Sommes-nous Québécois ou Canadiens français?

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Un jeune auteur pose la question

Seriez-vous prêts à abandonner l'appellation « Québécois » pour revenir au terme « Canadien français »? C'est ce que propose l'écrivain et publiciste Alexandre Soublière dans son livre La maison mère.


Il indique que l’utilisation du mot Québécois s’est généralisée au début de la Révolution tranquille. Quand on s’est donné le nom "Québécois", c’est comme si on avait voulu se moderniser, observe-t-il. Après plus d’une décennie de Grande Noirceur, l’appellation Canadien français était alors associée au terroir et au passé.


Or, c’est tout un pan de l’histoire qui a été abandonné en même temps que ce terme, pense Alexandre Soublière, dont la notion de territoire, celle de nordicité et celle des premiers Européens.



En étant modernes, Québécois, j’ai l’impression qu’on est devenus plus musique pop, cheveux longs, Paul Piché.


 Alexandre Soublière, écrivain et publiciste


L’auteur souligne également que l’adoption du mot Québécois n’est pas étrangère au mouvement souverainiste qui a suivi : On s’est dit que si on s’appelait les Québécois, peut-être qu’on ferait un pays avec ça. Mais 40, 50 ans plus tard, le pays n’est pas arrivé, et on n’est pas si autonomes que ça.


>>> Écoutez l'interview sur Radio-Canada.