Guerre en Ukraine

Paroles, des paroles, des paroles…

Nous en sommes là, messieurs les dirigeants, à vous de passer à l’action!

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Tribune libre


S’il fallait compter le nombre de menaces des pays membres de l’OTAN et de l’ONU envers la Russie depuis le début du conflit en Ukraine, nous atteindrions un nombre assez phénoménal. Quant aux sanctions économiques contre la Russie, force est de constater qu’elles n’ont pas réussi à stopper aucunement l’ardeur de Vladimir Poutine.

Encore récemment, les pays de l’OTAN, réunis à Bruxelles, ont promis d’aider davantage l’Ukraine pour faire face à l’armée russe mais ils veulent éviter toute escalade pouvant entraîner l’alliance atlantique dans une «guerre totale» contre la Russie. Pour sa part, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté une nouvelle résolution, non contraignante, qui «exige» de la Russie un arrêt immédiat» de son offensive militaire en Ukraine.

Toutefois, le ton est monté d’un cran contre la Russie de la part du président américain Joe Biden qui a déclaré que l’OTAN «répondra» si Moscou utilise des armes chimiques en Ukraine. Encore faut-il se demander de quelle façon l’OTAN répondra!

Il m’apparaît évident que la pierre angulaire de ce non-interventionnisme des alliés s’appuie sur l’imminence d’une escalade pouvant entraîner les membres de l’OTAN dans une guerre contre le Russie.

Par ailleurs, pendant ce temps-là, les Ukrainiens subissent les bombardements de l’armée russe à tous les jours, des centaines de milliers de morts, principalement des civils, femmes et enfants, jonchent le sol, et le quart de la population s’est exilé.

De son côté, le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, s’est adressé aux élus de plusieurs pays, dont les États-unis, le Canada, le Royaume-Uni, la France, et, à chaque occasion, les élus, d’un bond, se sont tous levés pour applaudir à tout rompre le président ukrainien qui les suppliait de lui venir en aide de toute urgence.

Les belles paroles, les sanctions, les applaudissements ne réussiront pas à stopper l’armée rouge. Il faut plus que cela. Il faut des armes bien sûr, mais il faut surtout des bras… Nous en sommes là, messieurs les dirigeants, à vous de passer à l’action!


Henri Marineau, Québec


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Henri Marineau1802 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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1 commentaire

  • Marc Labelle Répondre

    27 mars 2022


    Pour information, au 25 mars 2022, l’ONU dénombre 1 081 morts chez les civils.  C’est toujours trop, mais c’est peu comparé aux massacres des bombardements états-uniens de ces dernières années. 


    Quand les ukronazis se servent des civils comme boucliers humains, en se réfugiant notamment dans les écoles, les hôpitaux ou autres bâtiments publics, il y a malheureusement des victimes collatérales.