Lorsqu'on accuse les Canadiens du ROC de ne plus être au fond que des Américains, ils s'en offusquent mais ont du mal à préciser en quoi ils s'en démarquent encore.
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Culture canadienne fortement américanisée
En effet, c'est au niveau de la consommation de la culture que le phénomène est le plus observable, le plus criant. Les Canadiens ne bouffent pratiquement que de l'américain: films hollywoodiens, téléséries, jusqu'aux réseaux de nouvelles en continu; musique, radio, internet, abonnements du genre Prime ou Netflix, bref, pratiquement tout de leur consommation culturelle ou d'information quotidienne provient directement du voisin d'en bas. Ils n'ont même pas de star-système digne de ce nom comme nous en avons un solide qui leur fait envie.
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Si le Canada devenait un état américain, cela ne changerait probablement pas grand-chose à leur vie actuelle, alors que nous, si.
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Culture québécoise ramifiée et solide
Car en contrepartie au Québec, nous possédons toute la gamme des productions culturelles bien de chez nous qui nous reflètent en tant que nation bien distincte de toutes les autres: nos chaînes télé, nos téléséries, nos films, nos chaînes de nouvelles en continu, nos stations de radio (à Québec, toutes les fréquences de la bande FM sont occupées), notre star-système très élaboré avec de nombreuses personnalités et vedettes pour chaque génération, nos artistes musicaux, nos artistes en art visuel, nos acteurs et comédiens, nos humoristes, nos journaux, nos revues, nos livres (incluant ceux pour enfants), même les publicités mettant en vedette nos artistes (à noter que tous les éléments qui précèdent sont au pluriel, l'abondance de l'offre est la norme et non l'exception). En un mot, tout ça, c'est notre belle, riche et vaste culture bien vivante et aux mille facettes, à travers laquelle nous déambulons et circulons toute la journée pour notre plus grand bonheur et enrichissement.
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Et notre langue maternelle française se révèle être l'atout supplémentaire qui nous permet d'apprécier et nuancer tous les aspects de la réalité à notre façon.
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L'influence américaine est présente elle aussi, bien entendu, car personne au monde n'y échappe, mais nous en sommes beaucoup moins affectés que les Canadiens-anglais qui le sont à 90%.
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Parenthèse pour illustrer le propos
Au Canada, l'une des rares téléséries canadiennes qui dure (19 saisons), et que Radio-Canada présente en version française a pour titre Les enquêtes de Murdoch, une série meurtre et mystère, qui se déroule au début du vingtième siècle à Toronto. C'est leur équivalent du Temps d'une paix, ou des Belles histoires des pays d'en haut. On dit que les Canadiens y sont attachés, que cela représente pour eux leur passé idéalisé, leurs racines.

L'ironie, c'est que l'acteur principal est un Québécois (Yannick Bisson) et non un Canadien-anglais, dont la famille a définitivement quitté le Québec lorsqu'il était enfant, mais qui malheureusement s'est complètement assimilé au monde anglo par la force des choses.
L'un des épisodes met en vedette notre Rémi Girard national, dans le rôle du Capitaine Jean-Luc Bernier, le grand explorateur de l'Arctique. L'épisode comporte un certain nombre de répliques en français entre l'inspecteur Murdoch et le capitaine dans la version originale anglaise. Visionnez l'épisode complet ici.

Ci-dessus: Rémi Girard dans le rôle du Capitaine Jean-Luc Bernier, donnant la réplique à Yannick Bisson, l'inspecteur Murdoch

Conclusion qui va de soi
Les Canadiens sont-ils déjà américains? Pas loin!
Mais pas nous les Québécois, et ça s'entend, et ça se voit.
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Plus nous vivrons dans notre culture au quotidien, plus nous augmenterons les chances de traverser le temps indemnes, et mieux nous parviendrons à conserver notre irremplaçable identité collective séculaire qui nous rend uniques au monde.
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Car ce qui fait la beauté du Québec d’abord et avant tout, c'est Nous!
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