NOTRE AVENIR

La victoire de Montréal

Une leçon politique à retenir

F2c2d797f04c1267bbf5c7be04b1a4f4

Tribune libre

La victoire de la réélection de la mairesse Valérie Plante nous apprend comment gagner une bataille politique. Malgré les efforts d’un vieux politicien aguerri en la personne de Denis Coderre, ceci à été insuffisant pour renverser la volonté montréalaise.


 


Pourquoi la volonté montréalaise? Il y a ici la clé de la victoire. Une propose de travailler avec tout le monde dans tous les quartiers sur les préoccupations du quotidien. Quelle fasse comme son premier mandat et qu’elle ne remplisse pas ses engagements, n’a aucune importance. La perception qu’elle va le faire est assez.


Et l’autre propose d’apporter ses solutions que lui croit être les bonnes pour le quotidien des montréalais. Il impose sa vision.


Une travaille avec; l’autre propose connaître toutes les solutions.


 


Une s’adresse à toutes les communautés de Montréal. L’autre ne s’adresse qu’au anglophones et aux immigrants, à l’image du parti libéral du Québec, quoi.


 


On retient deux leçons :


 



  1.  Un programme emballant pour tous fait en collaboration avec tous;

  2. Un courant qui inclut et ratisse large dans toutes les communautés.


 


 


Bataille pour la souveraineté


 


Quand je regarde le portrait de la politique provinciale, je ne constate que désolation.


Il y a quatre partis avec des nationalistes; la CAQ, le PQ, QS et le nouveau venu les Conservateurs.


 


De l’autre bord il y a un parti qui ne s’adresse qu’aux anglophones et aux communautés immigrantes, le parti Libéral du Québec.


 


Dans les discours des quatre partis, je ne vois que cacophonie entre la droite et la gauche, et rien de rassembleurs. Soyons encore plus clair; la souveraineté ne se fera pas qu’avec la gauche. La souveraineté ne se fera pas qu’avec la droite. Si c’est deux tendances ne se parle pas et ne se rencontre pas sur des points et objectifs communs, nous allons vivre la vielle politique de droite-gauche pour le prochain siècle, et rien n’avancera!


J’implore les deux tendances de cesser de vilipender l’autre bord. Ce n’est pas constructif et l’objectif de la souveraineté ne se fera pas!


Ou peut-être que le vrai but de la droite et la gauche est justement de se battre dans le cadre classique et traditionnel de la politique usuel sans objectif de résultat sur le front de la création d’un pays. Si ceux-ci sont vos objectifs de faire de la petite politique, vous y réussissez très bien.


 


La leçon de Montréal


 


Mais si vous appliquez la leçon de Montréal vous constatez qu’il y a deux éléments clé pour obtenir une victoire;


 



  1. Un programme emballant pour toutes tendances faites en collaborations avec tous;

  2. Un courant qui ratisse large dans toutes les groupes de la société : droite, gauche, modérés, hommes, femmes, de souche, immigrants et oui quelques anglophones. Il y a toutes les tendances tel que hetero, homo, gai, lesbienne et transgenre.


 


En ne respectant pas ces deux éléments, et la poursuite de cheminements opposés, aucun résultat sera fait sur le front de la création du pays. Rien!


 


J’ajoute, que si on ne répète pas quelque chose de similaire du coup de force de René Lévesque de réunir la droite et la gauche, nous allons vivre de la politique médiocre pour le prochain siècle. En plus, nous savons que la nation québécoise disparaît de jour en jour. Il y a urgence d’agir.


Toute seule dans son coin n’aboutira à rien! On peut crier, se fâcher, on peut proposer les plus belles théories politiques qu’ils soient, on peut même tenter de changer l’histoire pour embellir certain personnage douteux, rien va n’y faire.


Ni la gauche, ni la droite ne s’approche du but.


 


Il est plus que temps de cesser d’attaquer l’autre bord de tous les maux de la planète.


On n’attire pas les abeilles et les ours avec du vinaigre. C’est complètement improductif!


 


Je pense que la population veut des solutions, des chemins à suivre, un projet à rêver, pas seulement l’identification de problèmes sans solutions et des blâmes de l’autre à profusion.


 


Quelle est la solution pour rapprocher tous les souverainistes ensemble dans un mouvement pour travailler ensemble à un but commun, faire un pays? Ce n’est certainement pas en traitant l’autre côté de nom à journée longue.


 


En plus des gros défis de notre langue et le nombre d’immigrants entrants au Québec à chaque année, il y a ce troisième élément du manque de cohésion de notre peuple éparpillé parmi quatre partis.


Voilà les enjeux du prochain scrutin à venir.


Allons nous être au rendez-vous pour faire avancer la cause?


 


Squared

Normand Bélair25 articles

  • 16 623







Author extra bg

Le PQ, le grand absent


Author extra bg

Dans combien de temps?


Author extra bg

CAQ le bilan


Author extra bg

Laissez un commentaire



1 commentaire

  • Guy Huard Répondre

    13 novembre 2021

    Il vous faudra bien réaliser un jour qu'autant les médias québécois traditionnels que les maisons de sondage qui leurs sont associées, au moins au niveau des CA, gèrent les élections de façon à en assurer le résultats: bonnet blanc - blanc bonnet / Plante - Coderre; Coderre - Plante. Les différences relèvent plus du marketing que d'autre chose, Au bout du compte le résultat pour l'essentiel reviendra au même, nonobstant quelques items de nature cosmétique, une piste cyclable là ou pas. Ce contrôle sur l'information via les médias, ce modelage des perceptions, est la mise à mort de notre démocratie. Les gens le sentent et un nombre croissant d'une élection à l'autre refuse de jouer le jeux et se désintéresse. Si l'accès aux tribunes publiques était libre il en serait tout autrement. La condition pour qu'un inconnu soit mentionné est sa relative insignifiance. On fait semblant. Qu'un homme se lève pour remettre en question de façon articulée et convaincante les choses d'importance,on va trouver un prétexte quelconque pour l'occulter. Il n'est pas membre du club, il n'a pas fait patte blanche. Dans le cas de Gilbert Thibodeau, il avait eu le tort de s'associer à un média alternatif, Lux.Média, où il a cotoyé le fondateur, André Pitre et Ken Pereira l'ex-syndicaliste.