Lettre au PQ, QS et ON - 2

En réponse aux très nombreux commentaires

Tribune libre

Chers amis, premièrement merci pour cette quantité de messages très intéressants et ces prises de positions fortes et bien exprimées en réponse à mon dernier texte. Cela fait partie de la mobilisation que d'échanger ainsi, de briser l'isolement, de constater la force du groupe, dans la diversité des opinions.
Vos commentaires divers, quelquefois opposés ou contradictoires, mais probablement tous justes selon l'endroit où l'on se place, me forcent à tenter d'éclaircir ma propre pensée de gars du peuple et à tenter de voir plus clair en moi-même. Mon manque de connaissances profondes de la chose politique, mon approche plutôt instinctive, me demandent ici de simplifier l'image qui s'offre à moi et la réalité qui se présente à nous tous. Car si nous regardons de trop haut le chemin qui reste à parcourir, si nous regardons tout le paysage, toute la complexité de la topographie, nous ne voyons plus de chemin à emprunter, nous ne trouverons plus de solution. Et le découragement qui s'en suit, trop souvent vécu au Québec, découragement qui nait de cette situation de confusion, n'a pas sa place dans le cadre d'une marche vers l'indépendance nationale. Il faut je crois, à cause de l'urgence de la situation actuelle, regarder à court terme et ensuite, une fois la route entreprise, une fois une petite étape franchie, il nous faudra projeter pour le plus long terme. Mais là pour tout de suite, c'est ICI ET MAINTENANT !
C'est ce qui, dans mon texte précédent, me faisait utiliser la phrase «les intérêts supérieurs du Québec», pour montrer ici qu'il ne pouvait être aucunement question d'opportunisme politique de la part de personne, et aussi pour indiquer que toutes les forces, même celles qui nous semblent imparfaites pour le long terme, même celles qui nous ont semblés ternes ou déficientes dans le passé, toutes les forces nationales dis-je, sont ici nécessaires et doivent conjuguer leurs efforts, à court terme.
Tous vers un but commun, peu importe le moteur intérieur, en autant que le pays passe avant tout.
Je fais ici appel au principe de réalité. Permettez-moi d'être réducteur pour ne pas être trop long, mais la réalité en ce moment, en juin 2012, c'est un PQ de Madame Marois, loin de la gauche qu'on souhaiterait et beaucoup trop loin de l'indépendance pour nous rendre heureux. Un déjà vieux PQ qui sent trop « l'establishment », nous le savons tous. Mais c'est une grosse machine qui marche encore et nous avons à prendre la route, alors il nous faut l'utiliser et il n'y a pas de mal là-dedans. Ensuite un QS avec de beaux idéaux d'égalité des chances et de regroupement communautaire, enfin plein de belles idées qui me font plaisir à plusieurs égards, mais encore une fois, un QS peu déconnecté de l'idée de souveraineté. Plusieurs ont nommé ici la sortie de Madame David qui plaçait l'idée Gauche-Droite devant tout. Elle n'a pas entièrement tord, on est devant deux visions du monde, deux visions de la vie, les néo-libéraux qui veulent installer leur système quasi féodal et ceux qui désirent un monde basé sur le bien-être des citoyens et la défense de leurs droits. Sauf que dans mon livre à moi et c'est la raison de ma sortie ici, la seule façon pour le Québec de se diriger vers un monde plus égalitaire, plus juste, plus libre et plus humain, c'est de faire immédiatement l'indépendance et de former un pays....
POUR ENFIN SORTIR DE L'ANGLO-SPHÈRE DE MONSIEUR HARPER ET DE SA GANG DE COLONIALISTES BRITANIQUES QUI FUCKENT LE MONDE ENTIER EN CE MOMENT!
Ensuite, pour continuer, nous avons Monsieur Aussant et Option nationale. Un parti tout neuf, vraiment bien, mais qui à lui seul, ne fera pas grand-chose sur la carte électorale. Cependant, leurs idées concernant l'indépendance ont le mérite d'être claires et dans le bon ordre des priorités! MAIS, qui pourrait rêver à ce qu'ils prennent le pouvoir aux prochaines élections? Alors le topo me semble clair.
Dans mon pauvre cerveau de plébéien, il m'apparaît limpide, que pour réussir à sauver les meubles à court terme, la seule solution est UN GOUVERNEMENT D'UNION NATIONALE dans lequel, Oui, Monsieur Khadir, Madame David, Monsieur Aussant et quelques autres preux chevaliers de la gauche DOIVENT OBLIGATOIREMENT ÊTRE MINISTRES, parmi la grosse machine du Parti Québécois qui doit elle, obligatoirement mettre le cap sur l'indépendance à TRÈS court terme! I MEAN NOW !
Ainsi nous aurions une force réelle qui travaillerait en notre nom, à créer un pays plus égalitaire et juste, priorisant le bien-être des familles, des citoyennes et des citoyens, travaillant à la défense de la langue et de la culture et à la dynamisation de l'économie dans le respect de l'environnement.
Une coalition nationale qui établirait sur-le-champ, les étapes à franchir pour faire du Québec un état souverain à très, très, très, court terme... Comme le souhaitait Jacques Parizeau, ce si grand homme.
Mais vous avez tous compris qu'il nous faut ici des leaders qui feront passer leur narcissisme individuel bien après les intérêts de la NATION ! En sont-ils capables ? Certains disent oui, d'autres non !
Moi je dis, nous n'avons plus le choix. Pour rester dans mon théorème de simplification, pour paraphraser Patrick Bourgeois que j'entendais sur une vidéo, je dirais, qu'il n'y a que deux sortes de monde en ce moment, ceux qui sont avec le Québec et ceux qui ne le sont pas. Ceux qui feront passer leur parti, leur personne politique, leur égo, avant la sauvegarde de la nation, avant la guerre au néolibéralisme incarnée ici par John James Charest et le parti Libéral inc, ceux qui feront passer l'idée d'être au pouvoir avant l'idée de faire un PAYS, ceux-là, sont tous contre nous.
C'est raide, mais c'est clair!
Et ça, il faut que Madame Marois, Monsieur Khadir, Madame David, Monsieur Aussant et les autres, le comprennent maintenant.
Pourquoi je ramène ça à quelque chose d'aussi simple, d'aussi tranchant? Parce que peu importe l'angle sous lequel on analyse la situation du monde dans lequel nous vivons, peu importe le sujet qu'on aborde, je suis convaincu sans l'ombre d'un doute, que la cloche s'est fait entendre et que le moment pour sauter à l'eau, c'est maintenant. Comme dans 1-2-3, GO ! Maintenant ou jamais !
L'environnement, la prise en main de nos richesses naturelles par des barons de la magouille, d'ici et d'ailleurs, l'anglosphère à Harper et Charest qui met en place un Canada qui va plus que jamais, à l'encontre de nos aspirations Québécoises, la langue qui fout le camp, la démographie et l'immigration qui nous jouent des tours et rendront peut-être impossible ce choix national dans peu de temps, la mondialisation... Ok, j'arrête ! Ça ne finirait pas !
Se faire un pays, une bourgade, c'est aussi décider de quelle sorte de monde on voudra. C'est notre seule chance de nous faire un petit rampart contre la grande vague de merde qui s'élève dans le monde. C'est peut-être à contre-courant du mouvement actuel d'ouverture des zones économiques de plus en plus grandes, mais sérieusement, qui voudrait faire partie de la zone Euro, en ce jour de juin 2012, sauf un Allemand ou deux peut-être?
C'est la seule façon de préserver même minimalement notre façon de vivre en cette terre française d'amérique. L'heure n'est plus à la dentelle, il faut forcer les acteurs politiques actuels et les partis qu'ils dirigent, a agir pour nous maintenant. S'ils disent NON, ils deviennent automatiquement nos ennemis, car sans cette action rapide, c'est la fin de notre projet national. C'est la lente assimilation.
Non seulement nos petits enfants risquent de parler aux trois quart anglais ou chinois, mais ils vivront dans un monde de merde, dessiné en ce moment par Charest et ses maîtres.
Si le PQ ne fait rien de plus que les Libéraux pour nous aider en tant que peuple, alors le PQ se fera écraser par un rouleau compresseur de la vie. Soit par le Peuple en marche pour se libérer, soit par la machine néo-libérale qui écrasera le Québec tout entier. C'est là où nous sommes! Pas dans la dentelle!
Dans mon appel aux chefs des partis ci-haut nommés, il est question de PATRIOTISME.
Agir pour la patrie demande une grande force de caractère et une humilité certaine, car l'idée de la patrie prend ici un sens qui dépasse l'individualité, qui dépasse la partisanerie, qui englobe tous les citoyens. Une image, un projet qui nous élèvent. De là, à mon humble avis, la mince possibilité de rallier des personnes de différentes formations politiques derrière cet idéal, cette mission; derrière une obligation d'agir qui dépasse chacun de ces partis, qui dépasse chacune de ces personnes.
Un idéal plus grand que nous-mêmes. Seuls les grands idéaux peuvent ainsi rallier ceux qui autrement, seraient considérés comme des ennemis ou de faux-frères.
Même Madame Marois sortirait grandie d'une telle union nationale, grâce à la lumière du patriotisme.
Si nos amis les chefs de tous les partis que je qualifiais de « progressistes » ne comprennent pas ce que je viens de dire, j'ai bien peur qu'on ne se retrouve devant le scénario qu'évoquait monsieur Michel Gendron, un des commentateurs de mon texte précédent et qui disait: « mais nos trois partis ne semblent pas intéressés à adopter une tactique électoralement payante. Françoise David s'opposera à Nocolas Girard dans Gouin et Daniel Breton fera la lutte à Manon Massé dans St-Jacques. Du gaspillage : nous perdrons au moins deux bons candidats sur quatre. »
Alors que faire?
Il faut inonder ces partis politiques, ces chefs, ces députés, de nos commentaires, pour les inciter à établir une démarche inéquivoque à court terme.
À long terme, il est évident que les partis politiques et le type de représentation, la formule parlementaire britannique, sont à changer, réinventer, transformer, pour que tout cela soit à la mesure du merveilleux et riche pays qui nous reste à cueillir enfin.
Mais en attendant il faut aussi participer aux réunions de quartiers qui s'organisent autour des manifestations casseroles (voir liens en bas de ce texte) pour passer ce message d'union nationale, ce message sur l'importance de la souveraineté maintenant.
Il faut parler à nos partis politiques et à nos concitoyennes et concitoyens, pour que la peur disparaisse!
Il faut aussi le relayer aux jeunes ce message, pour qu'ils fassent un lien entre leur lutte antinéolibérale actuelle et l'obligation de faire un pays, comme faisant partie de la seule solution possible.
Parce qu'entre autre « SMALL IS BEAUTIFUL »
Il faut aussi voter en MASSE.
Il faut parler, crier, manifester et provoquer les choses de toutes les façons possibles.
C'est une situation historique, peut-être une autre fenêtre temporelle qui s'ouvre à NOUS!
Peut-être, qui sait, une des dernières possibles.
Tous les Québécois, d'où qu'ils viennent sont invités à nous accompagner dans la fabrication du FUTUR! Dans cette belle aventure du changement!
Mais en invitant ainsi tout le monde, il faut comprendre que cela s'adresse aussi, aux chefs des partis politiques. Réveillez-vous, vous n'avez pas le droit de dormir au gaz comme vous le faites!
Clode Hamelin, compositeur, citoyen du Québec. 5 juin 2012
PS. 2 LIENS POUR LES RENCONTRES DES QUARTIERS
http://www.facebook.com/events/461678033847545/470519209630094/#!/notes/qpirg-concordia-grip-concordia/mise-à-jour-assemblées-de-quartiers-autonomes-updated-autonomous-neighborhood-as/346641915402570
http://www.facebook.com/events/461678033847545/470519209630094/


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3 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    6 juin 2012

    Je me demandais comment les Islandais en sont arrivés à sortir le gouvernement complet et réécrire leur constitution?
    Il me semble qu'ils ont vraiment changé la face de leur pays.
    Gauche droite, gauche droite, tel un match de boxe. KO! Game over. On repart ça là là!
    Pas avec des organisations qui vont devoir poursuivre le beat, car ce ne sont pas eux qui décident vraiment et ils continueront de nous faire miroiter une démocratie non véritable et nous aurons une petite impression de changement.
    Changer 4 trente sous pour une piastre, pas d'avance.
    On veut quoi au fait, juste de ne plus voir la tête de JJC? Ce ne sera pas un changement. La mode est aux illusionnistes.
    Si on veut un vrai changement et nous approprier nos richesses humaines et naturelles, nous avons à nous prendre en main et faire de cette province, un pays à nul autre pareil. Nous sommes capables de si grandes réalisations, c'est à notre portée, il n'en tient qu'à nous.
    Et pourquoi ne pas ajouter aux options légitimes http://www.sansparti.org/index.htm ??
    Bonne fin de printemps...

  • Jean-Pierre Bouchard Répondre

    5 juin 2012

    Au projet d'entente de P.Curzi, M.Khadir de QS a répondu que ce qui importe ce n'est pas de battre les libéraux c'est de changer la politique du 1%. Mme Marois de son côté s'est refusé à toute tentative d'une entente sans il est vrai connaître la hargne de A.Khadir envers le parti rival cousin.
    De sensibilité péquiste, l'obstination de la chef Marois a tenté de faire gagner le PQ sous son nom sans éclat me met en colère, le rejet viscéral allergique de Khadir envers le PQ et toute entente également.
    Les libéraux font face à la division de ce qui pourrait être le groupe des partis de gauche nationale.
    La médiocrité politique des Marois et Khadir envoient les Québécois dans le champ!

  • Archives de Vigile Répondre

    5 juin 2012

    Quelle est la différence entre un ego néolibéral et un ego souverainiste ? Il n’y en a aucune ! C’est toujours de l’ego !
    C’est encore à ce niveau-là que tout se passe aujourd’hui! Les temps se suivent et c’est toujours pareil! Allons-nous toujours reproduire bêtement ce qui était la mascarade d’hier ?

    On entend souvent, c’est communément admis dans le discours d’aujourd’hui : telle est notre programmation d’ego, qu’il faut négocier sans que les partis ne perdent la face ! Quelle stupidité ! Quel raisonnement d’ego ! C’est quoi cette face-là ? Cette quoi cette farce-là ? Cette affaire-là ? Un visage à deux faces ! À trois faces ! On prend celle qui nous convient dans l’instant pour l’entretenir, la maintenir en place, notre fausse face, nos fausses faces, toujours et toujours, même si l’intérêt supérieur du Québec nous demande à tous de laisser tout cela de côté.
    La souveraineté ça commence par se libérer d’abord de notre propre ego à tous, du moins, être l’observateur de celui-ci, et ne plus agir sous son influence, se prendre pour lui, cet imposteur, pour ne plus qu’il nous empoisonne la vie, le tenir à distance, pour qu’il nous fiche la paix, car nous sommes beaucoup plus qu’un simple ego, nous sommes avant tout un esprit qui se fout royalement des va et vient, et des tergiversations maladroites de celui-là, de ces faux-fuyants malhabiles, de ses arguments bidons sans queue ni tête qui ne tiennent plus aujourd’hui, de sa raison qui se donnera toujours raison, tellement elle déraisonne ! Il aura beau parler, s’essouffler ; on le reconnaîtra !
    Libérez-nous des libéraux ??? Non ! Non ! Libérez-nous de notre ego ! Là c’est vrai !