Venue des Kings à Québec

Les dindons de la farce

Et le BAPE?

Tribune libre

La venue des Kings de Los Angeles au Centre Vidéotron en octobre 2024, a déjà coûté, à ce jour, 2,5 millions sur une somme globale évaluée entre 5 et 7 millions $ pour financer l’évènement alors qu’à Salt Lake City, on vient de s’entendre avec l’équipe californienne pour qu’elle dispute un match préparatoire dix jours avant son passage au Centre Vidéotron, sans l’aide de l’État ni de la Ville.

Le Québec est bien reconnu pour foisonner de «bonnes gens», accueillants et généreux. Toutefois, les Québécois ne sont pas bonasses pour autant. La venue des Kings à Salt Lake City à coût nul vient jeter de l’huile sur le feu. La somme astronomique de quelque 7 millions $ pour la venue des mêmes Kings, et puisée dans les poches des contribuables, laisse croire que les Québécois se retrouvent encarcanés dans une «arnaque» qui les place dans une position où ils sont perçus comme les «dindons de la farce» en raison d’une décision gouvernementale pour le moins fort discutable.

Et le BAPE?

Il est maintenant reconnu par tous les experts que les batteries seront une composante clé des systèmes énergétiques du 21e siècle. Toutefois, comme tout grand projet, tel celui de Norhvolt, il véhicule des aspects positifs et des aspects négatifs.

Le «changement d’attitude» clamé par François Legault doit venir et du gouvernement et d’une population adéquatement informée. À cet effet, je suis d’avis que le gouvernement commet une erreur stratégique en faisant des passe-droits pour permettre à Northvolt d’échapper au processus du BAPE. En revanche, en permettant de comprendre tous les aspects du projet, l’ensemble de la population pourrait s’approprier le dossier, sans avoir l’impression que les gouvernants lui cachent des choses, une transparence qui m’apparaît un élément-clé en vue d’obtenir une éventuelle acceptabilité sociale.


Henri Marineau, Québec



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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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