Un fonctionnaire fédéral congédié défendu par son syndicat

L'affaire Antoine Pich



Le fonctionnaire fédéral congédié parce qu'il a été candidat aux dernières élections québécoises, pourra compter sur son syndicat, l'Association des juristes de la Justice (AJJ), pour défendre sa cause.


Antoine Pich, notaire au ministère de la Justice, avait été congédié le 11 mai pour avoir omis d'obtenir une autorisation avant de devenir candidat de Québec solidaire, un parti souverainiste, lors des élections provinciales en mars dernier.
L'AJJ avait d'abord refusé de défendre M. Pich et c'est l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) qui avait montré un intérêt dans le dossier compte tenu de l'importance de cette affaire pour l'ensemble des fonctionnaires fédéraux.
L'AJJ s'est toutefois ravisée en fin de journée mercredi, expliquant qu'elle avait trouvé une personne pour prendre en charge le dossier.
Dans une lettre datée du 11 juillet dont le quotidien «Le Droit» a pris connaissance jeudi, le président de l'AJJ, Patrick Jetté, a écrit que le syndicat était désormais en mesure d'offrir à M. Pich des services de représentation.
«L'AJJ, nouvellement accréditée, est en cours de négociation de sa première convention collective, y est-il écrit. La procédure en ce qui a trait aux griefs n'est donc pas encore en vigueur. Toutefois, l'Association a engagé un agent de relations de travail depuis le 11 juin et est donc en mesure de vous assister dans vos démarches visant à ce que vos droits soient respectés par l'employeur et que vous soyez adéquatement représenté.»
Le vice-président de l'AFPC, Ed Cashman, a indiqué que son syndicat allait continuer à surveiller de près ce dossier puisqu'il risque d'avoir des répercussions importantes sur le droit des fonctionnaires à exercer des activités politiques.
C'est l'AFPC qui avait défendu et obtenu gain de cause dans l'affaire d'Edith Gendron, une fonctionnaire fédérale qui avait été congédiée pour ses convictions souverainistes, avant d'être réintégrée.
Mercredi, le député bloquiste de Gatineau, Richard Nadeau, a demandé au président du Conseil du Trésor, Vic Toews, d'ouvrir une enquête dans cette affaire de congédiement. M. Nadeau a estimé que le congédiement du fonctionnaire est excessif et inacceptable.


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