Sur Vigile, qui aime bien châtie bien ?

Comme les matelots qui critiquent le paquebot du PQ

et la capitaine et la direction et la vitesse, alouette

Tribune libre

Sur Vigile, certains matelots indépendantistes fomentent un genre de mutinerie, parce qu’ils croient fermement que le paquebot de la souveraineté n’arrive pas à destination assez rapidement. "Ce serait la faute du capitaine et de la salle des machines". Est-ce qu’il faut virer à bâbord ou à tribord, jeter le nouveau capitaine à l’eau ou lui donner des cours de conduite de bateaux ?
Trop s’activent fébrilement et pas mal inutilement en déplaçant beaucoup d’air qui fait reculer la cause. Même ceux qui sont débarqués dans un canoë de sauvetage du Québec solidaire ou du PI ou, qui nagent seuls, continuent à vilipender le capitaine du PQ "la capitaine, depuis quelques temps". Tout ça est plus que parfait pour l'avenir du fédéralisme canadien et son statu quo.
Est-ce de la critique constructive ?…NON. Est-ce nuisible à la souveraineté du Québec…OUI.
Quoi faire de mieux ? Joindre les rangs du PQ et l’influencer positivement de l’intérieur en encourageant son pilote ou en le changeant mais, pas à tous les ans…me semble. Pourquoi élire un capitaine un jour et travailler pour s'en débarrasser dès le lendemain ?
À ceux qui débarquent : Est-ce nécessaire de tenter de couler le PQ pour espérer vous accrocher aux débris ?
Si c'est le principe de : "Qui aime bien châtie bien", s.v.p. aimer moins le PQ, il s'en portera bien mieux.


Laissez un commentaire



14 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    19 mai 2009

    @ Frédéric Picard
    Vos propos sont ambigus. On ne sait pas trop si vous prônez ou pas la lutte armée.
    Qu'est-ce qui était ingérable en Irlande du Nord, la province livrée aux troubles provoqués par la lutte armée, ou le fait que l'IRA n'avait plus de combattants, n'était plus approuvée par le peuple, ne pouvait plus poser des gestes violents sans en subir le contrecoup de désapprobation par le peuple décidé à mettre de l'avant un accord politique et démocratique ?
    Et, si la lutte armée est si efficace pourquoi les Tigres Tamouls pourtant longtemps dominants se sont fait écraser au bout du compte pas plus tard qu'hier. Reste quoi au peuple tamoul ? À engager une lutte démocratique et pacifiste. C'est ce les Tamouls comptent faire. Et, la lutte armée a donné quoi au juste au peuple Tamoul ?
    Nous, heureusement, des années de guerre et de temps perdu, de vies humaines brisées, nous auront été épargnées. Et nous ne seront pas contraints de prendre des siècles pour réparer les pots cassés de la guerre, qui est toujours sale, odieuse, traitre et délétère. Elle force les purs à se salir les mains dans les trafics en tous genres, jusqu'à l'enlèvement d'enfants pour en faire des combattants, sans parler des meurtres de la justice sommaire, des exécutions entre combattants opposés, l'enfer !
    Et, tout ce que vous dites ensuite qui a été, est toujours déployé contre nous, ne parvient pas à faire capituler les Québécois. Le Canada ne passe pas. Malgré tout ce qu'il déploie, à son grand dam. Il ne parvient pas à emporter l'adhésion des Québécois.
    Et, la crise ne produira pas ce que vous souhaitez, pour la bonne et simple raison que si l'on pense maintenir ce peuple dans le non lieu d'un État qui s'impose d'autorité sans se jamais nommément soumettre aux voix du peuple souverain du Québec, on s'arrangera pour qu'il ne souffre pas trop, juste assez pour qu'il ait comme vous dites le ventre plein. C'est ce que l'on fait depuis 250 ans. Ne comptez pas sur la crise pour créer les conditions de lutte armée que vous appelez de vos voeux.
    Par contre, si ce que vous dites de la crise produit un effet, si l'on ne parvient pas à faire ce que je dis pour amoindrir les irritants de cette crise, cela pourrait malgré tout produire ce que moi je souhaite, c'est-à-dire, la volonté de répudier nommément ce que rejettent les Québécois(es), cela démocratiquement, puisque le Canada ne peut le faire parce qu'il serait répudié.
    Donc nous, nous pouvons le faire, mettre aux voix l'actuelle Constitution du Canada pour qu'elle soit invalidée par la majorité des Québécois qui rejette le Canada actuel, son partage des pouvoirs abusifs. Cela rétablirait de surcroit la réciprocité qui nous fait choisir de fonder sur les voix libres du peuple souverain du Québec un État qui émane de lui tel que ce peuple le désire depuis si longtemps.
    Nous n'avons pas besoin de lutte armée pour ce faire. Si vous voulez vous battre à tous prix, faites des arts martiaux ou de la boxe. Si vous voulez tirer du fusil, prenez le maquis ici, ou ailleurs, les terrains de jeux de guerre ne manquent pas, sauf ici, et heureusement.

  • Archives de Vigile Répondre

    19 mai 2009

    René Lévesque(1922-1987) :
    « La tâche des vrais démocrates est de voir à ce que le peuple soit de plus en plus au courant, instruit, renseigné sur ses propres intérêts. »
    Il y a même des fédéralistes qui pensent et agissent ainsi.
    Nous sommes rendu à la 3ème période. Qui remportera la partie ? Ce seront les plus stratégiques.

  • Frédéric Picard Répondre

    19 mai 2009

    @ Luc Archambault
    L’IRA provisoire s’est désarmée suite aux accords du vendredi saint. Ces accords auraient été impossibles si l’IRA n’avait pas causée « les troubles ». L’Irlande du Nord d’alors était ingérable. C’est ce que le Québec doit devenir. Un lieu ingérable. Où il coûte plus cher de maintenir le Québec dans la fédération que les bénéfices récoltés.
    Vous avez en partie raison sur le goût de la révolte de notre bon peuple. Tant que la ste-flanelle occupera le l’essentiel des cœurs Québécois. Tant que l’on maintiendra qu’on peut changer les choses en se cachant la face pour faire des grimaces sur des bouts de papier. Tant qu’on maintiendra notre peuple sous anasthésie avec des téléromans insipides abrutissants et fémininisants (i.e. lire : Virginie). Tant que ces conditions sont maintenues, notre peuple dormira et ne se révoltera pas.
    Par contre lorsque le bon peuple va devoir avaler des augmentations de taxes (augmentations de cotisations au RRQ) ou des détériorations de services (diminutions des rentes) : La révolte s’approchera. Le contexte économique difficile pourrait être un élément déclencheur (lire There will be blood de Niall Ferguson)*. Les gens risquent de perdre leurs boulots ou payer plus d’impôt.
    Félix chantait « ventre plein n’a pas de rage ». Or les ventres Québécois risquent d’être de plus en plus vides avec la crise économique.
    N’oublions pas que c’est une révolte contre les taxes qui a causée la révolution américaine : No taxation without representation scandait-on alors. Ironiquement, la même devise pourrait s’appliquer à la CDPQ aujourd’hui.
    *http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20090223.wferguson0223/BNStory/crashandrecovery/home

  • Archives de Vigile Répondre

    19 mai 2009

    Suite
    Quand la montagne va bouger, quand elle sera prête à bouger, elle bougera et ce sera pour de bon. Et, cette montagne Québec bougera seulement quand le creuset du temps et de l'Histoire qui passe aura permis que se broie et fusionnent les éléments essentiels autour de quoi s'agglomèrera la matière primordiale de ce qui la constitue, à savoir la souveraineté même du peuple qui peuple la montagne, son territoire national.
    Ce peuple fier et sage fera bouger la montagne quand il aura réussi à faire l'unité de ses forces vives. Tant et aussi longtemps que cette unité est reportée par la division encouragée par les forces adverses canadianisatrices, ce peuple refusera de bouger. Et, c'est là toute la substantifique moelle de sa sagesse. Il a compris que désuni, il ne pourra que s'exciter en vain dans une bataille perdue d'avance. Et ce qu'il veut, c'est gagner sa guerre. Celle qui lui permettra de fonder sur son territoire national un État démocratique valide et légitime émanant nommément des ses voix.
    Montcalm l'ayant perdu, son calme, a bougé trop vite. Il a perdu. Les patriotes se sont retranchés trop vite, ils ont perdu. Le FLQ a foncé dans le mur de l'improvisation, un accident imprévu l'a fait perdre. Mais si tout cela n'est pas perdu, c'est que nous en avons tiré des conclusions et leçons utiles, ce qui est notre histoire et ce qui nous constitue tels que nous sommes.
    Nous reste à faire corps avec le peuple souverain du Québec et ce haut savoir humain qui le fait être si fort et immuable même face aux plus grandes forces et ressources déployées par les plus grands empires. Sa force, c'est son obstiné, immuable, imperturbable, et immobile « dur désir de durer ».
    Cela commence par faire l'unité des forces souverainistes. Comme ce peuple instruit de son Histoire héroïque peut-il emboîter le pas à une mouvance souverainiste désunie.
    Ensuite fort de cette union il nous faudra faire celle de nos majoritaires élites politiques autour de la répudiation de l'État actuel du Canada, majoritairement rejeté par les Québécois, des fédéralistes rénovateurs aux souverainistes, en passant par les autonomistes.
    Fort de cette victoire qui est bien ce que nous sommes, nous pourrons bouger dans l'unité de ce que nous voulons légitimement être contre un État invalide et illégitime qui s'impose d'autorité dans la plus grande des unités, et non dans la dispersion que cette union indigne nous suggère d'endosser.

  • Archives de Vigile Répondre

    19 mai 2009

    @ Frédéric Picard
    Et, c'est reparti avec la séduction de la violence et de la lutte armée. Quelle est séduisante la guerre avant qu'on s'y engage. Comme si L'IRA n'avait pas désarmé. Comme si la lutte armée avait donné quelque chose au Chili, et maints pays d'Amérique latine, comme si ce qui s'y passe actuellement était le résultat de luttes armées. Comme si ce n'était justement pas la lutte démocratique qui donnait les meilleurs résultats, comme si ce qui se passe en palestine en terme de lutte armée depuis 50 ans avait « bien marché ».
    Et, la question n'est pas là. Il faut qu'esxistent les conditions propice à une victoire d'une lutte armée. Et ces conditions n'existent pas au Québec. Objectivement. Elles pourraient exister un jour, mais elles n'existent pas. Voilà pourquoi la lutte armée doit être rejetée. Elles n'existaient pas en Bolivie et c'est pour cela que le Che est mort. C'est la leçon sacrificielle de sa mort. Comme celle des patriotes. Les conditions de lutte armée n'existaient pas. C'est la leçon sacrificielle des patriotes.
    Quand à la métaphore du navire amiral, e fait qu'un port-avion soit stationné au large des côtes de l'Iran, ne veut pas dire qu'il n'est pas agissant. Le fait d'avancer n'est pas garant de victoire. Une armada supposée inexpugnable qui avance avant son heure, ou contre des forces supérieures en nombre et mieux organisées sans parades, ou dans le brouillard n'est pas gage de victoire. On en a vu d'immenses faire nauvrage ou être anéanties.
    Mais une chose est sûre, il est facile de vaincre une flotte divisée, impatiente et indisciplinée. Mieux, autant semer la division. Par contre il est difficile de vaincre une flotte capable de rester longtemps menaçante même stationnaire. Et, c'est notre situation.
    Le peuple du Québec fait le mort croirait-on. Il n'avance pas... Et, c'est très bien ainsi. Le Canada lui s'excite, et sort de ses tranchées et ne se lasse pas de lancer des attaques mais toutes se heurtent à un mur infranchissable. Les Québécois répudient le Canada abusif et unilatéral qui s'impose d'autorité. Toutes cette excitation, les gigantesque moyens déployés ne parviennent pas à emporter l'adhésion libre des Québécois : des trafics commanditaires à la malgestion des PCAA, des malversations immigratoires aux chantages à l'amour infini, de la canadianisation du 400e aux coupes de la ART-Peur, de la canadianisation du 250e aux détournement des FIERs, tous ça fait long feu et s'abîme sur le mur, que dis-je, la montagne du Québec, qui ne bronche pas, qui ne se laise pas démonter, il ne se laisse pas amadouer, qui ne recule pas pour autant, irrévocablement ancré sur son territoire national.
    Suite ici-bas

  • Frédéric Picard Répondre

    19 mai 2009

    Encore faut-il que ce paquebot se rende quelquepart. Présentement, il fait du sur place. Les vigiliens ne demandent qu'une simple vitesse, ne serait-ce que la plus lente, pour que le paquebot du pays se rende à bon port.
    Le paquebot est vieux et mal entretenu, il démontre des grincements inquiétants (en plus du moteur qui est en panne depuis le départ de Jacques Parizeau). De plus en plus il est légitime de se poser la question si nous atteindrons la destination dans un canot de sauvetage, plus modeste, mais plus manoeuvrable, mais surtout qui avance, lui.
    On doit réellement se poser la question si la voie du non-antagonisme tracée par Lévesque n'est pas un échec. La plupart des indépendances se sont faites dans la violence. C'est un modèle qui fonctionne, dans bien des cas. Voyez l'Irlande (et l'Irlande du Nord).
    Comme le dirait Garett Hardin -"Nice guys finish last".
    Nul ne pourrait qualifier les Américains, les Slovènes, les Irlandais ou les Croates de barbares parce qu'ils ont versé le sang de la liberté.

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre Répondre

    19 mai 2009

    Monsieur Luc, j'aime beaucoup votre passage:
    "Il est temps que la direction du PQ devienne la direction de toute la flotte. Pour cela elle doit poser des gestes en conséquence et ne plus seulement être celle d’un seul parti. Elle doit être à la tête, animatrice, inspiratrice de toute la députation du Québec siégeant autant à Ottawa qu’à Québec, inspiratrice de toute la mouvance souverainiste."
    Il m'inspire l'image de la famille du Boeuf musqué dans la toundra, qui resserre les rangs dans une formation circulaire où les cornes acérées des plus forts pointent sans équivoque vers la meute de loups qui cherche à diviser le peloton pour dévorer le plus faible, jusqu'à extinction de l'ensemble.
    Si vos groupes de réflexion parviennent à inoculer Mme Marois d'un tel instinct de grégarité, vous aurez été le point tournant 2009 de la cause nationale du Québec, 250 après l'infâme coup de massue dont nous ne nous relevons toujours pas.

  • Archives de Vigile Répondre

    18 mai 2009

    M. Bousquet,
    Bien sûr il ne faut pas tirer sur la pousse pour la faire grandir. Il faut l'entourer d'attentions, de soins, engraisser la terre avec ce qu'il faut d'éléments naturels et non toxiques.
    Et de plantes, il se trouve qu'il en pousse d'autres, il faut les rassembler dans un jardin. Pour l'heure elle se concurrence. Il faut plutôt qu'elles forme un ensemble congruent.
    Je suis d'accord, chacun son rôle. Les grands partis de masse se meuvent plus lentement que les vedettes rapides.
    Il est temps que la direction du PQ devienne la direction de toute la flotte. Pour cela elle doit poser des gestes en conséquence et ne plus seulement être celle d'un seul parti. Elle doit être à la tête, animatrice, inspiratrice de toute la députation du Québec siégeant autant à Ottawa qu'à Québec, inspiratrice de toute la mouvance souverainiste. Car c'est le PQ qui sera au gouvernement dans un avenir prévisible, un gouvernement de la mouvance souverainiste telle qu'elle se décline en toutes ses composantes. Cette mouvance qui seule peut permettre de former un tel gouvernement.
    Le PQ doit pouvoir être ce grand parti de masse qu'il a été, qu'il est toujours, mais il est plus que cela, il doit être plus que cela, il doit aussi être le fer de lance d'un mouvance qui se déploie en diverses composantes, à gauche, au centre comme à droite. Le le PQ est au centre il doit avancer en tenant compte de ce qui le borde à gauche comme à droite, devant et derrière mais qui fait partie d'un même ensemble. Il doit proposer autre chose que d'avancer seul. Il doit être l'animateur d'une coalition de large spectre, dans et hors ses propres structures. Il doit prendre acte du fait que QS n'est plus un groupuscule.
    Il nous faut un Programme commun souverainiste capable de fédérer toutes nos forces. Le PQ a un rôle important à jouer à cet égard et il doit bouger. Il doit pouvoir pousser dans ses derniers retranchement l'actuel gouvernement pour qu'il rende des comptes à l'égard de sa gestion catastrophique de la crise, de la crise à la CDPQ, des FIERS, de son pataugeage éthique, mais il doit aussi travailler à fédération de nos forces souverainistes et contribuer à ce qui prépare l'aménagement de ce qui sera un Québec libéré des fédéralistes abusifs. QS fera parti de ce paysage. La souveraineté ne nous livre pas à un seul parti. L'État du peuple souverain du Québec et sa volonté libre se déclinera en différents partis, à gauche, au centre comme à droite.
    Le PQ doit pouvoir être l'incarnation de cet avènement à venir, non plus comme parti unique, mais comme entité partie d'un plus grand ensemble coalitionnaire, le temps de provoquer les changements qui s'imposent. Rien de mieux pour illustrer le fait que ce Québec là ne sera pas à parti unique, est de former une coalition de partis souverainistes. Ainsi, les Québécois n'auront pas l'impression d'étouffer dans une souveraineté unitariste en votant pour un État du peuple souverain du Québec qui émane nommément de lui. Cela passe par constituer dès maintenant une coalition électorale avec QS et concevoir ensemble un Programme commun de souveraineté. L'ADQ qui a déjà appuyé le OUI souverainiste devrait aussi être partie de telle coalition en tant que parti de droite souverainiste. Cela achèverait d'enfoncer le rêve canadianisateur qui table pour survivre encore quelques années de plus sur la division de nos forces.
    L'accalmie électorale en cours ne durera pas éternellement. Elle est par contre propice à la réflexion pausée et idéale circonstance pour mettre en place ce qui demain nous permettra d'isoler les canadianisateurs et fédérer les Québécois qui majoritairement rejettent le Canada abusif du statu quo de blocage qui s'impose d'autorité et de force depuis 250 ans en 2009 pour les appeler à fonder l'État qu'ils désirent.

  • Nicole Hébert Répondre

    18 mai 2009

    2e essai:
    Monsieur Bousquet,
    Je me sens l’obligation de réagir à votre propos. Puisque vous faites ici allusion entre autres à moi, j’imagine. (re :lettre à Mme Marois). Vous avez raison, je ne suis qu’un bien petit matelot dans ce navire. Encore plus petit que vous ne pensez ; je dirais, même pas un matelot car, contrairement à ce que l’on pourrait croire, je n’ai jamais ramé tellement fort dans cette barque, malgré mes convictions. Contrairement à celles et ceux que je vois le faire autour de moi et ailleurs, avec gratitude à leur endroit. J’ai ramé plutôt sporadiquement et lors des moments d’élection et des deux grands moments (80/95). Alors, je vous donne raison.
    Par ailleurs, je vous ferai remarquer que je ne fustige pas le PQ dans ma lettre. Je questionne. Il y a une grande différence. Je respecte Madame Marois. Et de nuire au PQ ne fait aucunement partie de mes intentions. Je vous avouerai même que, devant une certaine expression de rancœur et quelque ton assassin à son endroit apparemment quelque peu ravivé par ma lettre, et devant le sentiment de la voir, à certains égards, un peu récupérée, je la regrette aujourd’hui. Non que je dénie le droit aux autres d’éprouver ce qu’ils éprouvent et de l’exprimer mais je ne partage pas et ne tiens pas à partager cette perte d’espoir. C’est en ce sens que j’ai réagi aussi au billet de M. Louis Lapointe. Ma réaction à moi est disons circonstancielle.
    Cette lettre m’a en quelque sorte échappée. Suite à un échange la veille avec des amiEs, naguère souverainistes et aujourd’hui désabuséEs, défaitistes, tièdes et démissionnaires. Et la question, que je me pose régulièrement, est revenue plus insistante : MAIS POURQUOI ON EN PARLE SI PEU ? Je ne trouve d’ailleurs pas que QS en parle plus. Et comme je suis à relire l’histoire du Mouvement...
    Je sais que votre option à vous est différente de la mienne et que vous êtes patient. J’ai du mal à l’être encore. Et je n’aime pas le Canada. Ce n’est pas mon pays sauf d’obligation et je ne l’aimerai jamais tant que je n’en serai pas simplement citoyenne du pays voisin. Ça risque donc d’être jamais.
    Donc, comme je vous l’avoue, je regrette cette lettre. Je n’ai pas suffisamment réfléchi avant de l’envoyer (j’ai bien eu un moment d’hésitation que j’aurais dû respecter) et je sais très bien que Madame Marois pourrait difficilement me répondre ici. C’est pour elle un piège, je le reconnais. Je peux très bien comprendre les aléas qu’imposent les postes occupés. Je serai impressionnée si elle trouve une façon de le faire mais je ne tirerai aucune conclusion abusive, comme d’aucuns l’ont souhaité, si elle ne le fait pas.
    Par ailleurs, un des effets heureux de ma maladresse, si je puis dire, est que nous tâcherons de réunir quelques personnes qui ont de l’amertume ou des doutes face au PQ, sans l’avoir totalement renié. Je tâcherai de m’impliquer à cet endroit. D’ici, je prendrai quelque peu congé, le temps de réfléchir car j’ai eu soudain l’impression d’être revenue à ma case départ.
    Nicole Hébert
    Je vais reproduire ceci dans le fil de ma lettre, au cas où...

  • Archives de Vigile Répondre

    18 mai 2009

    M. Roy écrit : «Pourriez-vous amener vos preuves ou vos explications de ce vous avancez ?»
    Me semble que Québec solidaire et le PI sont des compétiteurs directs du PQ. Le premier qui veut le doubler à gauche et le deuxième qui veut le doubler par la vitesse même s’il ne décolle pas. Ces 2 partis sont partis pour frapper sur le PQ afin d’hériter des dommages causés au parti souverainiste qui a plus de chances de causer la défaite des fédéralistes. C’est assez clair pour celles et ceux qui veulent voir.
    À M. Archambault, je ne fais pas allusion spécialement à Mme Hébert et ne condamne pas les initiatives de regroupements, au contraire mais faut faire attention de ne pas tuer la poule aux œufs d’or en lui poussant trop dans le derrière parce qu’elle ne pond pas assez rapidement. Le PQ ne peut pas aller plus vite que les Québécois sur le chemin de sa souveraineté, tout en évaluant les forces en présence au Canada, dont le Québec est encore une province avec un "premier" Charest très provincial et full-fédéraliste, qu'on vient juste d'élire, par négligence et abstention, ce qui n'est pas mieux.

  • Archives de Vigile Répondre

    18 mai 2009

    Bonjour!
    en complément à mon commentaire
    ajout aux suggestions de lecture
    Livre gratuit...Le pays Québec est arrivé

  • Archives de Vigile Répondre

    18 mai 2009

    Bonjour!
    Je le répète encore,l’absence d’UNITÉ EN UNE SEULE ÉQUIPE des citoyens voulant le pays Québec garantie la ré-élection majoritaire des libéraux en 2013 sous la gouverne d’un nouveau chef du PLQ.
    S'UNIFIER plus fort que le Parti Libéral du Québec.En finir avec le temps des égos des carriéristes. Nous verrons si c’est vrai que les citoyens et le beau risque faisable sont prioritaires.Mme Pauline Marois doit prendre sa retraite.Il y a une grosse montagne d’arguments pour la démolir.M.Duceppe va se retirer de la politique bientôt.
    Il nous faut l’UNIQ,l’Union Nationale pour l’Indépendance du Québec,une association du PQ+BLOC (démisionnaire du parlement fédéral) +des ex du PLQ et de ADQ +QS +RRQ+PI+société civile.
    Note :J’ai suggéré le mot RIN avant que M.Laurence se manifeste sur Vigile.Mais pas question de RIN 2.,d’une résurrection,plutôt une association pour gagner 2013.
    Suggestions de lectures ;
    Pourquoi pas l'indépendance
    L'alternative championne
    Dépéquitiser le projet pays Québec
    Anglicisation du Québec

  • Archives de Vigile Répondre

    17 mai 2009

    M. Bousquet,
    Pousser le P.Q. dans le dos pour qu'il parle de la souveraineté et qu'il mobilise le Peuple tel que l'exige son programme est une critique légitime et constructive. Et cela ne nuit pas à la souveraineté, c'est tout le contraire.
    Pourriez-vous amener vos preuves ou vos explications de ce vous avancez?
    Daniel

  • Archives de Vigile Répondre

    17 mai 2009

    Je ne veux pas parler pour les autres, mais votre analyse du titre Lettre OUVERTE à Pauline Marois... et aux éluEs indépendantistes et de ce qui s'y dit à sa suite, ne me semble pas être conforme à son contenu.
    Ce qui y est dit, c'est qu'il nous faut faire l'unité des forces souverainistes. Et, s'il est question de mutinerie dans Vigile, il y a longtemps qu'elle se fomente et s'organise autour d'une récurent PQ Rentre-dedans que je déplore, puis à travers les tribulations entourant le PI, puis à travers les propos de certains QSistes.
    L'intervention de Madame Hébert me semble être au contraire d'une mutinerie, une invite à la capitainerie pour se pencher sur la question de l'union de nos forces souverainistes qui depuis longtemps ne sont plus toutes embarqués sur le navire amiral historique qui lui semble-t-il, tarde à se pencher sur la question.
    Quant à savoir si la flotte tarde à atteindre le port, cela est un fait, mais comme vous dites, ce n'est pas au seul navire amiral qu'incombe la responsabilité de ce fait. J'opine que la division de nos forces, la force des éléments qui se déchaînent contre nous, et bien d'autres facteurs circonstanciels ou fondamentaux sont en cause.
    Il est question de débattre de toutes ces questions. Ça s'appelle le débat citoyen et démocratique. Et, c'est à distinguer quant à moi de l'habituel PQ-Bloc Rentre-dedans.
    Il est question me semble-t-il de prendre acte du fait que le PQ n'est plus seul sur l'océan, nos forces souverainistes sont dispersées dans au moins un autre grand parti, de même qu'à travers plusieurs autres organisations, il faut les réunir, PQ et Bloc compris. Aucune instance n'a relevé ce défit, chacune d'elle se contentant d'attirer à elle le plus grand nombre d'adhérents, comme si elles étaient seules en mer, rejetant, blâmant, conspuant ou ignorant les autres composantes. Cette dispersion a assez durée. Il est temps de poser un geste. Il semble que cela soit en train de se faire si le peu qui se meut ici semble être une mutinerie !
    Une action citoyenne à l'égard de ce rassemblement qui nous manque, à l'égard d'un centre nerveux capable de prendre ne main la capitainerie désertée, n'a rien d'une mutinerie. Quant à moi, et pour l'heure du moins. Et, si le PQ veut être sur les rangs pour être cette instance, qu'il le dise et agisse en conséquence. Ce qui n'est pas le cas.