On déplore l’augmentation du décrochage scolaire au Québec. Ce qu’on oublie, c’est à quel point on facilite la chose. Si tu laisses à quelqu’un la possibilité d’éviter un effort, il va l’éviter, surtout un jeune qui n'a pas encore développé la notion du travail soutenu pour atteindre un objectif à long terme, plutôt que de rechercher la gratification immédiate.
C'est pourquoi il faut recourir à des mesures contraignantes plutôt qu’incitatives dont on peut se sortir facilement.
On veut mettre fin sérieusement au décrochage scolaire? prenons les mesures énergiques qui s'imposent:
- Le jeune ne pourra quitter l’école tant qu’il n’aura pas obtenu son diplôme de secondaire 5. Qu’il le sache longtemps à l’avance, pour se visualiser encore sur les bancs d’école à 23 ans et pour se motiver.
- Déterminer un âge minimal pour rester à l’école, par exemple 18 ans. Avant cela, le jeune ne pourra abandonner les études pour aller sur le marché du travail à temps plein. Cela se fait déjà dans d'autres pays.
Plusieurs pays ont rendu l'école obligatoire jusqu'à 18 ans, ou s'en sont rapprochés, comme les Pays-Bas (jusqu'à 18 ans) et l'Ontario au Canada (jusqu'à 18 ans ou diplôme), tandis que la France a rendu la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans et le Luxembourg l'a portée à 18 ans en 2026.
Voici plus de détails sur certains de ces pays :
- L'obligation scolaire dure jusqu'à 18 ans, même si l'âge de début est de 5 ans.
- La scolarisation est obligatoire jusqu'à l'âge de 18 ans ou jusqu'à l'obtention d'un diplôme de fin d'études secondaires.
- C'est la durée la plus longue de l'enseignement obligatoire en Europe, de 3 à 18 ans, soit une période de 15 ans.
- La scolarité obligatoire a été prolongée de 16 à 18 ans, et cette mesure est entrée en vigueur en 2026.
Un autre problème réside dans le fait que le système scolaire est actuellement conçu pour favoriser les filles au détriment des garçons. On pense à ces jeunes filles studieuses, dociles, qui peuvent rester assises sans bouger et à prendre des notes pendant 8 heures. Leurs dispositions mentales naturelles sont tout à fait différentes des garçons, mais on ne le prend pas assez en considération.
Le psychologue scolaire réputé Égide Royer en a fait l’un de ses chevaux de bataille et propose ses solutions.
Cliquez ici: Entrevue avec Égide Royer
Les solutions pratiques et efficaces pour faire diminuer le décrochage scolaire existent. Mais qui aura le courage politique de les mettre en pratique?
Essayons-les pendant 5 ans pour voir ce que ça donne.
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