Coalition avenir Québec

François Legault, capitaine Canada?

Le bunker de la CAQ

Tribune libre

S’il existe quelqu’un à qui François Legault n’aime pas être comparé, c’est bien à Jean Charest. Eh bien, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, en rajoute une couche en dépeignant son chef comme le meilleur capitaine Canada tout en affirmant qu’il est le mieux positionné pour défendre le Canada et bloquer un référendum sur l’indépendance du Québec.

Il n’en fallait pas davantage pour que François Legault rectifie le tir en déclarant qu’il préférait être qualifié de «capitaine Québec» à l’intérieur du Canada. «Je pense que ça prend un Capitaine Québec à l’intérieur du Canada et il faut que les Québécois comprennent qu’on peut défendre notre langue, qu’on peut défendre notre identité et demander des mesures stratégiques pour promouvoir le français».

L’auteur du budget de l’an 1 d’un Québec souverain dans une vie antérieure aura beau invoquer son nationalisme envers le Québec, force est de constater qu’il est continuellement confronté aux humeurs fédéralistes, notamment eu égard à la loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français.

Par ailleurs, dans l’éventualité où le Parti québécois prenait le pouvoir en 2026 et qu’il tenait un référendum sur la souveraineté du Québec, le premier ministre n’aurait d’autre choix que de se ranger dans le clan du «non», et de se retrouver de facto le capitaine Canada au Québec lors du premier mandat d’un éventuel gouvernement péquiste.

Le bunker de la CAQ

Il aura fallu que François Legault soit replié dans ses derniers retranchements par l’opposition pour qu’il décide de la fin du financement populaire de son parti. Une rencontre avec la ministre Guilbault moyennant 200 $ lors d’un cocktail de financement de la CAQ aura déclenché toute cette saga.

En corollaire, tout laisse à penser que le premier ministre n’a pas du tout apprécié certains commentaires de députés de l’opposition, notamment du député solidaire Vincent Marissal qui a subi l’affront d’être traité de «lanceur de bouette national» par François Legault en le croisant au Parlement.

Une attitude agressive, voire impulsive. qui s’attaque à la forme plutôt qu’au fond, et qui donne l’impression que le caucus caquiste s’est littéralement enfermé dans une mentalité de bunker.


Henri Marineau, Québec


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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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