Le prix du pétrole pourrait continuer de descendre

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Le bonheur des uns fera le malheur des autres

Le prix du baril de pétrole a atteint son prix le plus bas depuis plusieurs années et il pourrait continuer de glisser. La diminution de la demande et une production accrue sont responsables de cette baisse des prix qui pourraient freiner certains projets pétroliers au Canada et ailleurs si elle se maintient.
C'est inévitable, le pétrole va finir par manquer. Mais ironiquement, il n'y en a jamais eu autant sur le marché. À tel point que le prix du baril de pétrole, qui oscillait autour de 115 $ en juin, a chuté de 20 %.
Vendredi, le pétrole Brent se transigeait à 89 $ le baril, le WTI (West Texas Intermediate) à 85 $.
L'Arabie saoudite a précipité la dégringolade en vendant au rabais pour garder ses parts de marché. En août, 400 000 barils de pétrole saoudien n'avaient pas trouvé preneurs.
« Il y a une baisse anticipée de la demande dans les mois et les années qui viennent parce que l'économie de la Chine, l'économie de l'Allemagne ralentissent et on a à la fois une production accrue aux États-Unis où le pétrole de roches étanches autour de Bakken est en production importante », explique Normand Mousseau, coprésident de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec.
Grâce au pétrole de schiste, la production des États-Unis dépasse les 8 millions de barils par jour. Les Américains ont donc grandement coupé leurs importations et veulent maintenant devenir un important exportateur.
Même l'Irak, toujours en conflit avec le groupe armé État islamique, a maintenu et même augmenté sa production. La Libye a également multiplié sa production par cinq malgré le chaos dans le pays.
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui produit 29 millions de barils par jour, pourrait revoir sa production à la baisse le mois prochain pour stabiliser les prix.
Au Canada, les faibles prix du pétrole coûteront cher à l'Alberta. Certains projets pourraient même être retardés si les prix continuaient de descendre jusqu'à 70 $, comme certains le prédisent. Les prévisions des projets albertains sont basées sur un baril de pétrole à 97 $.
« Le prix du baril de pétrole c'est souvent une question de peur et d'espoir. Ce n'est pas toujours relié à la réalité sur le terrain », ajoute Normand Mousseau.
Même si le coût du pétrole est en baisse, les coûts de raffinage et les taxes devraient garder les prix de l'essence relativement élevés. Au Québec, le nouveau marché du carbone devrait entraîner une hausse de 0,03 $ le litre dès janvier.


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