Ghislain Lebel sera candidat du Parti indépendantiste

PI - Parti indépendantiste

Québec -- Tout comme l'écrivain Victor-Lévy Beaulieu, l'ancien député bloquiste et ex-candidat à la direction du Parti québécois Ghislain Lebel passe au Parti indépendantiste. Lors des prochaines élections, il portera dans Chambly les couleurs de ce nouveau parti, reconnu par le Directeur général des élections le 18 octobre 2007. Selon lui, «le PQ ne va nulle part». Comme VLB, M. Lebel, un notaire, s'était prononcé en faveur de l'ADQ lors des dernières élections. Il avait même reconnu avoir songé à être candidat pour la formation de Mario Dumont.
L'ADQ, dit-il, «ne l'a pas vraiment déçu». «Même si, au point de vue identitaire, c'est plutôt timide, ce parti a pu dire des choses qui étaient devenues totalement taboues.» Pour lui, l'ADQ était un moindre mal, mais maintenant qu'un parti vraiment indépendantiste existe, le choix est plus facile. «Le Parti indépendantiste me fait penser au RIN des débuts.»
Charge contre le PQ
À ses yeux, la vraie déception, c'est le PQ. La chef péquiste Pauline Marois «n'est intéressée que par le pouvoir». Et son programme est «en porte-à-faux avec les motifs de sa naissance», lesquels étaient la «réalisation du peuple canadien-français et son corollaire, la survie du français, ici, sur une assise territoriale [le territoire du Québec]». M. Lebel, arrivé au septième rang sur neuf candidats à la course à la direction en 2005 (il avait obtenu 0,44 % des voix), estime que le PQ est «trempé à la charte des droits avec l'idéologie soixante-huitarde et une rectitude politique paralysante» qui découle du «concept de nationalisme civique». En 2002, M. Lebel avait quitté le Bloc après une polémique où il avait dénoncé l'abandon du «nationalisme traditionnel». Quant à la «conversation nationale» et au «débat national», il n'en pense pas beaucoup de bien: «Tout ça, je résume ça en une phrase: "cause toujours, mon lapin."»
M. Lebel soutient que s'il y avait une probabilité, même faible, que le PQ réalise l'indépendance -- «une seule chance sur un million, comme disait Pierre Bourgault à la fin de sa vie» --, il continuerait d'y militer, comme il l'a fait depuis sa fondation.
Or il y a urgence pour ceux qu'il nomme «les survivants de l'holocauste de 1760», car «les Canadiens français sont engagés dans une course contre la montre. Plus de temps à perdre: la dénatalité, jumelée au vieillissement de la population et à l'arrivée massive d'immigrants», commande «une action énergique au sein du seul parti politique prônant le retour à nos valeurs d'origine, le Parti indépendantiste».
Le PI ancien et nouveau
Il ne faut pas confondre le Parti indépendantiste actuel ([parti-independantiste.org->parti-independantiste.org]), dont le chef est Éric Tremblay, avec le Parti indépendantiste créé dans les années 80 par des souverainistes en colère contre le «beau risque» de René Lévesque et qui eut successivement pour chef l'universitaire Denis Monière et le militant Gilles Rhéaume. Il a présenté 39 candidats en 1985 (pour un résultat de 0,45 % des voix) et 12 en 1989. Il s'est dissous en 1990.
Le nouveau PI milite pour une élection référendaire. Il présente un candidat dans les trois circonscriptions qui iront aux urnes le 12 mai: Bourget, Pointe-aux-Trembles et Hull.


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