Le Bloc veut empêcher le fédéral de compromettre un éventuel référendum

Option Canada - Rapport Grenier - les suites

Ottawa -- Les députés ne sont pas encore partis en vacances que, déjà, le Bloc québécois songe à son plan d'attaque de l'automne puisqu'il entend ramener sur le tapis la question des dépenses du gouvernement fédéral en période référendaire.
Dressant le bilan de la session aux Communes, le leader parlementaire du Bloc, Pierre Paquette, a indiqué que la formation ne jetait pas l'éponge et allait forcer les partis fédéraux à prendre position dès le retour aux Communes.
Le Bloc veut déposer une motion, qui sera soumise à un vote, pour éliminer le pouvoir de dépenser d'Ottawa lors d'un éventuel référendum sur la souveraineté.
«On veut compromettre les partis fédéralistes» sur la question, admet M. Paquette.
«Je les vois mal en train d'expliquer pourquoi ils veulent, à partir du moment où ils reconnaissent l'existence de la nation québécoise, intervenir et s'ingérer dans un processus que tout le monde convient être ultradémocratique et donc de débalancer une option par rapport à une autre», poursuit-il.
Lors du référendum de 1995, les forces fédéralistes ont dépensé des milliers de dollars pour contrer les efforts de la campagne du Oui. Dans son rapport d'enquête, le juge Bernard Grenier a déterminé que deux organismes financés par le gouvernement fédéral (Option Canada et le Conseil pour l'unité canadienne) ont enfreint la loi électorale du Québec à hauteur de 539 000 $, pendant la campagne référendaire de 1995.
Le juge Grenier n'a cependant pas fait enquête du côté fédéral, ce qui laisse les souverainistes sur leur faim et convaincus que le montant dépensé illégalement par le fédéral pourrait être beaucoup plus élevé.
«Il faut s'assurer que ça ne puisse pas se reproduire», soutient le leader parlementaire du Bloc.


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