L’indépendance a un prix

Vigile compte sur vous

L’argent est le nerf de la guerre

La fonction paiement en ligne est rétablie !

Le hasard veut que les circonstances m’aient permis cette semaine de rappeler que nous sommes en guerre. Ou plutôt, que les fédéralistes sont en guerre contre nous. Les Québécois ne sont pas d’un naturel belliqueux – ils seraient plutôt pacifistes – et les fédéralistes le savent. En bons stratèges, ils exploitent cette caractéristique comme une faiblesse. Il faut toujours viser le défaut de la cuirasse, et ils ne se gênent pas pour le faire.
Face à cette agression de tous les instants qui se déroule essentiellement sur le terrain de l’information, les indépendantistes sont nettement désavantagés. Contrairement aux fédéralistes, ils ne contrôlent aucun média important. Et même un journal comme Le Devoir, à diffusion malgré tout assez restreinte, qui avait vocation à l’origine de défendre les intérêts des Québécois - souvenez-vous du OUI de Lise Bissonnette au dernier référendum - montre de plus en plus des signes d’essoufflement dans sa mission, quand il n’a pas tout simplement l’air de pactiser avec nos adversaires.
Au début des années 1970, Yves Michaud, Jacques Parizeau et René Lévesque avaient créé « Le Jour », un quotidien qui se définissait clairement comme indépendantiste, et Le Jour avait joué un rôle non négligeable dans la prise de conscience collective qui avait favorisé l’élection du Parti Québécois de René Lévesque en 1976.
Le Jour n’avait pas été en mesure de survivre, essentiellement pour des raisons financières, et avait cessé ses activités en 1978. Depuis lors, les indépendantistes doivent compter sur des voix qu’ils ne contrôlent pas pour faire passer leur message, alors que les fédéralistes sont parvenus de leur côté à mettre le grappin sur tous les médias.
Le portrait serait totalement noir si à partir de 1996, un homme seul mais animé d’une volonté de fer et d’une détermination sans faille, Bernard Frappier, n’avait pas profité des développements de la technologie pour créer un site d’information indépendantiste qui s’est progressivement imposé sur la toile, au point de devenir une référence obligée pour les preneurs de décision au Québec, comme l’a très candidement déclaré celui qui poursuit Vigile en diffamation devant les tribunaux.
Ce témoignage, non sollicité est-il nécessaire de le préciser, n’aurait guère d’intérêt s’il n’était pas régulièrement corroboré par les échos qui nous parviennent de l’Assemblée Nationale et même de certains médias qui trouvent avantage à reprendre certains de nos arguments.
Vigile est donc parvenu à occuper une petite place sur l’échiquier des médias au Québec, et il s’agit d’autant plus d’un exploit quand on sait le peu de moyens financiers qu’il a pour fonctionner. En effet, Vigile dépend entièrement du soutien populaire, c’est à dire de vos contributions.
Depuis le décès de son fondateur, Vigile vous a sollicités une fois, et nous remercions tous ceux qui nous ont fait parvenir leur chèque libellé au nom de la nouvelle entité juridique qui a pris en charge les activités de Vigile. Vous avez aussi été nombreux à nous signaler que vous préfériez faire vos contributions par la voie électronique, et cette fonction n’a pu être rétablie que jeudi de cette semaine.
Pour ceux d’entre vous qui se demanderaient pourquoi cela a pris autant de temps, sachez qu’il fallait d’abord obtenir les statuts de la nouvelle entreprise, ensuite ouvrir un nouveau compte de banque, et ceux qui sont familiers avec les nouvelles procédures savent combien elles sont élaborées, surtout lorsque dans notre cas il s’agit de la continuation des activités d’une personne décédée.
Ensuite, la nouvelle société a choisi de faire affaires avec Desjardins, et je suis au regret de vous rapporter que nous avons dû reprendre le processus à quatre reprises. Une fois pour ouvrir un compte, une fois pour nous enregistrer à ACCÈSD, une fois pour obtenir un numéro marchand, et enfin pour nous inscrire à leur système de paiements électroniques.
À peine avions-nous franchi une étape qu’on nous informait d’une nouvelle. Un univers bureaucratique kafkaïen où la main gauche ignore ce que fait la main droite, où les informations demandées par un service ne sont pas partagées avec les autres, même si tout ces renseignements sont informatisés.
C’est dans le cours de la dernière étape, lorsque nous sommes rendus compte que le délai serait encore assez long avant de pouvoir vous offrir le service, que nous nous sommes retournés vers Paypal et avons pu régler le cas en deux jours. Éventuellement, quand nous aurons franchi toutes les étapes du processus Desjardins, nous déciderons si nous continuons à utiliser les services de Paypal ou si nous vous offrons ceux de Desjardins.
Ceux qui nous ont promis leur contribution dès que nous offririons une fonction de paiement électronique sont donc invités à utiliser le guichet prévu à cet effet dans la rubrique Financement qui apparaît en haut à la droite de votre écran sur la page ouverture de Vigile.
Quant à ceux qui ne s’étaient pas manifestés, ils sont évidemment les bienvenus à nous faire parvenir leur contribution.
Richard Le Hir
Secrétaire trésorier
Société des Amis de Vigile


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1 commentaire

  • Archives de Vigile Répondre

    25 novembre 2012

    Monsieur Le Hir
    Au tout début de l'année 2013, je ferai parvenir ma contribution pour Vigile. Continuez votre bon travail avec vos textes toujours très intéressants!
    André Gignac 25 nov 12