François Legault compte faire pression sur l'administration Trump pour que le Buy American Act soit revu

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« On ne peut pas parler de libre-échange et demander 70% de contenu local. »


QUÉBEC – Le premier ministre François Legault a bien l’intention, lors de sa visite officielle à Washington, en fin de semaine, de faire pression sur les autorités américaines, et même sur l’administration Trump directement, pour que le Buy American Act soit revu. 


M. Legault participe à la rencontre hivernale de la National Governors Association ce vendredi ainsi que samedi. 


«J’ai des rencontres individuelles prévues avec des gouverneurs, et une des choses que je veux faire valoir, c’est toute la question des contrats publics pour les trains, tramways, autobus. Actuellement, on a des usines au Québec qui sont à risque parce que le Buy America, et le Buy American Act exigent 70% de contenu [américain].» 


Lors de son séjour à Washington, François Legault doit en outre rencontrer le secrétaire d’État aux échanges commerciaux de l’administration Trump pour discuter de ce dossier. 


Selon lui, il s’agit d’une demande sur laquelle les provinces sont unanimes, ce qui revient à dire: «faut se rasseoir puis renégocier le Buy America et le Buy American Act». «Ça n’a pas de bon sens. On ne peut pas parler de libre-échange et demander 70% de contenu local», estime-t-il. 


Le premier ministre Legault soutient qu’il y a «une belle opportunité pour le Québec», qu’il y a peut-être des partenariats à faire étant donné entre autres que, dans le secteur du transport en commun, nous avons Bombardier et qu’«il n’y a pas de gros joueurs américains». 


M. Legault s'entretiendra également à Washington avec les premiers ministres des autres provinces canadiennes qui participeront aussi à la rencontre de la National Governors Association.




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