La liberté pour qui?

CAQ - Coalition pour l’avenir du Québec



Quand on a faim... qu'il n'y a personne pour nous soigner quand on est malade ou blessé, on n'est pas une personne libre.
Archives, La Presse

Bruno Marquis - Ceux qui prêtent l'oreille aux idées libertariennes d'un Maxime Bernier ou du Réseau Liberté-Québec n'en comprennent pas encore bien les conséquences.
Les déréglementations pour réduire l'État à son strict minimum auraient des conséquences funestes. Elles briseraient toutes les protections des citoyens et permettraient aux entreprises de contrôler plus parfaitement nos démocraties.
La nécessité d'une personne pauvre ou vulnérable de négocier «librement» sa force de travail ne mènerait qu'à une seule forme de liberté celle, pour le puissant, de jouir sans retenue de la misère de l'autre. Imaginez un instant dans une société sans salaire minimum, sans système de santé pour tous, sans aide aux plus pauvres, dans un système démocratique gangrené par le financement privé des carrières et des partis politiques!
Les libertariens sont des idéalistes à la noix qui doivent réapprendre le b.a.-b.a. de la liberté. Comme l'ont compris les libertaires, l'équation est pourtant simple: la liberté est un corollaire de l'égalité. Ou s'il faut l'exprimer plus clairement encore: la liberté ne se conçoit que dans un monde égalitaire.
Certains libertariens n'ont pas encore compris? J'irai donc plus loin: quand on a faim, qu'on travaille douze heures par jour pour survivre, qu'il n'y a personne pour nous soigner quand on est malade ou blessé, que l'on nous menace ou que l'on nous blesse impunément, eh bien devinez quoi? on n'est pas une personne libre.
Bruno Marquis,
Gatineau


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