"Chaque homme a deux patries, son pays et la France !"

La belle histoire de la frégate " l'Hermione"

Appelée aussi frégate de la Liberté

Chronique de Marie-Hélène Morot-Sir

Ce magnifique vaisseau de 45 mètres, doté d'une voilure de plus de 1500 m2 répartie sur trois mâts, possédant aussi vingt six canons de douze, avait été construit lorsque Gilbert du Motier, mieux connu sous le nom de marquis de la Fayette, était venu confier au Roi Louis XIV en 1778, les énormes besoin d'aide, attendus de l'autre côté de l'Atlantique .
En effet ce jeune homme décidé était revenu, tout exprès, d'Amérique du Nord, où depuis déjà deux ans, il était allé aider les insurgés anglais des colonies britanniques, qui s'étaient révoltés contre le gouvernement de Londres. Il était parti malgré l'avis de sa famille, car il n'était pas encore majeur à cette époque-là. Il avait donc été obligé d'appareiller depuis l'Espagne, échappant de justesse aux lettres de cachet envoyées par sa famille, pour l'arrêter dans son projet. Ne pouvant par conséquent se servir de sa fortune personnelle, il avait été aidé par le comte de Brooglie qui avait acheté et armé un navire, baptisé aussitôt "la Victoire" par le jeune enthousiaste. Il avait donc mis à la voile le 26 avril 1776.... Son arrivée au Congrés de Philadelphie fut accueillie avec l'enthousiasme que l'on sait, et son aide auprés de George Washington, qui lui confia par la suite l'armée de Virginie, fut la bienvenue.
Pourtant devant le dénuement des insurgés, malgré quelques batailles gagnées comme à Saratoga en septembre 1777, mais bien d'autres batailles difficiles perdues, devant une armée anglaise bien organisée ( la Brandyvine, Savannah...) il prend la décision de rentrer en France, pour demander l'aide du roi . Les insurgés avaient bien déclaré leur indépendance le 4 juillet 1776 indépendance que la France avait reconnue, mais il leur était impossible de la gagner sans une réelle aide extérieure. La Fayette expose au roi les énormes problèmes logistiques en hommes et en matériels qui se posent aux Insurgés, et bien sûr, toute l'aide dont ils ont un cruel besoin.
C'est ainsi que le 21 mai 1780 La Fayette peut retourner en Amérique, il s'embarque sur l'Hermione, flambant neuve, sortant tout juste de l'arsenal du Roi à Rochefort. Il emmène avec lui trois cents vingt six marins et soldats mais aussi quatre mille uniformes et chaussures car les troupes de Washington étaient principalement composées de simples miliciens mal chaussés et mal vêtus qui luttaient pied à pied, dans la neige et le froid de l'hiver, pour leur indépendance..
Aujourd'hui, depuis 1996, date où ce formidable projet a pris jour, cette frégate fine boulinière, est reconstruite à l'identique, près de la Rochelle exactement dans le même arsenal de Rochefort, juste à côté de la grande corderie Royale de Louis XIV. Le chantier est ouvert au public, et toutes les étapes de sa construction y sont commentées, devant la frégate qui se dresse là, immense, impressionnante...émouvante aussi ! Voir sur le site : [www.hermione.com->www.hermione.com]
Encore un an de travail pour fignoler les peintures et les derniers ajustements avant de prendre la mer et de pouvoir traverser l'Océan Atlantique en 2011, en refaisant ainsi le trajet de ce mois de mai 1780, du jeune marquis de La Fayette, .
La France avait déjà envoyé quelques secours comme par exemple avec l'amiral Henri comte d'Estaing, arrivé des Antilles, qui avait apporté son aide au moment de la bataille de Savannah en septembre 1779, mais la ville se défendit âprement et resta anglaise, l'amiral français blessé remonta sur ses navires, et poursuivit sa route aux ordres du Roi.
Il y eut aussi l'escadre particulièrement importante de l'amiral de Ternay qui était arrivée à conduire en Amérique du Nord le corps expéditionnaire du général Rochambeau en 1779, en passant avec adresse à travers la surveillance anglaise, et enfin l'amiral de Grasse, commandant la flotte française, arriva à la baie de la Chesapeake afin de bloquer tous les secours apportés par les navires anglais qui pourraient parvenir à Lord Cornvallis, enfermé dans Yorktown avec toute l'armée anglaise de Virginie, tandis que les forces conjuguées de Washington, de Rochambeau descendant du nord et de La Fayette avec l'armée de Virginie convergeaient vers Yorktown et remportaient une victoire décisive, c'était le 19 octobre 1781..
La capitulation de l'armée anglaise à Yorktown, qui avait été précédée de la défaite navale anglaise devant la baie de la Chesapeake sous la flotte française de l'amiral de Grasse du 9 septembre 1781, retentit comme une bombe en Angleterre : un mythe s'écroulait !
L'Anglais Callender écrira plus tard avec une amertume non feinte : "Ce n'est pas la déclaration d'indépendance qui a donné le jour aux Etats-Unis, ce fut la bataille de la Chesapeake qui décida l'issue finale de la guerre, réduisant en cendres notre ambition grandiose de conserver l'Amérique du Nord sous l'obédience de la couronne d'Angleterre."
Les Américains ne sont pas moins catégoriques : " Sans l'aide des Français, sans la victoire navale de l'amiral De Grasse,ce n'est pas la capitulation de Cornwallis mais bien celle de Georges Washington que l'Histoire aurait enregistrée à Yoktown !"
L'aide de la France s'est avérée si totalement déterminante que des remerciements officiels furent votés au congrès de ces jeunes états d'Amérique, des remerciements à la France, à sa Majesté très chrétienne, à l'amiral de Grasse, au général de Rochambeau, et bien entendu à La Fayette..
"Aussi longtemps que la gratitude sera une vertu, vos noms et celui de la France seront chers au peuple de nos Etats Unis d'Amérique .."
Quant à Thomas Jefferson convenant sans restriction aucune, que sans l'aide de la France, il n'y aurait pas eu d'indépendance, il rendit un vibrant hommage sincère aux Français et déclara avec enthousiasme :
" Chaque homme a deux patries, son pays et la France !"
Pour terminer cette page d'Histoire la France ne demanda pas le remboursement de la dette de guerre pour ses cinq mille morts restés à jamais sur le sol américain, ni pour les vaisseaux perdus ni pour tout le reste comme c'est l'usage .. les jeunes états unis qui venaient tout juste de naître, n'en n'ayant évidemment pas les moyens. Pourtant cent cinquante ans plus tard lorsque ces mêmes Etats Unis viendront aider la France à leur tour, ils exigeront d'être immédiatement remboursés de leurs frais de guerre, sans même se rappeler ni de la générosité de la France à leur égard ni de leur propre dette !..

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Marie-Hélène Morot-Sir151 articles

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Auteur de livres historiques : 1608-2008 Quatre cents hivers, autant d’étés ; Le lys, la rose et la feuille d’érable ; Au cœur de la Nouvelle France - tome I - De Champlain à la grand paix de Montréal ; Au cœur de la Nouvelle France - tome II - Des bords du Saint Laurent au golfe du Mexique ; Au cœur de la Nouvelle France - tome III - Les Amérindiens, ce peuple libre autrefois, qu'est-il devenu? ; Le Canada de A à Z au temps de la Nouvelle France ; De lettres en lettres, année 1912 ; De lettres en lettres, année 1925 ; Un vent étranger souffla sur le Nistakinan août 2018. "Les Femmes à l'ombre del'Histoire" janvier 2020   lien vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=evnVbdtlyYA

 

 

 





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14 commentaires

  • Marie-Hélène Morot-Sir Répondre

    23 décembre 2012

    Tout à fait désolée de constater une malheureuse erreur de frappe, non remarquée jusqu'à aujourd'hui.. il faut lire, bien entendu, le "roi Louis XVI" et non pas Louis XIV !!

  • Marie-Hélène Morot-Sir Répondre

    23 décembre 2012

    Tout à fait désolée de constater une malheureuse erreur de frappe, non remarquée jusqu'à aujourd'hui.. il faut lire le "roi Louis XVI" et non pas Louis XIV !!

  • Marie-Hélène Morot-Sir Répondre

    27 décembre 2009

    A Monsieur Bergeron, merci de nous dire combien vous avez apprécié votre visite à Rochefort, au chantier de la frégate Hermione, si impressionnante à voir s'élever jour aprés jour ..Une si belle frégate du 18ème siècle, telle qu'on aurait pu la voir à cette époque..Il nous tarde donc de l'admirer fendre les mers...
    La Corderie royale toute proche est bien évidemment à voir aussi. Elle est née de la volonté de Louis XIV et de Colbert, entre 1666 et 1670 sur la place même du grand arsenal qui comprenait alors la fonderie, les magasins généraux,la forge la poudrerie.. et dans cet arsenal plus de cinq cents navires et vaisseaux seront construits au total.
    Cette corderie Royale est un bâtiment assez curieux au premier abord, il attire les regards par son exceptionnelle longueur, en effet il mesure 374 mètres de long sur 8 de large , il avait été bâti sur un radeau de chênes parce que le terrain était marécageux et était donc nettement instable .. C'est là que tous les cordages pour les navires étaient fabriqués, des cordages d'au moins une encâblure, c'est à dire 200 mètres de long, d'où la longueur du bâtiment lui-même .. les techniques de la fabrication de ces cordages y est décrite et on peut voir les machines qui servaient à les faire.. En 1944 les Allemands dépités d'être obligés de repartir, y mirent le feu et la corderie faillit disparaître ..
    A Monsieur Julien et à Madame Teasdale veuillez cesser de vous chipoter vous le savez vous êtes chers à mon coeur tous les deux.

  • Archives de Vigile Répondre

    27 décembre 2009

    Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, je tiens à vous rappeler madame Teasdale que VIGILE est un forum indépendantiste québécois et qui s'y frotte s'y pique!
    Je suis très fier de collaborer à VIGILE par mes nombreuses interventions et vous recommande plutôt le ''Globe and Mail'' pour les vôtres.
    Vigile fait la promotion de l'indépendance du Québec et madame Morot-Sir est l'une des nôtres par sa contribution extraordinaire. Je suis assuré qu'elle ne pense pas que mon intervention ait dénaturé ses propos, bien au contraire.
    Au plaisir madame Morot-Sir de vous lire parce que précisément, vos articles contribuent à faire avancer notre cause.

  • Archives de Vigile Répondre

    27 décembre 2009

    Cessez de jouer à l'autruche madame Teasdale; vous savez très bien que les francophones comme vous n'ont aucun avenir en Alberta et suis assuré que vos petits enfants ne parleront plus un traître mot de français dans l'avenir si cela n'est déjà pas fait. J'en ai pour preuve ma meilleure amie de secondaire V qui est partie vivre à Calgary en 1977 et qui aujourd'hui est pratiquement incapable de tenir une conversation téléphononique en français avec moi. On ne parlera pas de ses enfants qui s'expriment uniquement en anglais. Cela madame ce n'est pas de la fiction, c'est la triste réalité. Que cela vous plaise ou non!
    La francophonie canadienne hors-Québec est un échec lamentable. Tous les commissaires aux langues officielles du canada des 20 dernières années le reconnaissent sauf vous. Cela n'est pas de la partisanerie; ce sont les faits! Je regrette que vous les fédéralistes soyez toujours dans le déni. Votre Canada n'existe que dans votre tête. C'est une fiction!
    Le seul endroit où la société civile fonctionne en français au canada; c'est au Québec.
    Au fait, étiez -vous pour l'adoption de la Charte de la Langue Française en 1977? Cette loi qui a francisé les enfants des immigrants mettant fin pour un moment au recul du français au Québec.
    Non madame Teasdale; je ne fais pas de basse politique sur le magnifique article de Marie-Hélène Morot-Sir. Je pense plutôt que ce n'est pas sur des personnes de votre trempe, qu'il faut compter pour assurer l'avenir du français au Québec.
    Aussi, dites-moi que j'ai tort sur le fond concernant ce qu'est devenu votre beau Canada en 2009. Votre Canada gouverné par les christians born again de l'Alberta, les compagnies pétrolières, les militaristes, les anti-gais, les pro-peine de mort et les fabricants d'armes. Saviez-vous que c'est en Alberta que le Ku Klux Klan canadien est le plus actif. Et ne venez pas me parler d'Ignatiev qui pourrait faire la différence. Il est du même acabit que Harper. Seule la coalition établi par le BLOC- LE PARTI LIBÉRAL de Dion et le NPD aurait pu sauver votre Canada. Il est trop tard! Avez-vous imaginé un seul instant les séparatistes sauvant votre beau Canada.
    Oui madame Tesdale, il n'y a pas plus aveugle que celui qui refuse de voir. Lorsque votre eau potable sentira et goutera les hydrocarbures; peut-être aurez-vous le goût de revenir vivre au Québec. Vous y serez toujours la bienvenue parce que malgré ce que vous pouvez en penser aujourd'hui, votre seule patrie restera le Québec. En Alberta, vous êtes en exile!

  • Archives de Vigile Répondre

    27 décembre 2009

    Dommage qu'un certain personage se serve d un si beau récit de mon amie, pour faire de la petite politique canadienne. Enfin...c est pas joli.

  • Archives de Vigile Répondre

    27 décembre 2009

    Madame Teasdale, c'est justement en se libérant de la tribu des french-canadian de service et de la colonie intérieure canadian que les québécois doivent s'ouvrir sur le monde et faire partie du grand concert des nations.
    Si cela continue, cela deviendra une question de vie ou de mort. Le Canada se déshonore sur le plan international. Nous sommes perçus maintenant comme un pays qui ne respecte plus aucun des ses engagements internationaux tant sur le plan de l'environnement que de celui des droits humains. On en a eu un apperçu avec les histoires de la torture. Même Trudeau n'y reconnaîtrait plus ses petits. Ce pays est dirigé par des bigots, des militaristes et des hypocrites.
    L'extraction du pétrole des sables bitumineux est sur le point de devenir la plus grande catastrophe écologique du XXI ème siècle. Nous devenons la honte de la planète du moins ce qu'il en reste.
    L'heure du choix arrive pour la nation québécoise. Ce choix qui consistera à construite ici sur notre sol, une société française, laïque, écologiste et pacifiste.
    Vive le Québec libre!

  • Archives de Vigile Répondre

    26 décembre 2009

    Chère Marie-Hélène tu es toujours aussi intéressante meme le 24 décembre tu prends le temps de nous instruire.
    Merci du clin d oeil pour que je puisse venir te lire.
    Joyeuses Fêtes a toute la tribu.
    Louise Teasdale
    Calgary

  • Jacques Bergeron Répondre

    26 décembre 2009

    Chère madame,
    jai bien aimé cet article sur le célèbre bateau de la Fayette.
    Lorsque les Étatsuniens se sont fâchés contre la France,je m'étais permis d'écrire un court texte sur ce que ce pays devait à la France. À une autre occasion,j'avais écrit un autre court texte, en réponse à quelqu'un qui avait écrit que la France devait être heureuse de l'intervention des Étatsuniens d'Amérique lors de la dernière guerre, en oubliant que n'eut été de Lafayette il n'aurait pas été ce pays qui a pu agir sans demander la permission à la maison mère,appelée Angleterre, alors que le Canada, en ce début du «21ème» siècle, a encore de la difficulté à agir comme un pays indépendant, préférant recourir aux bons services de l'Angleterre lorsqu'il doit prendre position sur certains sujets. Par ailleurs, vis-à-vis la minorité de langue Française canadienne, que l'on peut appeler «Canadienne-française québécoise ou du canadienne» tout court, ce pays poursuit les mêmes objectifs que sa maison-mère, à savoir: l'assimilation de ses concitoyens et concitoyens de langue française en utilisant, pour ce faire, son gouvernement et sa cour suprême.Revenons à votre sujet,La Fayette et la goélette l'Hermione en l'occurrence! Jai eu l'occasion,en 2001, de visiter l'atelier/musée/chantier maritime où on reproduit la «Frégate de la liberté; l'Hermione», avec les fonds recueillis auprès des donateurs qui veulent bien participer au financement de la construction de ce bateau.On peut aussi visiter à cette occasion, l'atelier qui construit, (ou produit)les cables nécessaires à la navigation de ces grands voiliers.On devrait toutes et tous se faire un devoir de visiter cet endroit nous rappelant de si beaux souvenirs à tarvers l'Histoire ed la France et ds «USA» et celle qui est la nôtre depuis que Jacques Cartier est venu planter la coix du «Roy de France» à Gaspé,en 1534.

  • Gaston Boivin Répondre

    24 décembre 2009

    Pour faire suite au commentaire de Grand-papa, l'association des familles Gosselin du Québec, sur son site, fait la biographie de Clement Gosselin, menuisier et officier(Major), 1747-1816, résident de l'île d'Orléans. Son histoire(très intéressante) est celle de ces quelques Canayens qui combattirent avec les Américains durant la guerre d'indépendance américaine, tant en terre américaine que canadienne: Voir à ce propos:
    http://www.genealogie.org/famille/gosselin/base/clement.htm

  • Archives de Vigile Répondre

    24 décembre 2009

    Il y avait aussi des Canayens à Yorktown :
    « Le régiment descendit ensuite la rivière Hudson et se joignit à l'armée principale en route vers Yorktown. À minuit le 2 septembre 1781, 270 hommes du régiment de Hazen et d'autres unités arrivèrent à Chritina Bridge sur la rivière Delaware. Les unités débarquèrent leurs bateaux et transportèrent leurs provisions pour l'armée continentale à Elk Landing (actuellement la ville de Elkton au Maryland) pendant trois jours les bateaux chargés de provision arrivèrent. Le 24 septembre 1781 le régiment de Hazen fut à nouveau assigné à l'armée principale. Après le cantonnement à Williamsburg (près de Yorktown dans le sud) {le régiment de Hazen arriva à Yorktown le 28 septembre 1781.
    Le régiment prit part au siège sous le commandement du lieutenant colonel Edward Antill en tant que portion de la brigade de Moses Hazen sous les ordres de la division de Lafayette. Selon Lafayette lui-même, les Américains ne tirèrent pas un seul coup de fusil mais n'utilisèrent que leur baïonnette. La colonne sous le général Peter Muhlenberg et Hazen avancèrent en parfaite discipline et en merveilleuse stabilité. Le bataillon de Vose fut déployé sur la gauche et le reste de la division et l'arrière-garde prirent successivement leur position sous les feux de l'ennemi sans jamais répliquer en ordre parait et en silence.
    ..Relevé le 6 décembre 1781 de la Brigade de Hazen et assignée au département du centre. Une portion du régiment de Hazen se rendit à Lancaster Pennsylvanie où ils gardèrent les prisonniers capturés pendant le siège de Yorktown. Le régiment de Hazen s'acquitta de cette tache pendant dix mois avec des prisonniers à Lancaster, York et Reading (Connecticut).»
    « Le 2e Régiment Canadien (Moses Hazen) (Vainqueur à Yorktown en 1781) :
    Clément Gosselin - Louis Gosselin - Germain Dionne - Robert Olivier - Alexandre Feriol - Philippe de Liebert - Antoine Paulin - Amable Paulin - Antony Selin - Pierre Ayotte - Louis Marney père - Louis Marney fils - Antony Selin - Laurent-Bruno Tremblay - Augustin Charboneau -- Benjamin Mooers - MacPherson - François Martin Pelland »
    Extrait de Wikipédia
    Je me souviens

  • Archives de Vigile Répondre

    24 décembre 2009

    Vous savez chère Marie-Hélène, il y a aux États-Unis toutes sorte de monde comme vous vous en doutez bien, mais s'il est une chose qui est spécifique a la majorité des citoyens d'un Empire, c'est bien la grosseur de leur nombril, au point parfois de regarder avec un brin de pitié ceux qui n'ont pas la chance d'en faire partie.
    S'il reste aux États un vieux fond de gratitude envers la France, il doit être enfouis sous des tonnes de patates frites !
    Merci de votre belle page d'histoire, et d'aimer tant le Québec.

  • Archives de Vigile Répondre

    24 décembre 2009


    Cette page de l'histoire des États Unis, nous la
    connaissons trop peu. Merci de votre article si
    intéressant. J'ai constaté en effet aux États Unis
    une sympathie et un attachement particulier des
    Américains pour la France. Je demeure surpris de
    rencontrer beaucoup d'Américains qui connaissent le
    français à fond.

    JRMS

  • Archives de Vigile Répondre

    24 décembre 2009

    ... et au moment du désaccord sur l'invasion de l'Irak, ils changèrent le nom des french fries pour liberty fries...
    Merci, chère madame marie-hélène, de nous faire profiter de vos connaissances historiques encyclopédiques. Puisse votre récit nous rappeler, de façon durable, que la France sait porter secours aux peuples qui se prennent en main.