole clairement l'article 1 de la Charte des Nations unies, celui-là même qui érige le maintien de la paix et la sécurité internationale comme le but premier de l'organisation.

« Les crimes les plus horribles depuis la Seconde Guerre mondiale ont été perpétrés dans notre pays», a dénoncé M. Zelensky. «Je m'adresse à vous au nom de ceux qui sont morts à Boutcha, qui ont pris des balles dans le dos, dans la rue, dans leur appartement, dans leur maison. D’autres ont été jetés dans un puits, certains ont été tués dans leur voiture alors qu’ils tentaient de fuir, des femmes ont été violées devant leurs enfants, on a décapité certaines personnes», a poursuivi M. Zelensky.

«Tout cela a été fait par un membre du Conseil de sécurité des Nations unies. Si ça continue, on ne pourra dépendre que des armes pour assurer notre sécurité et non plus du droit international», a mis en garde M. Zelensky. « Êtes-vous prêts à laisser tomber le droit international?», a-t-il lancé d’un ton lapidaire.

En bref, deux hypothèses s’offrent au Conseil de sécurité de l’ONU pour trancher le nœud gordien. Ou bien il expulse la Russie à titre de membre ayant droit de veto, ou bien il se transforme complètement en évitant de se placer dans des culs-de-sac inextricables. Pour l’instant, il se retrouve muselé par ses propres règles...

Allocution de Volodymyr Zelensky (traduction française)

https://www.youtube.com/watch?v=AT8Xi5OCnTI&ab_channel=FRANCE24


Henri Marineau, Québec




 


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Henri Marineau1782 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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